CÉRÉMONIE DE REMISE DE
DIPLÔMES À LA 26E PROMOTION DE MÉDECINS
"Fêter
la venue dans le cercle très prisé des docteurs"
Le recteur de l'Université des
sciences de la santé (USS), le Pr André
Moussavou-Mouyama, a invité les jurys et autres
universitaires à célébrer les nouveaux médecins
de la cuvée 2007.
LES
nouveaux docteurs en médecine ont reçu, hier, en
matinée, dans la somptueuse salle des
conférences du Palais international des congrès
de la cité de la Démocratie, leurs certificats
provisoires de diplôme d'État en médecine. En
présence de Michel Essonghe, Haut-représentant
du président de la République, de Mme Georgette
Koko, représentant le Premier ministre, de
quelques membres du gouvernement, des membres
des corps diplomatique et constitués et des
organisations internationales.
La cérémonie s'est déroulée
en trois phases. Primo, les allocutions des
autorités universitaires d'Owendo.
Le premier de cordée, le
doyen de la Faculté de médecine et des sciences
de la santé (FMSS), le Pr Edouard Ngou Milama a
dit de Michel Essonghe en présidant cette
cérémonie, en lieu et place du chef de l'État,
il montre l'intérêt qu'il porte à l'Université
gabonaise. En outre, il a fait de la lutte
contre la pauvreté, de la protection de
l'environnement, de la formation, de la santé
des champs prioritaires de son action. A cause
de cela, il a la gratitude de la communauté
universitaire médicale en ce .qu'il se place au
coeur des problèmes de santé pour au moins deux
raisons principales. La première est lié à la
mutation du besoin de santé individuel et
collectif, à savoir l'homme avec son
environnement et ses problèmes existentiels. La
deuxième est liée à cette pensée d'un grand
Africain, feu le président Houphouët Boigny qui
a déclaré "un homme pauvre n'est ni libre, ni
en bonne santé".
C'est à partir de ce
pragmatisme et de la prise en compte globale des
problèmes de santé que l'USS a construit la
formation de ses étudiants. Et à propos de
formation, il à salué l'engagement de l'Exécutif
qui a offert aux praticiens
hospitalo-universitaires et aux étudiants en
médecine un Centre hositalo-universitaire (CHU)
sur le site de la FMSS. Il a également salué le
même Exécutif dont la préoccupation permanente
est l'affirmation du couple éducation-santé.
C'est la raison pour laquelle le Conseil
africain et malgache pour l'Enseignement
supérieur (Cames) et l'Office international des
palmes académiques (OIPA) ne se sont pas trompés
en décernant à Omar Bongo Ondimba une
distinction pour tout ce qu'il fait
spécifiquement pour l'Enseignement supérieur.
Au Premier ministre, il a
indiqué qu'en prenant l'engagement d'exécuter la
politique définie par le président de la
République dans la domaine l'éducation en
général et de l'enseignement supérieur en
particulier, il fait espérer les universitaires
et leur permet d'avoir foi.
Au ministre d'Etat, ministre
de la Santé, le doyen a apprécié la nouvelle
vision qu'elle a de conjuguer et d'harmoniser
ses efforts avec son collègue de l'Enseignement
supérieur et de la Recherche scientifique dans
le cadre spécifique de la formation et de
l'utilisation des personnels de santé. Ce projet
agrée aux ministres d Etat, ministre du Plan et
des Finances, lesquels mettent à disposition les
ressources matérielles et financières
d'accompagnement du programme éducationnel. Et
également au ministre de la Défense nationale
qui met à la disposition de la FMSS les
Professeurs agrégés militaires.
GRATITUDE • Au Pr Albert
Ondo-Ossa, il a dit qu'il est un universitaire
qui partage, avec ses collègues le langage
universel commun.
Le Pr Ngou-Milama a témoigné
sa gratitude à tous les partenaires, notamment
l'Organisation mondiale de la santé (OMS) pour
l'effort consenti récemment pour la
bibliothèque, la France pour le schéma directeur
de la recherche et la Belgique pour le Fonds de
soutien à la formation médicale.
Aux Professeurs venus
d'Afrique et d'Outre-Atlantique,il a dit qu'il
est heureux de les accueillir à Libreville, à
l'occasion du jury international des thèses de
médecine. Leur disponibilité véhicule un double
message: l'universalité et la solidarité
interuniversitaire qui magnifient les échanges
Nord-Sud et Sud Sud.
Parlant des résultats, le Pr
Ngou-Milama a indiqué qu'ils sont 16
sages-femmes avec 81 % de Gabonaises et 19%
d'autres nationalités, 14 techniciens supérieurs
de biologie médicale dont 100% de Gabonais, 13
techniciens supérieurs en anesthésie et
réanimation dont 100% de Gabonais et 36 médecins
dont 78% Gabonais et 19% d'autres nationalités
qui ont présenté et soumis leurs travaux à
l'examen rigoureux des jurys local et
international constitués à cet effet.
Pour l'orateur, la FMSS est
ouverte sur le monde et la présence des
étudiants des pays frères africains constitue un
label. Et pour former des professionnels et
chercheurs dans un siècle d'exigences et de
compétition, leur permettre "d'arpenter
la montagne science"; de surmonter
les nouveaux défis des maladies émergentes et
réémergentes et offrir un service de qualité à
la société, il faut avoir de bons outils.
DOLÉANCES. Il a saisi
cette occasion pour égrener des doléances : les
projets de spécialisation des médecins et la
formation des formateurs, de soutien des
conventions universitaires et LMD, macchabées,
de construction des structures des sections
techniciens supérieurs de biologie médicale,
sages-femmes et soins infirmiers et bien
d'autres.
Aux collègues, il a demandé
d'être de vrais universitaires, c'est-à-dire
ceux qui ne sont pas agacés par le bon exemple,
ceux qui recherchent la vérité profonde,
l'action durable, pérenne, et non superficielle.
Aux étudiants, il a précisé
qu'apprendre fait comprendre aux gens à quel
point ils sont ignorants. C'est la l'essence de
l'humilité, de la remise sans cesse en question
et de la quête du professionnalisme.
Le recteur de l'USS, le Pr
André Moussavou-Mouyama, à l'instar du doyen a
rendu un hommage au président de la République
qui a beaucoup oeuvré pour la création de
l'Université gabonaise et qui n'a de cesse de
ménager ses efforts pour renforcer les capacités
afin que l'Université réponde aux standards
internationaux et qu'elle soit au coeur du
développement du pays. Pour lui, la construction
du CHU est l'un des derniers actes qui
participent de cet accompagnement soutenu du
politique a l'aventure glorieuse des études de
médecine au Gabon.
Si l'Université gabonaise est
heureuse d'offrir au pays une cuvée de 36
médecins de bon cru, l'important pour André
Mousavou-Mouyama, c'est de regarder l'avenir. Et
de crédibiliser le métier de docteur.
Ce qu'a reconnu le Pr André
Gouaze qui a affirmé que la médecine est plus
qu'un métier, c'est une vocation, un sacerdoce.
Le médecin doit être un humaniste, c'est-à-dire
qu'il doit aimer et écouter le patient. Car le
médecin est le premier médicament du patient, à
travers son discours, son attitude et son
sourire qui vient du coeur.
Le Pr Gombé Mbalawa, en
prodiguant des conseils aux nouveaux docteurs en
médecine, a déclaré que leur formation - qui
vient d'être sanctionnée par l'obtention d'un
doctorat en médecine - sera importante s'ils
comprennent qu'ils ont acquis des savoirs
savants, des savoir-faire et des savoir-être.
Que chacun d'eux est un trait de l'humanisme.
Signalons que le lauréat de
cette 26e promotion de médecins est Kévin Cédric
Dyatta Mayombo.