Pour moi quoi...
VOILA une belle illustration
de la méthode que notre "présida" voudrait voir
adopter par les ministres : "j'ai dit, j'ai
fait". La ministre des tas à la Santé avait,
comme le rappelait hier mon Premier grand
quotidien, annoncé il y a huit jours la
sortie prochaine de quatre-cents
infimers-assistants. Aussitôt dit, aussitôt
fait: c'est une belle journée dont on a vu
avant-hier chacun des membres prendre son
attestation pour aller servir dans nos villages.
Servir dans nos villages ?
Ça, c'est la question qui, depuis, me
turlupine, quoi. Est-ce que les infirmières
bien "poncées" que j'ai vues là vont
accepter de quitter Libreville-les merveilles
et migrer vers nos campagnes au charme incertain
? Le pari pris par l'Etat sur ce coup là n'est
pas mince.
C'est vrai, la ministre d'Etat
prononcé les mots qu'il fallait. Dans
notre doux pays là, trouver du boulot n'est
pas quelque chose qui va de soi. Or, l'Etat
vient de se décarcasser pour préserver
tous ces jeunes des affres du chômage
(ouais, je pompe désormais le même français que
Jacky-Mille-Encyclopédies). Il ne faut donc pas
décevoir le même Etat.
D'ailleurs, c'est cela être
fonctionnaire: servir là où les devoir appelle
ce dernier. Sauf que cette évidence-là ne semble
pas l'être aux yeux de tous. N'est-ce pas le
petit -frère du neveu du cousin de la tante de
ma "bonamie" c'est-à-dire mon propre "mougoye";
me racontait hier le refus qu'avait opposé aux
autorités un pote à lui au sujet de son
affectation dans l'arrière-pays ?
Mal lui en a pris, le
ministre en fonction à l'époque ayant décidé que
son salaire soit coupé. Mais il y a des< petits
malins qui prennent juste leur service avant de
s'inscrire aux abonnés absents. On les voit
alors dans la capitale user de mille acrobaties
pour obtenir une autre affectation pendant que
nos pôvres oncles au village désespèrent de les
revoir.
Autant dire qu'ici la carotte
ne suffira pas. Il faudra aussi menacer de
sortir le bâton, quoi ...
... Makaya