CONTENTIEUX POST-ÉLECTORAL
Gaston
Mindougani reçoit le soutien de Casbo
Le candidat du CLR, dont
élection a été invalidée par la Cour
constitutionnelle n'est pas un homme seul. Les
membres de l'association dont il est du reste le
président lui ont fait part de ce qu'ils
l'accompagneront aux partielle dans le 2ème
siège du département de la Lolo-Bouenguidi.
ALORS
QU'UN petit groupe de ses partisans, soupçonné à
raison d'être à la solde des barons PDG de la
province, a décidé de faire défection pour se
rallier à la cause du candidat du Parti
démocratique gabonais (PDG), au 2ème siège du
département de la Lolo-Bouenguidi, le candidat
du Cercle des libéraux réformateurs, Gaston
Midoungani, continue malgré tout de recevoir des
lettres d'encouragements et déclarations de
soutien à sa prochaine candidature.
A l'image de la démarche
entreprise par les membres du Casbo, dont l'élu
malheureux du 2ème siège de la Lolo-Bouenguidi
est encore le président actif. Le soutien de
cette structure associative, forte de quelques
deux cent cinquante (250) associations affiliées
à travers les neuf pro-* vinces du pays, va à
coup sûr, ragaillardir son ,président, lequel,
d'ailleurs, n'avait pas jugé utile de faire
appel à son artillerie lourde lors de la
dernière législative de novembre. Mais cette
fois, c'est chose faite et de manière
officielle.
CLIMAT DÉLÉTÈRE. Déjà en
2005, lors des dernières élections
présidentielles, le Casbo et son président,
Gaston Midoungani, s'étaient illustrés, de
manière remarquable, sur le terrain, en donnant
au candidat de la majorité présidentielle, Omar
Bongo Ondimba, une majorité confortable,
synonyme de victoire finale. A ce moment là, la
majorité était unie et solidaire. Mais
aujourd'hui , qu'est-ce qui peut bien justifier
ce climat délétère, entretenu par certains poids
lourds de l'Ogooué-Lolo à l'endroit d'un allier,
qui n'est autre qu'un de leur fils, cadre de la
même province. On le voit aisément... que la
brutalité de la méthode opérée laisse croire que
ces insatiables du pouvoir ne sont pas prêts a
laisser la main à une nouvelle classe d'hommes
politiques du pays.
Et c'est à juste titre, que
le porte-parole du Casbo, Thibaut Obame Nguéma,
qui ne voit dans la sortie récente d'un des
leurs, qu'une manoeuvre de mauvais goût,
orchestrée par une très haute personnalité
politique de la province, laquelle, ne saurait
ébranler le dynamisme et la détermination de
Gaston Midoungani.
En dénonçant de manière aussi
formelle, que le candidat CLR n'a jamais désigné
de directeur de campagne, au 2ème siège du
département de la Lolo-Bouenguidi, le
porte-parole du Casbo n'a fait que corroborer
les propos du candidat, qui s'est longuement
prononcé sur la question, hier, sur les antennes
de la 2ème chaîne de télévision nationale.
Aussi, conscient de ce que
leurs adversaires s'organisent pour procéder au
toilettage des listes électorales, l'orateur les
a pointés d'un doigt accusateur et rendu
responsables sur les risques liés à cette
pratique qui relève d'un autre âge. « Le
Casbo sera présent à Koulamoutou et nous
remporterons le scrutin, c'est une certitude
» soutient avec force Thibaut Obame Nguéma, non
sans rassurer l'ensemble des sympathisants, amis
et autres personnes acquises à la cause du
candidat du 2ème siège du département, de leur
totale détermination à aller au combat, de
manière à prouver à ces faucons, renards et
serpents venimeux qu'ils n'ont pas le monopole
de la légitimité dans la province de l'Ogooué-Lolo.
Reste que le combat entre adversaires de la
majorité présidentielle au 2ème siège du
département de la Lolo-Bouenguidi s'annonce
d'ores et déjà très disputé.
Rappelons crue Gaston
Midoungani qui a pris part aux élections
législatives de décembre 2006 avait été déclaré
élu à l'issue de ce scrutin. Avant de voir son
élection invalidée par la Cour constitutionnelle
le 21 mars dernier.
Laquelle s'explique du fait
que le procès-verbal du bureau de vote de
Pangani n'avait pas été établi au sortir du
dépouillement, mais un peu plus tard au siège de
la Commission départementale électorale. Les
résultats dudit bureau de vote ayant été retirés
du décompte final par la haute juridiction, il
en a résulté, après le nouveau décompte, la
perte de l'avance que Gaston Midoungani avait
par rapport à ses adversaires.
On notera du reste que dans
ce siège, les écarts de voix divergent entre les
résultats donnes par le ministère de l'Intérieur
et ceux de la Cour constitutionnelle.