Pour moi quoi...
Moi, Makaya, je me demande où
ça va s'arrêter. Je veux parler, ou plutôt
revenir sur ces invalidations que prononce, jour
après jour, la Cour constutu... constuti...
constitutionnelle (ouf !). J'ai vu hier dans mon
Premier grand quotidien qu'on en était à quinze.
Ç'a veut dire qu'au compte actuel, un siège sur
huit sera le théâtre d'une nouvelle élection,
quoi.
Ç'a fait beaucoup. Et ça nous
fait surtout une belle jambe! Ouais, parce que
moi, Makaya, j'en viens sérieusement à me
demander en quoi nous avons avancé. Bien sûr, on
peut se féliciter de ce que la Cour confonde
tous ces gens qui ont voulu passer en force ou
dans le "bouya bouya ". Mais faire deux fois et
sur le même siège la même élection, est-ce que
c'est vraiment ce qu`on recherche ?
Au contraire, c'est notre
système électoral qui perd une bonne part de son
crédit. L'autre jour, je suis tombé sur un
'papier" écrit par un journaleux qui semble se
délecter de nos travers. "Turpitudes de nos
hommes poli tiques" est l'expression qu'il a
employée. Il avait assisté une audience de la
Cour et avait entendu le chapelet de griefs
égrené à cette occasion par tous ceux qui y
avaient déposé des requêtes.
Les mauvaises habitudes se
sont donc enracinées dans notre Gabon d'abord là
qui montrent que pour gagner un vote, des
candidats sont prêts à tout Et qu'à différents
niveaux, ils peuvent trou ver des complicités,
actives ou passives, pour parvenir à leurs fins!
Et dire que le "gouvrement"
pensait pouvoir réaliser des économies en
faisant adopter le principe d'un seul tour de "scritin"
! Là, il faudra sortir à nouveau un bon petit,
paquet de "miang"; le scénario étant même plus
compliqué que s'il fallait organiser un second
tour pour régler un simple cas de ballottage. Le
serpent qui se mord la queue, je crois que c'est
bien comme ça qu'on ; appelle cette
situation-là.
Est-ce que celle-ci va
interpeller nos autorités ? Question à mille
dôlés, quoi ...
... Makaya