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Le quotidien l'Union du 29 Mars 2007

 

ÉVACUATIONS SANITAIRES VERS LA FRANCE

L'État en négociation avec un nouveau prestataire

La société retenue après une série de sélections, Nazounki, a été invitée par le gouvernement, par l'entremise du ministère de la Santé, pour décliner son offre détaillée de services avant la signature (probable) d'une convention de partenariat définitif.

Si les négociations en cours vont à leur terme et sont jugées concluantes par le ministère de la Santé publique, représentant le gouvernement, la société spécialisée dans la gestion des évacuations sanitaires Nazounki pourrait se voir confier prochainement la gestion des évacués sanitaires gabonais en direction de la France. Celle-ci remplacerait la société Medi France dont le contrat a été rompu par l'État gabonais.

Sur invitation du gouvernement et à la faveur d'une séance de travail tenue vendredi dernier à la direction générale de la Santé, ses dirigeants sont venus présenter leur offre détaillée de services et la particularité de leur structure aux professionnels de la santé.

"Toute la logistique autour d'un patient, c'est-à-dire à l'accueil à l'aéroport, l'orientation, le placement, le suivi médical, les services annexes, nous l'assurons entièrement, contrairement aux autres sociétés prestataires qui sont plutôt spécialisés dans un domaine. Plusieurs pays nous ont ainsi contactés pour bénéficier de nos services (NDLR: Burkina Faso, Mauritanie, Mali, Cameroun, Sultanat d'Oman, Koweït, ...). Des 150000 patients que nous avons suivis jusqu'à ce jour, aucune plainte n'a été enregistrée; bien au contraire. C'est ce qui a fait, entre autres notre succès", a plaidé le Dr Sayave Gnounou, président du comité médical et responsable de cette société.

Et d'ajouter que les premiers contacts avec le gouvernement ont été initiés par les responsables de l'ambassade du Gabon en France. Au vu de l'excellent suivi dont bénéficiaient plusieurs patients africains, ceux-ci ont souhaité que nos compatriotes puissent jouir des mêmes prestations. Contacté, le ministère de la Santé a dépêché, à deux reprises, une équipe d'experts pour apprécier la qualité des services offerts par les différentes sociétés opérant dans l'Hexagone. Après diverses consultations et une sélection minutieuse, le gouvernement a finalement décidé d'ouvrir des négociations avec la société Nazounki pour discuter des termes d'une convention de partenariat.

"Plusieurs missions d'expertise pour l'identification et le choix du partenaire ont été effectuées par des fonctionnaires du ministère de la Santé et de celui des Finances. Cela répondait avant tout à une urgence. Depuis la rupture du contrat avec la société Medi France, qui s'occupait de nos malades évacués, ces derniers étaient pratiquement à l'abandon. Il nous fallait donc dans l'urgence trouver une société pour la suppléer. D'où ces missions d'explorations, d'études et de sélection" a précisé Jean-François Libadi, directeur général adjoint chargé de la Réglementation et de la qualité des soins.

TRANSPARENCE. Il faut rappeler que l'État était lié depuis 2003 (et ce jusqu'en 2005) par une convention de partenariat avec la société française Medi France dans la gestion des évacués sanitaires gabonais. Un partenariat vite grisé par des réclamations jugées douteuses du prestataire français, qui revendiquait des centaines de millions de francs à l'État.

Comme le souligne le Dr Libadi, "'il y avait trop d'opacité et pas sent de transparence dans la comptabilité qu'ils nous faisaient parvenir L'Etat a dû donc mettre fin à ce contrat".

La société Nazounki qui propose des services aux coûts raisonnables et bien moins onéreux que ses concurrents à l'État devra donc offrir toutes les garanties de transparence et surtout d'efficacité dans le traitement des malades.

Cette société créée en 2001 regroupe autour d'elle, nous assure son responsable, de nombreux spécialistes et professeurs dans les domaines de la médecine, qui tentent de faciliter l'accès aux soins médicaux occidentaux aux personnes des pays en voie de développement.

"Avant, les patients de nos pays étaient envoyés dans les hôpitaux en Europe et aux États Unis de façon anonyme .Isolés et ne parlant parfois pas la langue, ils attendaient que leurs maux ne soient identifiés et qu'ils ne soient envoyés dans les bons services et pris en charge par un spécialiste", a appuyé le fondateur d de ce nouveau concept de prise en charge des malades.

Source : Journal L'Union Plus du 29 Mars 2007

 



   

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