ÉVACUATIONS SANITAIRES VERS LA
FRANCE
L'État
en négociation avec un nouveau prestataire
La société retenue après une
série de sélections, Nazounki, a été invitée par
le gouvernement, par l'entremise du ministère de
la Santé, pour décliner son offre détaillée de
services avant la signature (probable) d'une
convention de partenariat définitif.
Si les négociations en cours
vont à leur terme et sont jugées concluantes par
le ministère de la Santé publique, représentant
le gouvernement, la société spécialisée dans la
gestion des évacuations sanitaires Nazounki
pourrait se voir confier prochainement la
gestion des évacués sanitaires gabonais en
direction de la France. Celle-ci remplacerait la
société Medi France dont le contrat a été rompu
par l'État gabonais.
Sur invitation du
gouvernement et à la faveur d'une séance de
travail tenue vendredi dernier à la direction
générale de la Santé, ses dirigeants sont venus
présenter leur offre détaillée de services et la
particularité de leur structure aux
professionnels de la santé.
"Toute la logistique autour
d'un patient, c'est-à-dire à l'accueil à
l'aéroport, l'orientation, le placement, le
suivi médical, les services annexes, nous
l'assurons entièrement, contrairement aux autres
sociétés prestataires qui sont plutôt
spécialisés dans un domaine. Plusieurs pays nous
ont ainsi contactés pour bénéficier de nos
services (NDLR: Burkina Faso, Mauritanie, Mali,
Cameroun, Sultanat d'Oman, Koweït, ...). Des
150000 patients que nous avons suivis jusqu'à ce
jour, aucune plainte n'a été enregistrée; bien
au contraire. C'est ce qui a fait, entre autres
notre succès", a plaidé le Dr Sayave Gnounou,
président du comité médical et responsable de
cette société.
Et d'ajouter que les premiers
contacts avec le gouvernement ont été initiés
par les responsables de l'ambassade du Gabon en
France. Au vu de l'excellent suivi dont
bénéficiaient plusieurs patients africains,
ceux-ci ont souhaité que nos compatriotes
puissent jouir des mêmes prestations. Contacté,
le ministère de la Santé a dépêché, à deux
reprises, une équipe d'experts pour apprécier la
qualité des services offerts par les différentes
sociétés opérant dans l'Hexagone. Après diverses
consultations et une sélection minutieuse, le
gouvernement a finalement décidé d'ouvrir des
négociations avec la société Nazounki pour
discuter des termes d'une convention de
partenariat.
"Plusieurs missions
d'expertise pour l'identification et le choix du
partenaire ont été effectuées par des
fonctionnaires du ministère de la Santé et de
celui des Finances. Cela répondait avant tout à
une urgence. Depuis la rupture du contrat avec
la société Medi France, qui s'occupait de nos
malades évacués, ces derniers étaient
pratiquement à l'abandon. Il nous fallait donc
dans l'urgence trouver une société pour la
suppléer. D'où ces missions d'explorations,
d'études et de sélection" a précisé
Jean-François Libadi, directeur général adjoint
chargé de la Réglementation et de la qualité des
soins.
TRANSPARENCE. Il faut
rappeler que l'État était lié depuis 2003
(et ce jusqu'en 2005) par une convention
de partenariat avec la société française Medi
France dans la gestion des évacués sanitaires
gabonais. Un partenariat vite grisé par des
réclamations jugées douteuses du prestataire
français, qui revendiquait des centaines de
millions de francs à l'État.
Comme le souligne le Dr
Libadi, "'il y avait trop d'opacité et pas
sent de transparence dans la comptabilité qu'ils
nous faisaient parvenir L'Etat a dû donc mettre
fin à ce contrat".
La société Nazounki qui
propose des services aux coûts raisonnables et
bien moins onéreux que ses concurrents à l'État
devra donc offrir toutes les garanties de
transparence et surtout d'efficacité dans le
traitement des malades.
Cette société créée en 2001
regroupe autour d'elle, nous assure son
responsable, de nombreux spécialistes et
professeurs dans les domaines de la médecine,
qui tentent de faciliter l'accès aux soins
médicaux occidentaux aux personnes des pays en
voie de développement.
"Avant, les patients de nos
pays étaient envoyés dans les hôpitaux en Europe
et aux États Unis de façon anonyme .Isolés et ne
parlant parfois pas la langue, ils attendaient
que leurs maux ne soient identifiés et qu'ils ne
soient envoyés dans les bons services et pris en
charge par un spécialiste", a appuyé le
fondateur d de ce nouveau concept de prise en
charge des malades.