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Le quotidien l'Union du 29 Mars 2007

 

VIE DES SYNDICATS/AU SUJET DE LA CAISSE NATIONALE D'ASSURANCE MALADIE

Les syndicats inquiets des basses manoeuvres

Après les dénonciations du Syndicat national des travailleurs du secteur social (Synatrass), le tour est revenu au Syndicat national des professionnels de la santé (Synaps) et à la Confédération gabonaise du travail Force libre (CGT-FL) de dénoncer les sourdines manoeuvres autour de ce projet.

IL y a trois ans, se tenaient les états généraux de la santé dans notre pays. Après l'annonce de la création de la Caisse nationale d'assurance maladie (CNAM) il y a un peu plus d'un an par le Premier ministre Jean Eyeghé Ndong, lors de son discours de politique générale au Parlement en 2006, beaucoup avait accueilli avec soulagement cette décision salutaire, notamment lors de la publication récente de l'ordonnance portant création de la CNAM.

Aujourd'hui, un constat semble être fait, celui de la difficulté d'applicabilité de celte nouvelle mesure sociale, qui s'inscrit pourtant dans le cadre du projet de société "les Actes pour le Gabon" du président de la République. Un constat qui ne laisse pas indifférents les partenaires sociaux.

Après le Synatrass, le tour est revenu à deux autres syndicats de sortir du silence. Il s'agit du Syndicat national des personnels de santé (Synaps) et de la CGT-FL, qui s'insurgent contre les tentatives visant à contrer ce merveilleux outil mis en place par le chef de l'Etat pour la santé de tous les Gabonais.

Si le Synaps se félicite du décret créant le CNAM, suivi immédiatement de celui qui nommait les responsables de cette nouvelle structure longtemps attendue des citoyens, son secrétaire général, jean Mouengofou Koumba, s'étonne du silence sur ce dossier, au point de se demander ce qui se passe réellement.

Convaincue de l'a magnanimité et de l'amour du président de la République pour son peuple, la CGT-FL dénonce la volonté de certains hommes politiques de remettre en cause la politique sociale du chef de l'Etat à travers la CNAM. "Cherchant à tuer son action sociale, ces Gabonais, vivant souvent aux alentour du chef de l'Etat, ne peuvent pas comprendre l'amour du président de la République pour ses concitoyens, car ils nourrissent des velléités égoïstes, conduisant ainsi inévitablement à douter de nos gouvernants"; a dit Etienne Moussavou, secrétaire général de cette unité syndicale.

La chose semble être prise au sérieux au point où le Synaps appelle les compatriotes à la vigilance, et la CGT-FL demande au vice- Premier ministre, en charge des Affaires sociales, Louis Gaston Mayila, de convoquer une conférence ou un séminaire d'explication sur la quintessence de la CNAM, en partenariat avec la société civile. De son côté, la CGT-FL se propose d'organiser dans les tout prochains jours, une campagne de sensibilisation, pour expliquer et soutenir le bien-fondé de cette caisse.

Source : Journal L'Union Plus du 29 Mars 2007

 



   

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