VIE DES SYNDICATS/AU SUJET DE
LA CAISSE NATIONALE D'ASSURANCE MALADIE
Les
syndicats inquiets des basses manoeuvres
Après les dénonciations du
Syndicat national des travailleurs du secteur
social (Synatrass), le tour est revenu au
Syndicat national des professionnels de la santé
(Synaps) et à la Confédération gabonaise du
travail Force libre (CGT-FL) de dénoncer les
sourdines manoeuvres autour de ce projet.
IL
y a trois ans, se tenaient les états généraux de
la santé dans notre pays. Après l'annonce de la
création de la Caisse nationale d'assurance
maladie (CNAM) il y a un peu plus d'un an par le
Premier ministre Jean Eyeghé Ndong, lors de son
discours de politique générale au Parlement en
2006, beaucoup avait accueilli avec soulagement
cette décision salutaire, notamment lors de la
publication récente de l'ordonnance portant
création de la CNAM.
Aujourd'hui, un constat
semble être fait, celui de la difficulté
d'applicabilité de celte nouvelle mesure
sociale, qui s'inscrit pourtant dans le cadre du
projet de société "les Actes pour le Gabon" du
président de la République. Un constat qui ne
laisse pas indifférents les partenaires sociaux.
Après le Synatrass, le tour
est revenu à deux autres syndicats de sortir du
silence. Il s'agit du Syndicat national des
personnels de santé (Synaps) et de la CGT-FL,
qui s'insurgent contre les tentatives visant à
contrer ce merveilleux outil mis en place par le
chef de l'Etat pour la santé de tous les
Gabonais.
Si le Synaps se félicite du
décret créant le CNAM, suivi immédiatement de
celui qui nommait les responsables de cette
nouvelle structure longtemps attendue des
citoyens, son secrétaire général, jean
Mouengofou Koumba, s'étonne du silence sur ce
dossier, au point de se demander ce qui se passe
réellement.
Convaincue de l'a magnanimité
et de l'amour du président de la République pour
son peuple, la CGT-FL dénonce la volonté de
certains hommes politiques de remettre en cause
la politique sociale du chef de l'Etat à travers
la CNAM. "Cherchant à tuer son action
sociale, ces Gabonais, vivant souvent aux
alentour du chef de l'Etat, ne peuvent
pas comprendre l'amour du président de la
République pour ses concitoyens, car ils
nourrissent des velléités égoïstes, conduisant
ainsi inévitablement à douter de nos
gouvernants"; a dit Etienne Moussavou,
secrétaire général de cette unité syndicale.
La chose semble être prise au
sérieux au point où le Synaps appelle les
compatriotes à la vigilance, et la CGT-FL
demande au vice- Premier ministre, en charge des
Affaires sociales, Louis Gaston Mayila, de
convoquer une conférence ou un séminaire
d'explication sur la quintessence de la CNAM, en
partenariat avec la société civile. De son côté,
la CGT-FL se propose d'organiser dans les tout
prochains jours, une campagne de
sensibilisation, pour expliquer et soutenir le
bien-fondé de cette caisse.