MÉDECINE TRADITIONNELLE ET
PHARMACOPÉE E NATIONALE
Pour une
valorisation de la tradi-thérapie
La semaine du
thérapeute permettra de faire comprendre aux
pouvoirs publics l'utilité des médecins
traditionnels et la nécessité d'une
collaboration avec les médecins modernes.
HIER,
à l'Hôtel consulaire de Libreville,
l'Association nationale des thérapeutes du Gabon
(ANTG) a célébré le 16ersnniversaire de sa
création. En présence de nombreuses
personnalités des sciences exactes et des écoles
des mystères.
Le maire de la 4e
circonscription administrative de la capitale
politique, Félix Adandé Rapontchombo, a rendu un
hommage mérité à l'ANTG pour le parcours et les
succès accomplis à ce jour. Pour lui, cette
association mène une intense activité et un
dévouement des plus louables au développement de
la santé par la médecine traditionnel.
"L'homme ne cessera
d'apprendre" a-t-il affirmé. Pour dire que
les vertus de la médecine traditionnelle sont
connues de tous et les effets positifs
enregistrés autorisent les praticiens à
persévérer. Car, a-t-il indiqué, il est connu de
tous que c'est grâce à cette médecine crue le
monde sera sauvé. En éradiquant les grands
fléaux qui attaquent l'humanité. Il a également
demandé aux tradithérapeutes de revisiter le
passe, vivre le présent et dégager des
perspectives pour le futur. Parce qu'un
anniversaire est fait pour cela.
Félix Adandé Rapontchombo a
émis le souhait de voir la semaine du thérapeute
être couronnée de succès.
Le président national de l'ANTG,
Michel T. F. Ovenga, entouré par son
vice-président, le Dr Ebbo, et bien d'autres
thérapeutes, a déclaré que 16 ans dans la vie
d'une association est un événement qu'il
convient de célébrer avec faste. Même s'il doit
interpeller tous les tradi-thérapeutes à se
remettre chaque jour en question. A cause de ce
que dans le pays, on les assimile aux
charlatans. Parce qu'on ignore que le rôle et le
devoir de la médecine traditionnelle sont de
sauver des vies par la mise en pratique des
connaissances que les ancêtres et les
recherches ont léguées à la postérité. "Nous
ne devons jamais oeuvrer pour ôter la vie que
Dieu a placée en chacun des hommes"; a-t-il
dit à l'endroit de ses collègues, qu'il a
invités à plus de rigueur et de sérieux au
travail, car ce sont ces qualités qui feront
qu'on les valorise.
CONSIDERATION• S'il
est vrai que l'Organisation mondiale de la
santé (OMS) reconnaît qu'en Afrique, plus de 85%
des populations ont recours aux tradipraticiens
avant de consulter les médecins modernes, a
signalé le président national de l'ANTG,
l'appel incessant des "Nganga" envers les
autorités politiques et administratives est de
faire en sorte que la médecine traditionnelle
soit prise en considération.
Il a demandé à la présente législature de se
pencher sur ce secteur victime de préjugés, afin
qu'elle prenne des lois portant protection des
activités des tradi-thérapeutes. "En plus des
lois, il y a lieu d’intégrer la médecine
traditionnelle les soins de santé publique";
a-t-il souhaité. Parce crue, selon lui, ces deux
domaines, loin de s'opposer, poursuivent un même
et unique objectif : procurer la santé à
l'homme. "Alors, pourquoi créer des barrières
inutiles entres ces deux approches ?";
s'est-il interrogé.
Dans la perspective d'une
plus grande efficacité, les tradipraticiens
pensent qu'il est plus que jamais nécessaire que
l'Etat octroie à l'ANTG la dotation de l'OMS qui
lui permettra d'accentuer ses recherches sur la
lutte contre la pandémie du VIH-Sida. Ils ont
également émis le souhait d avoir une place au
sein du Conseil économique et social (CES) et
l'acquisition d'un pavillon au Centre
hospitalier de Libreville (CHL). Ce qui leur
permettra, aux cotes des éminents médecins, de
soulager de nombreux malades, ainsi que cela se
fait dans certains pays d'Afrique au sud du
Sahara, notamment au Sénégal et dans les pays
d'Asie tels que la Chine.
"En soufflant les 16 bougies,
ayons en tête que nous le faisons pour que la
médecine traditionnelle confirme sa place de
choix dans notre pays", a conclu Michel T.
F. Ovenga.