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Le quotidien l'Union du 27 Mars 2007

 

MÉDECINE TRADITIONNELLE ET PHARMACOPÉE E NATIONALE

Pour une valorisation de la tradi-thérapie

La semaine du thérapeute permettra de faire comprendre aux pouvoirs publics l'utilité des médecins traditionnels et la nécessité d'une collaboration avec les médecins modernes.

HIER, à l'Hôtel consulaire de Libreville, l'Association nationale des thérapeutes du Gabon (ANTG) a célébré le 16ersnniversaire de sa création. En présence de nombreuses personnalités des sciences exactes et des écoles des mystères.

Le maire de la 4e circonscription administrative de la capitale politique, Félix Adandé Rapontchombo, a rendu un hommage mérité à l'ANTG pour le parcours et les succès accomplis à ce jour. Pour lui, cette association mène une intense activité et un dévouement des plus louables au développement de la santé par la médecine traditionnel.

"L'homme ne cessera d'apprendre" a-t-il affirmé. Pour dire que les vertus de la médecine traditionnelle sont connues de tous et les effets positifs enregistrés autorisent les praticiens à persévérer. Car, a-t-il indiqué, il est connu de tous que c'est grâce à cette médecine crue le monde sera sauvé. En éradiquant les grands fléaux qui attaquent l'humanité. Il a également demandé aux tradithérapeutes de revisiter le passe, vivre le présent et dégager des perspectives pour le futur. Parce qu'un anniversaire est fait pour cela.

Félix Adandé Rapontchombo a émis le souhait de voir la semaine du thérapeute être couronnée de succès.

Le président national de l'ANTG, Michel T. F. Ovenga, entouré par son vice-président, le Dr Ebbo, et bien d'autres thérapeutes, a déclaré que 16 ans dans la vie d'une association est un événement qu'il convient de célébrer avec faste. Même s'il doit interpeller tous les tradi-thérapeutes à se remettre chaque jour en question. A cause de ce que dans le pays, on les assimile aux charlatans. Parce qu'on ignore que le rôle et le devoir de la médecine traditionnelle sont de sauver des vies par la mise en pratique des connaissances que les ancêtres et les recherches ont léguées à la postérité. "Nous ne devons jamais oeuvrer pour ôter la vie que Dieu a placée en chacun des hommes"; a-t-il dit à l'endroit de ses collègues, qu'il a invités à plus de rigueur et de sérieux au travail, car ce sont ces qualités qui feront qu'on les valorise.

CONSIDERATION• S'il est vrai que l'Organisation mondiale de la santé (OMS) reconnaît qu'en Afrique, plus de 85% des populations ont recours aux tradipraticiens avant de consulter les médecins modernes, a signalé le président national de l'ANTG, l'appel incessant des "Nganga" envers les autorités politiques et administratives est de faire en sorte que la médecine traditionnelle

soit prise en considération. Il a demandé à la présente législature de se pencher sur ce secteur victime de préjugés, afin qu'elle prenne des lois portant protection des activités des tradi-thérapeutes. "En plus des lois, il y a lieu d’intégrer la médecine traditionnelle les soins de santé publique"; a-t-il souhaité. Parce crue, selon lui, ces deux domaines, loin de s'opposer, poursuivent un même et unique objectif : procurer la santé à l'homme. "Alors, pourquoi créer des barrières inutiles entres ces deux approches ?"; s'est-il interrogé.

Dans la perspective d'une plus grande efficacité, les tradipraticiens pensent qu'il est plus que jamais nécessaire que l'Etat octroie à l'ANTG la dotation de l'OMS qui lui permettra d'accentuer ses recherches sur la lutte contre la pandémie du VIH-Sida. Ils ont également émis le souhait d avoir une place au sein du Conseil économique et social (CES) et l'acquisition d'un pavillon au Centre hospitalier de Libreville (CHL). Ce qui leur permettra, aux cotes des éminents médecins, de soulager de nombreux malades, ainsi que cela se fait dans certains pays d'Afrique au sud du Sahara, notamment au Sénégal et dans les pays d'Asie tels que la Chine.

"En soufflant les 16 bougies, ayons en tête que nous le faisons pour que la médecine traditionnelle confirme sa place de choix dans notre pays", a conclu Michel T. F. Ovenga.

Source : Journal L'Union Plus du 27 Mars 2007

 



   

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