Pour moi quoi...
Makaya, je trouve tout à fait
juste le titre ("le jeu de massacre") à la "une"
hier de mon Premier grand quotidien. Ouais, avec
à la place des poupées à bascule, les photos de
ces "recalés"du vote, ça fait jeu forain, quoi:
c'est comme si on prenait des balles et qu'on
les lamait pour renverser tout ça.
Mais attention ! Cela ne fait
rire personne. Ni les candidats eux-mêmes pour
qui une invalidation a quelque chose d'infamant
(surtout qu'on a commencé à siéger et à jouir de
certains avantages), même si pour tous, les
raisons ne sont pas les mêmes. Ni leurs partis
qui vont devoir se taper une campagne
supplémentaire. Ni les électeurs déjà
passablement fâchés avec les urnes. Ni le
contribuable, en général, puisqu'il va falloir
encore sortir son "miang".
Cela ne fait donc rire
personne, mais ça interpelle tout le monde.
C'est peut-être facile de dire ça aujourd'hui,
mais moi, Makaya, je sentais le coup venir: Que
ce soit lors de la cérémonie de voeux à notre
"présida" ou au moment de la rentrée de la haute
juridiction, le président de la Cour constutu...
constuti... constitutionnelle (ouf!) s"était
fâché grave devant la persistance des mauvaises
pratiques chez ceux qui sollicitent nos
suffrages.
On a beau pondre des lois,
les politiques eux-mêmes ont ` beau se
concerter, quand arrive le vote, on oublie tout
ça pour recourir à des moyens qu'on sait
parfaitement illicites pour gagner, quoi. Eh
bien, voilà le retour de manivelle ! Même si,
encore une fois, tout le monde n'est pas à
mettre dans le même sac.
En tout cas, dix-sept ans
après le retour du multipartisme, il n'est pas
normal que le système continue de connaître de
telles défaillances. D'ailleurs ceux qui en sont
responsables, à quelque niveau que ce soit,
doivent payer. Repartir au vote, je veux bien,
mais cet enchaînement de ratés et de fautes-là,
qui répond de ça ?
C'est bien qu'on ait commencé
à prononcer des inéligibilités, mais beaucoup
d'autres sanctions, y compris judiciaires
peuvent et doivent être prises. Parce que trop
c'est trop, quoi!
... Makaye