FAIT DIVERS
Il
drogue et vole ses deux nièces
Le 14 mars dernier, Rigobert
Ndong, 40 ans, domicilié au quartier Avéa a
abusé sexuellement de ses deux nièces, Andréa et
Laeticia, âgées respectivement de 18 et 20 ans.
Le quadragénaire leur a fait ingurgiter une
boisson alcoolisée avant de satisfaire sa
libido. Comment en est-on arrivé là ? Enquête.
QU'UN
homme happe une inconnue pour satisfaire sa
libido, cela peu se comprendre. Dans une
certaine mesure. Mais qu'un oncle abuse
sexuellement de ses nièces, l'acte a de quoi
révolter la conscience collective. Le viol
commis mercredi dernier au quartier Avéa par
Rigobert Ndong, la quarantaine, sur deux filles
de sa soeur aînée, a offusqué plus d'un.
Dans une société très
attachée à ses valeurs morales, l'acte posé par
le quadragénaire a été perçu comme un crime
impardonnable. Les parents des victimes ont
d'ailleurs déposé une plainte à la Police
judiciaire pour que l'oncle amoral réponde de
ses actes devant la loi.
In fine, Rigobert a été
arrêté, puis placé sous mandat de dépôt lundi
dernier, en attendant son jugement. Nul doute
que le prévenu séjournera pendant un bon bout de
temps en prison où il a rejoint plusieurs autres
délinquants qui empruntent le viol comme
raccourci pour satisfaire leur libido.
De
fait, l'acte de Rigobert Ndong a surpris toute
sa famille ainsi que son voisinage, tant il ne
présentait pas les signes d'un violeur ou d'un
incestueux. Selon l'un de ses proches, le
quadragénaire avait l'habitue d'inviter ses
nièces chez lui sans qu'il ne manifeste un
quelconque désir, de les violer. Mais ce
mercredi 14 mars 2007 a tourné au cauchemar pour
les jeunes Andréa et Laeticia, qui s'étaient
rendues à Avéa pour repasser le linge de leur
oncle, du reste connu pour sa gentillesse.
Elles arrivent à 18 h au
domicile de leur oncle commerçant. Aussitôt,
Rigobert Ndong leur présente le linge à
repasser. Les deux adolescentes ne se font pas
prier pour exécuter la tâche. Une fois-celle-ci
terminée, Ndong leur propose à manger.
Andréa et Laeticia qui
sentent la faim les tenailler passent à table.
Le temps passe vite.
CAUCHEMAR• Déjà il est
19 h. Curieusement, Rigobert Ndong est plus
galant que d'habitude. Après le repas, il
propose à boire à ses nièces. II sort du
congélateur six bouteilles de Whisky black et
les donne aux deux filles. "Buvez, c'est pour
vous. Vous avez beaucoup travaillé", dit-il.
Ayant l'habitude d'offrir à boire à ces
dernières, ce nouveau geste d'attention ne
suscite pas de méfiance de la part de Laeticia
et André.
Ce qu'elles ignorent, c'est
que leur oncle a projeté d'abuser sexuellement
d'elles. La boisson offerte devait servir à les
affaiblir afin qu'elles n'opposent aucune
résistance le moment venu.
Une demi-heure va encore
s'égrener avant que tout ne tourne au cauchemar.
Un instant, Laeticia se lève pour aller se
soulager. Quand elle revient au salon, Andréa
lui emboîte le pas. L'alcool qu'elles viennent
d'ingurgiter commence à faire ses effets. Elles
ont des vertiges et des céphalées. "Si vous êtes
fatiguées, vous pouvez aller vous réposer à la
chambre", propose, Rigobert Ndong plus que
prévenant.
Mais Laeticia répond qu'elle
peut encore tenir debout. Convaincu que les
Laeticia et Andréa ne vont pas aller se jeter
sur son lit, Ndong les contraint à entrer dans
sa chambre après une dispute v avec la
plus âgée. II les conduit à la cravache dans sa
chambre où il les somme ensuite de se
déshabiller. II casse une bouteille et utilise
les tessons pour L influencer ses victimes.
Laeticia est la première à subir la lascivité de
son oncle. Sous le regard impuissant d'Andréa.
Puis vient le tour de cette
dernière, à qui Ndong ne demande aucune économie
de gestes pour satisfaire sa libido. Après cet
avatar, Andréa se rhabille et court alerter ses
parents à la cité Mébiame.
Lorsque sa mère débarque en
compagnie d'autres membres de la famille, elle
trouvera Laeticia prisonnière dans la chambre de
son frère, en tenue d'Eve. "Tu vas aussi me
coucher avec moi!"; hurle-t-elle de colère.
Offusquée par l'acte posé par
son frère, la mère de Laeticia et Andréa portera
plainte contre l'intéressé. Les examens médicaux
réalisés au Centre hospitalier de Libreville
(CHL) attestent que les deux jeunes filles ont
effectivement subi une agression sexuelle.
L'auteur des faits a été
placé, lundi, sous mandat de dépôt en attendant
de savoir le sort qui lui sera réservé par la
justice.