FAIT DIVERS
Il
trouve la mort sur le toit de la maison
familiale
L'infortuné, Robertin lwangou,
âgé de 39 ans, est passé de vie à trépas, dans
des conditions inexplicables, alors qu'il
voulait réparer la toiture de la case familiale.
LE
9 mars dernier, le quartier Mangui, dans Ie 2e
arrondissement de la commune de Mouila, était en
émoi, avec la découverte du corps sans vie de
Robertin Iwangou, un compatriote de 39 ans, sur
la toiture de sa maison familiale. En l'absence
de témoin oculaire, on ignore ce qui s'est passé
et les causes réelles de cette mort survenue au
sein d'une famille vivant dans la précarité et
la misère.
La preuve, l'infortuné vivait
avec sa mère, dame Françoise M. N., et trois de
ses frangins (deux garçons et une fille) ainsi
que sa nièce de 4 ans, sourde et muette, dans
une case insalubre, excentrée du voisinage.
Ces différents enfants, dans
leur ensemble, présentent quelques problèmes
psychologiques. La fille par exemple, mère de la
sourde-muette de 4 ans, était elle-même, une
malade mentale. Le défunt Robertin Iwangou était
un ancien prisonnier. Sorti de la maison
carcérale, il s'était, semble-t-il, refait une
conduite. Devenu casanier, il se consacrait à la
garde de sa nièce et aux travaux ménagers. Sa
génitrice étant employée comme technicienne de
surface au domicile d'un particulier.
C'est ainsi que ce vendredi 9
mars 2007, dame Françoise, après une
demi-journée de labeur, rentre chez elle. Mais à
son arrivée, elle trouve sa petite fille
sourde-muette, seule à la maison. Elle lui
demande où est passé le reste de la maisonnée,
notamment son oncle Robertin qui est censé la
garder. Par un geste de la main, la gamine
inique à sa grand-mère l'arrière-cour. Histoire
sans nul doute de dire qu'il s'est dirigé
derrière la case familiale.
Dame Françoise s'y rend, mais
aucune trace de son fils. Elle le cherche
partout, jusque dans sa chambre. Sans résultat.
Ses nombreux appels restent aussi sans suite.
L'inquiétude commençait à la gagner lorsqu'elle
aperçoit une espèce d'échelle, accrochée à la
maison. Elle se rappelle alors que son fils
avait un jour émis le souhait de réparer la
toiture suintante de leur case.
Un rapide coup d'oeil sur le
toit lui permet de découvrir, effarée, le corps
inanimé de son fils, étendu sur le dos, le
visage brûlé par le soleil.
Alertés par les cris de
détresse, les voisins et des badauds ont accouru
pour constater la triste réalité. Ce sont eux
qui ont procédé à la descente du cors, en
présence des autorités policières, judiciaires
et municipales.
Eu égard aux conditions
misérables dans lesquelles vivent dame
Françoise, veuve de son état, et sa progéniture,
la mairie a pris en charge les obsèques du
disparu.