DIVERSIFICATION DE L'ÉCONOMIE
NATIONALE
Et si
les Gabonais s'intéressaient au tourisme ?
Le secteur offre des réelles
opportunités d'amélioration du PIB et des
conditions d'existence. Comme pour le Maroc où,
l'an dernier, plus de 6 millions de touristes
ont visité ce pays. Et il a réalisé des recettes
de plus de 50 milliards de dirhams (4,5
milliards d'euros).
DEPUIS
quelques années, le gouvernement, sur
instructions du président de la République,
évoque la question de la diversification de
l'économie nationale. L'objectif est de
permettre au pays de disposer de nouvelles
sources de revenu en dehors du pétrole qui
constitue la principale richesse du ays, dont
les réserves, selon les spécialistes,
s'amenuisent au fil des ans.
Ainsi, la perspective
d'orienter notre économie vers d'autres secteurs
porteurs est une initiative louable. Il est,
certes, normal que l'on nous explique les
réelles motivations de cette diversification de
notre économie.
Mais le plus important est,
en fait, de savoir avec quoi cette
diversification peut être rendue possible, tant
les secteurs porteurs sont multiples
(l'agriculture, l'industrialisation du bois, la
promotion des petits métiers...).
Si l'on se fie à ce qu'il
apporte dans les économies des pays comme le
Maroc, l'Espagne ou la Chine, l'on peut estimer
que le tourisme est, parmi tant d'autres, un
secteur d'avenir pour le Gabon. Notre pays
dispose, en effet, d'atouts indéniables qui
peuvent intéresser les investisseurs et faire de
lui l'une des destinations touristiques les plus
prisées au monde.
L'amélioration du PIB et la
lutte contre la pauvreté et le chômage sont des
ambitions qui peuvent être atteintes grâce au
tourisme national et international. Au Maroc,
par exemple, près de 6,6 millions de touristes
en provenance des Etats-Unis et du Proche-Orient
s'y sont rendus en 2006.
Et le pays a réalisé des
recettes de plus de 50 milliards de dirhams (4,5
milliards d'euros). D'ici à 2010, selon le
ministre marocain du Tourisme, Adil Douiri, le
Maroc ambitionne d'accueillir 10 millions de
touristes par an et d'engranger, dans la même
période, des recettes de l'ordre de 70 milliards
de dirhams (6,36 milliards d'euros).
D'aucuns pourraient se
contenter de dire que les chiffres du Maroc ont
été essentiellement obtenus grâce au tourisme
international. Mais l'on ne devrait pas perdre
de vue que ce secteur s'est développé dans le
royaume chérifien à la suite de l'intérêt que
les Marocains, eux-mêmes, lui ont accordé en
visitant les différents sites du pays.
Les Gabonais devraient faire
comme leurs frères de cet Etat du nord de
l'Afrique, d'autant plus que le tourisme, au
regard des opportunités qu'il leur offre, peut
permettre de corriger la courbe économique de
notre pays.
Pour leur part, les
responsables du Centre gabonais de promotion
touristique (Gabontour l'ont fort bien compris.
Et après la Pointe Denis où ils avaient procédé,
le vendredi dernier 9 mars 2007, à la signature
d'un partenariat avec des responsables des
structures intéressées parle développement des
activités touristiques sur ledit site, les
responsables de Gabontour viennent de séjourner
dans la province du Moyen-Ogooué, à la faveur
d'une mission mitrée à l'intention des hommes
des médias.
Ce séjour a permis à ces
derniers, non seulement de visiter un certain
nombre de sites touristiques de Lambaréné, mais
de mieux appréhender le phénomène touristique.
Ce fut l'occasion pour le directeur général de
Gabontour, Louis-Barrys Ogoula Olingo, de
sensibiliser ses hôtes sur les potentiels
touristiques de Lambaréné, une ville qui doit sa
célébrité à l'oeuvre du Dr Albert Schweitzer.
Pour ce premier voyage de
presse, le choix du chef-lieu de la province de
cette région des Lacs se justifie par la
spécificité de plusieurs endroits regorgeant une
grande diversité d'oiseaux et d'hippopotames. En
plus des oeuvres du "Grand blanc" de Lambaréné,
les lacs zilé, Onangué et Evaro (un véritable
paradis terrestre) sont autant de sites que les
touristes potentiels vont forcément apprécier.