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Le quotidien l'Union du 20 Mars 2007

 

DIVERSIFICATION DE L'ÉCONOMIE NATIONALE

Et si les Gabonais s'intéressaient au tourisme ?

Le secteur offre des réelles opportunités d'amélioration du PIB et des conditions d'existence. Comme pour le Maroc où, l'an dernier, plus de 6 millions de touristes ont visité ce pays. Et il a réalisé des recettes de plus de 50 milliards de dirhams (4,5 milliards d'euros).

DEPUIS quelques années, le gouvernement, sur instructions du président de la République, évoque la question de la diversification de l'économie nationale. L'objectif est de permettre au pays de disposer de nouvelles sources de revenu en dehors du pétrole qui constitue la principale richesse du ays, dont les réserves, selon les spécialistes, s'amenuisent au fil des ans.

Ainsi, la perspective d'orienter notre économie vers d'autres secteurs porteurs est une initiative louable. Il est, certes, normal que l'on nous explique les réelles motivations de cette diversification de notre économie.

Mais le plus important est, en fait, de savoir avec quoi cette diversification peut être rendue possible, tant les secteurs porteurs sont multiples (l'agriculture, l'industrialisation du bois, la promotion des petits métiers...).

Si l'on se fie à ce qu'il apporte dans les économies des pays comme le Maroc, l'Espagne ou la Chine, l'on peut estimer que le tourisme est, parmi tant d'autres, un secteur d'avenir pour le Gabon. Notre pays dispose, en effet, d'atouts indéniables qui peuvent intéresser les investisseurs et faire de lui l'une des destinations touristiques les plus prisées au monde.

L'amélioration du PIB et la lutte contre la pauvreté et le chômage sont des ambitions qui peuvent être atteintes grâce au tourisme national et international. Au Maroc, par exemple, près de 6,6 millions de touristes en provenance des Etats-Unis et du Proche-Orient s'y sont rendus en 2006.

Et le pays a réalisé des recettes de plus de 50 milliards de dirhams (4,5 milliards d'euros). D'ici à 2010, selon le ministre marocain du Tourisme, Adil Douiri, le Maroc ambitionne d'accueillir 10 millions de touristes par an et d'engranger, dans la même période, des recettes de l'ordre de 70 milliards de dirhams (6,36 milliards d'euros).

D'aucuns pourraient se contenter de dire que les chiffres du Maroc ont été essentiellement obtenus grâce au tourisme international. Mais l'on ne devrait pas perdre de vue que ce secteur s'est développé dans le royaume chérifien à la suite de l'intérêt que les Marocains, eux-mêmes, lui ont accordé en visitant les différents sites du pays.

Les Gabonais devraient faire comme leurs frères de cet Etat du nord de l'Afrique, d'autant plus que le tourisme, au regard des opportunités qu'il leur offre, peut permettre de corriger la courbe économique de notre pays.

Pour leur part, les responsables du Centre gabonais de promotion touristique (Gabontour l'ont fort bien compris. Et après la Pointe Denis où ils avaient procédé, le vendredi dernier 9 mars 2007, à la signature d'un partenariat avec des responsables des structures intéressées parle développement des activités touristiques sur ledit site, les responsables de Gabontour viennent de séjourner dans la province du Moyen-Ogooué, à la faveur d'une mission mitrée à l'intention des hommes des médias.

Ce séjour a permis à ces derniers, non seulement de visiter un certain nombre de sites touristiques de Lambaréné, mais de mieux appréhender le phénomène touristique. Ce fut l'occasion pour le directeur général de Gabontour, Louis-Barrys Ogoula Olingo, de sensibiliser ses hôtes sur les potentiels touristiques de Lambaréné, une ville qui doit sa célébrité à l'oeuvre du Dr Albert Schweitzer.

Pour ce premier voyage de presse, le choix du chef-lieu de la province de cette région des Lacs se justifie par la spécificité de plusieurs endroits regorgeant une grande diversité d'oiseaux et d'hippopotames. En plus des oeuvres du "Grand blanc" de Lambaréné, les lacs zilé, Onangué et Evaro (un véritable paradis terrestre) sont autant de sites que les touristes potentiels vont forcément apprécier.

Source : Journal L'Union Plus du 20 Mars 2007

 



   

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