SANTÉ /CLÔTURE DE L'ATELIER
RÉGIONAL DE FORMATION SUR LES AUDITS DES DÉCÈS
MATERNELS ET NÉONATAUX EN AFRIQUE CENTRAL
Les
Participants plaident pour
l'institutionnalisation effective des audits des
décès
Ce qui permettrait, à coup
sûr, d'infléchir la courbe des chiffres
officiels et de mobiliser les ressources pour
circonscrire ce problème.
L'ATELIER
régional de formation sures audits des décès
maternels et néonataux en Afrique centrale s'est
achevé vendredi en début d'après-midi sur une
note générale de satisfaction des participants.
Satisfaction d'avoir pu passer en revue, pendant
cinq jours et de manière circonstanciée, les
différentes méthodes permettant de circonscrire
le problème des décès maternes et néonataux.
Il s'est agi, notamment, au
cours de ces assises qui ont eu pour cadre
l'hôtel Méridien Re-Ndama, d'établir les études
des décès dans la communauté et dans les
établissements de soins, de mener une enquête
confidentielle sur la morbidité grave et l'audit
clinique. Ajouté à tout cela, des réflexions sur
les méthodes de développement des plans de
travail adéquats et la mise enlace des
mécanismes de suivi.
En clôturant les travaux
vendredi dernier, Eric Dodo Bouguendza, le
directeur de cabinet du ministre de la Santé
publique, a déclaré que cet atelier devra
permettre à l'ensemble des participants venus du
Congo, RDC, Cameroun, Burundi et du Gabon, ainsi
qu'à la communauté scientifique en général,
d'être optimistes, car les conclusions de ces
travaux sont rassurants et peuvent permettre
d'infléchir la courbe des chiffres officiels
liés aux décès maternels et néonataux. "Il
constitue un souffle nouveau sur lequel,
tous, nous nous appuierons pour réduire
la mortalité et la morbidité maternelle et
néonatale dans nos différents pays respectifs",
a-t-il souligné.
Pour cela, les participants
recommandent aux gouvernements, la mise en place
des structures convenables d'audits, là
désignation des points focaux dans chaque pays
et la mobilisation des ressources nécessaires
pour circonscrire le problème.
Aux partenaires au
développement que sont l'Organisation mondiale
de la santé (OMS), le Fonds des nations pour
l'enfance (Unicef), le fonds des nations unies
pour la population (UNFPA) et les autres, ils
recommandent l'apport technique et financier
dans la mise en oeuvre des audits et le
plaidoyer auprès des Etats pour leur
institutionnalisation effective.
Les participants, enfin,
promettent de restituer la formation reçue aux
décideurs et à toutes les parties prenantes dans
la réduction de ce fléau et d'assurer
convenablement le rôle d'animateurs en matière
d'audit dans leurs pays respectifs.