VIE DES SYNDICAT
Les
éclaircissements d'Hippocrate
Dans une récente déclaration,
les médecins en service à la Caisse nationale de
sécurité sociale, toujours en grève; ont mis
l'accent sur leur revendication principale : le
fonctionnement des hôpitaux.
MÉDECINS,
pharmaciens, biologistes et chirurgiens
dentistes de la Caisse nationale de sécurité
sociale (CNSS), membres du syndicat Hippocrate,
sont toujours en grève depuis le 7 février 2007.
ans une récente déclaration, ils ont tenu à
éclairer l'opinion sur ce qui demeure leur
principal point de revendication : le
fonctionnement des hôpitaux de la CNSS.
A ce sujet, les syndicalistes
rappellent que depuis plus dune décennie, ces
hôpitaux n'ont pas bénéficié de programme
d'entretien pour les bâtiments et encore moins
celui des équipements affectés dans les services
pour la prise en charge des malades, afin de les
maintenir à un niveau acceptable.
C'est pour cela que,
Hippocrate dénonce les conditions de travail
difficiles et précaires qui n'assurent plus un
minimum de sécurité à l'hôpital. En premier
lieu, l'insalubrité avec de nombreuses fuites
des eaux usées entre les étages, des ascenseurs
vétustes et en panne, l'absence de climatisation
depuis plus de sept ans.
Ensuite, poursuit le
syndicat, les équipements mobiliers et
techniques sont obsolètes : lits cassés et
rouillés, matelas éventrés, souillés et aplatis,
radiologie et laboratoire sans réactifs, avec
des appareils en panne ou usés, tables
d'opération cassées et instruments de chirurgie
absents. En outre, des services comme ceux
d'hémodialyse et d'appareillage sont fermés
depuis 2001 et 1997. De même que le bloc
opératoire de l'Hôpital pédiatrique d'Owendo,
depuis 2004, et le service de neurochirurgie.
Enfin, le manque chronique de médicaments et de
petit matériel.
Pour le syndicat Hippocrate,
tous ces équipements hors service peuvent être
non seulement pourvoyeurs d'autres maladies,
mais prolongent aussi la durée des séjours
d'hospitalisation et, partant, le coût
financier. Sans compter l'exposition du
personnel soignant à toutes ces maladies
potentielles liées à cet environnement malsain.
Et le syndicat de déplorer la naissance des
bébés dans ces conditions déplorables.
En conclusion, les médecins
martèlent qu'accepter de travailler dans de
telles conditions n'est bon ni pour le malade,
ni pour le médecin, encore moins pour
l'entreprise CNSS. Au contraire, c'est ramener
la médecine 50 ans en arrière.
Ce que refusent les membres
d'Hippocrate. Car, arguent-ils, ils ont été
formés pour respecter la dignité humaine, donc
la dignité des malades du Gabon.
Aussi, ne demandent-ils
qu'une seule chose: travailler ans des
conditions acceptables pour la sécurité des
malades du Gabon.