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Le quotidien l'Union du 16 Mars 2007

 

VIE DES SYNDICAT

Les éclaircissements d'Hippocrate

Dans une récente déclaration, les médecins en service à la Caisse nationale de sécurité sociale, toujours en grève; ont mis l'accent sur leur revendication principale : le fonctionnement des hôpitaux.

MÉDECINS, pharmaciens, biologistes et chirurgiens dentistes de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), membres du syndicat Hippocrate, sont toujours en grève depuis le 7 février 2007. ans une récente déclaration, ils ont tenu à éclairer l'opinion sur ce qui demeure leur principal point de revendication : le fonctionnement des hôpitaux de la CNSS.

A ce sujet, les syndicalistes rappellent que depuis plus dune décennie, ces hôpitaux n'ont pas bénéficié de programme d'entretien pour les bâtiments et encore moins celui des équipements affectés dans les services pour la prise en charge des malades, afin de les maintenir à un niveau acceptable.

C'est pour cela que, Hippocrate dénonce les conditions de travail difficiles et précaires qui n'assurent plus un minimum de sécurité à l'hôpital. En premier lieu, l'insalubrité avec de nombreuses fuites des eaux usées entre les étages, des ascenseurs vétustes et en panne, l'absence de climatisation depuis plus de sept ans.

Ensuite, poursuit le syndicat, les équipements mobiliers et techniques sont obsolètes : lits cassés et rouillés, matelas éventrés, souillés et aplatis, radiologie et laboratoire sans réactifs, avec des appareils en panne ou usés, tables d'opération cassées et instruments de chirurgie absents. En outre, des services comme ceux d'hémodialyse et d'appareillage sont fermés depuis 2001 et 1997. De même que le bloc opératoire de l'Hôpital pédiatrique d'Owendo, depuis 2004, et le service de neurochirurgie. Enfin, le manque chronique de médicaments et de petit matériel.

Pour le syndicat Hippocrate, tous ces équipements hors service peuvent être non seulement pourvoyeurs d'autres maladies, mais prolongent aussi la durée des séjours d'hospitalisation et, partant, le coût financier. Sans compter l'exposition du personnel soignant à toutes ces maladies potentielles liées à cet environnement malsain. Et le syndicat de déplorer la naissance des bébés dans ces conditions déplorables.

En conclusion, les médecins martèlent qu'accepter de travailler dans de telles conditions n'est bon ni pour le malade, ni pour le médecin, encore moins pour l'entreprise CNSS. Au contraire, c'est ramener la médecine 50 ans en arrière.

Ce que refusent les membres d'Hippocrate. Car, arguent-ils, ils ont été formés pour respecter la dignité humaine, donc la dignité des malades du Gabon.

Aussi, ne demandent-ils qu'une seule chose: travailler ans des conditions acceptables pour la sécurité des malades du Gabon.

Source : Journal L'Union Plus du 16 Mars 2007

 



   

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