FAIT DIVERS
Mouila : un
faussaire au gnouf
Jean-Léonard Ibiatsi, un
ressortissant congolais se servait de faux
papiers.
FAUX
et usage de faux de certificat de réfugié,
immigration clandestine, défaut d'enregistrement
du permis de conduire gabonais établi au nom de
Ibiatsi. Tels sont les délits pour lesquels est
poursuivi par le ministère public Jean-Léonard
Ibiatsi, un ressortissant congolais de
quarante-trois ans. II a été arrêté
dernièrement, en possession de faux documents.
En fait, tout remonte à la
fin de janvier dernier. Ce jour-là, les éléments
de la police urbaine de Mouila effectue un
contrôle de routine à la hauteur du lycée
commercial du chef-lieu de la province de la
Ngounié. Dans la foulée, ils interceptent un
véhicule de marque Wolkswagen, immatriculé 1861
GlV, conduit par un certain Jean-Léonard Ibiatsi.
Au moment de la vérification des papiers du
véhicule, l'expatrie brandit son permis de
conduire congolais, un certificat de réfugié
sous forme de macaron, mais d'origine douteuse.
Intrigués, les agents
l'invitent à se présenter au poste avec des
documents authentiques. Mais le ressortissant
congolais sera dans l'impossibilité de fournir
des pièces en bonne et du forme. Lors de
l'interrogation qui s'ensuit, il finit par
avouer qu'il utilisait des faux documents depuis
deux ans. II les aurait obtenus lorsqu'il
résidait encore à Franceville, en échange
d'espèces sonnantes et trébuchantes. Pourtant,
lesdits documents auraient été signés à
Tchibanga, le chef-lieu de la province de la
Nyanga.
Devant ces délits, les
éléments de la police urbaine l'ont présenté
devant le procureur de la République le 7
février, dernier. In fine, Jean-Bernard Ibiatsi
a été placé sous mandat de dépôt à la prison
provinciale de Mouila.
Toutefois, cette
interpellation pose à nouveau le problème des
réseaux de faussaires qui opèrent en toute
impunité dans notre pays. Le chef-lieu de la
Ngounié n'échappe pas à ce phénomène. De
nombreux réfugiés établis dans cette ville
utiliseraient au quotidien de faux documents.
D'où la nécessité pour les
autorités de redoubler de vigilance.