DROIT DE LA MER/OUVERTURE HIER
DE L'ATELIER DE GOUVERNANCE POUR LES DIRECTEURS
D'INSTITUTS D'AFRIQUE DE L'OUEST ET CENTRALE
Faire
face aux défis de gestion durable des océans...
L'atelier de Libreville vise à
l'identification des défis scientifiques les
plus importants en vue de déterminer les
priorités pour le renforcement des capacités des
pays concernés.
LE ministère des Affaires
étrangères, de la Coopération, de la
Francophonie et de l'Intégration régionale
organise, par le biais de la direction générale
du Droit de la mer, du 19 au 23 mars 2007, la 7è
réunion du Groupe des experts en droit de la mer
(ABE-LOS) de l'Unesco sur la recherche
scientifique marine.
En prélude à cette rencontre,
la direction des Droits de la mer en
collaboration avec le Népad, la Commission
océanographique intergouvernementale de l'Unesco
et le Programme du Grand écosystème marin du
courant de Benguela et avec l'appui logistique
du Bureau de l'Unesco à Libreville, organise
depuis hier, ce jusqu'au 16 mars prochain, un
atelier de gouvernance pour les directeurs de
recherches marines dans la région de
l'Atlantique orientale dénommé COI/Unesco-Népad.
Lequel voit la participation des directeurs
d'instituts de recherche en sciences marines
d'une vingtaine de pays en voie de développement
d'Afrique de l'Ouest et du Centre.
En ouverture des travaux, le
vice-Premier ministre Jean Ping a - en présence
de sa collègue en charge de l'Environnement;
Georgette Koko fait part aux uns et aux autres
du caractère indispensable que revêt les
affaires marines et maritimes pour tous les
pays. Pour le vice-Premier ministre, sil y a
beaucoup de ressources, en l'occurrence " le
transport, le tourisme, le pétrole et les autres
ressources premières, il y a aussi d'autres
enjeux cruciaux qu'il convient de prendre en
compte en ce qui concerne notamment
l'aménagement côtier, l'adaptation au
réchauffement global de la planète, la
délimitation du plateau continental, et la
richesse génétique des organismes de nos zones
côtières pour parvenir véritablement a une
meilleure croissance économique.
Or, signal Jean Ping, "ces
ressources sont menacées en raison d'une
croissance industrielle non maîtrisée qui menace
les écosystèmes dont beaucoup de nos communautés
dépendent". Une menace qui ne tient pas
seulement des raisons suscitées, mais aussi
d'autres qui sont exogènes.
En tout cas pour le
vice-Premier ministre "il y a urgence de
renforcer nos capacités à sauvegarder notre
patrimoine, nos écosystèmes, notre culture
marine et maritime". Et c'est pour cela
justement qu'ils demandent aux participants, du
moins ceux qui y sont directement concernés,
"à jouer un rôle fondamental dans la défense
des intérêts de nos pays respectifs".
Même s'il s'interroge si nous avons aujourd'hui
toutes les connaissances scientifiques qui
permettraient de défendre nos intérêts de même
crue le savoir qui permettrait a nos pays, à nos
entreprises, de négocier en position d'égalité.
C'est pourquoi l'atelier de
Libreville trouve son importance, ainsi crue l'a
fort justement rappelé le représentant résident
de l'Unesco au Gabon, puisqu'il va permettre
l'identification des défis scientifiques les
plus importants concernant la gestion durable
des océans, la protection du littoral et de
déterminer les priorités pour le renforcement
des capacités dans la région nécessaire pour
relever ces défis.
Signalons que dans cette même
perspective de renforcement des capacités, un
autre atelier axé sur le Tribunal international
du droit de la mer qui se tiendra du 26 au 27
mars prochain. L'objectif de celui-ci est de
fournir aux professionnels du domaine maritime
public ou privé et ceux des activités
portuaires, des informations et des aperçus sur
le rôle du tribunal international du Droit de la
mer dans le règlement pacifique des différends
nés de l'interprétation et de l'application du
droit de la mer.