Pour moi quoi...
IL nous a vraiment appris des
tas de choses, le mouvement des
transporteurs-là. Je parle au passé parce que
quelque chose me dit que celui-ci a fait long
feu et que, pour reprendre un slogan bien connu,
aujourd'hui devrait être meilleur qu'hier. Soit
dit en passant, ce ne sont pas les Makaya que
nous sommes qui nous en plaindrons, nous qui
sommes les premiers à trinquer, quoi.
Des tas de choses, donc.
Première leçon : nos fameux transporteurs ne
présentent pas un front uni. Et les syndicats
dans le secteur ont beau être légion, ils
n'attirent pas tout le monde. Surtout pas les
chauffeurs des taxis appartenant aux pontes.
Lesquels n'ont pas intérêt à voir le Makaya
complètement asphyxié. On ne sait l'effet
boomerang que cela pourrait produire...
Deuxième leçon : le
transporteur est réaliste. Se priver de deux
jours de recette, c'est pénalisant. Plus encore
quand les recettes en question peuvent être
multipliées par deux, voire plus. Parce que- et
c'est la troisième leçon - la loi de l'offre et
de la demande a fonctionné à plein hier : les
taxis et autres transports en commun étant moins
nombreux, c'était à celui qui "miserait" le
plus, quoi.
Et d'une certaine manière,
nos transporteurs ont commencé - dès le
lendemain même de l'entrée en vigueur de la
décision portant augmentation des prix du super
et du gasoil nous préparer à ce qui va arriver,
c'est-à-dire un prix du trajet à la hausse. Avec
100francs, on n'ira désormais plus bien loin.
Là-dessus, moi, Makaya,
j'attends de connaître l'attitude que va adopter
le "gouvrement". Refuser toute augmentation aux
transporteurs ? Surtout si ces derniers veulent
le faire de façon unilatérale ? Prendre un texte
qui fixe'': les conditions et le niveau
d'augmentation ?
Ouatas, on attend. Pas la
peine de rappeler aux autorités que nous les
Makaya, on ne voudrait pas faire les frais de
tout ça, revalorisation du Smig (qui, au final,
ne semble pas avoir touché beaucoup de monde) ou
pas. D'ailleurs, à quoi ça aurait servi si c'est
pour nous le reprendre de l'autre main.
A bon entendeur, salut ôôôh !
…Makaya