VIE DES PARTIS /17E
ANNIVERSAIRE DU PGP
Le parti
en pleine renaissance
C'est le constat qui ressort
de l'état des lieux établi par le président
national du Parti gabonais du progrès, Séraphin
Ndaot Rembogo au cours de son allocution de
circonstance.
Le
Parti gabonais du progrès (PGP), créé le 10mars
1990, a soufflé ses 17 bougies samedi dernier. A
cet effet, les militants regroupés autour du
président de l'une des tendances de cette
formation politique de l'opposition, Séraphin
Ndaot Rembogo, du président du conseil national,
Robert Christian Moungoungou, et du bureau
provincial, Paul Moukétou, ont initié plusieurs
manifestations. En plus du culte d'action de
grâce célébré en matinée à l'église Saint Louis,
les progressistes ont pris part, dans
l'après-midi, à la maison des ôtes de marque, à
une conférence-débat sur "le rôle du militant
et son implication dans la vie du parti".
Dominique Bambala, élu local
et Fidéle Afanou Edembé, directeur de cabinet de
l'édile de Port-Gentil, ont animé cette séquence
à forte dose pédagogique qui aura permis aux
militants de s'approprier, dans les détails,
certains concepts dans leur acceptation la plus
large tels "le parti", "le militant"
en plus de leurs responsabilités au sein de la
structure, etc., qu'ils maîtriseraient peu ou
prou. Mais le principal temps fort de ce
rendez-vous est le "discours d'envergure
nationale" prononcé par Me Séraphin Ndaot
Rembogo qui a précédé leur passage.
L'occasion était trop belle,
dans une sorte de bilan d'étape du bureau
national issu du 3e congrès ordinaire, dressé à
cette occasion. Un état des lieux qui s'imposait
d'autant que l'évènement intervenait à la sortie
d'une élection et au moment où notre pays
s'apprête à renouveler ses conseils communaux et
départementaux.
Selon l'orateur, le bureau
communal, élu il y a 18 mois au cours du congrès
ci-haut cité, a pris les commandes dans un
contexte de tourmente qui n'a toujours as permis
la sérénité qui lui ait nécessaire à la mise en
oeuvre des résolutions prises au cours de ce
forum. Lequel donnait mission, devait-il
rappeler, à tous les militants, à quelque
structure u'ils appartiennent et où qu~ils se
trouvent, de travailler à la restructuration et
à la redynamisation d'un parti en "net recul
depuis plusieurs années".
Cela s'est traduit, a-t-il
expliqué, par des défections de quelques
militants, l'asthénie de plusieurs structures de
base et, surtout, par une réduction, élection
après=: élection, du nombre des élus, aussi bien
au niveau national qu'au plan local.
Quoi qu'il en soit "à mi-chemin
beaucoup a été fait"; a soutenu Me Séraphin
Ndaot Rembogo, en énumérant des actes forts
accomplis, malgré tout. On a ainsi appris que le
bureau national dont il a la charge a mis en
place un conseil national et a, dans le même
temps, diligenté de nombreuses missions à
travers le pays où d'anciennes structures,
tombées en léthargie, ont été revigorées tandis
que de nouvelles ont vu le jour.
"Toutes les provinces
du Gabon ont vu ainsi renaître le
PGP"; a-t-il dit ajoutant que des missions, pour
lue mêmes raisons, ont été conduites à
l'étranger et d'autres sont dans le viseur.
L'intervenant, de tout ce qui
précède, en a déduit : "On peut
raisonnablement dire qu'en l'espace de 18 mois,
le parti a été remis sur pied et a enregistré de
nombreuses adhésions, parmi lesquelles celles
d'anciens militants d'autres partis qui ont
trouvé au PGP le sens d'un réel engagement pour
un changement véritable dans notre pays".
DES ACTES CONCRETS • Dans
cet intervalle, le PGP, aux dires de Me Séraphin
Rembogo, qui a fait de la solidarité sociale son
cheval de bataille, a démontré, en tant que
parti de gauche, sa détermination à contribuer à
améliorer les conditions de vie des populations.
"Rarement un parti politique
de l'opposition ne s'est porté au chevet des
populations comme nous l'avons fait"; a-t-il
lancé, ajoutant, pour y mettre un bémol, que,
malgré cette reconquête du terrain tous azimuts,
beaucoup reste à faire si l'on veut retrouver le
niveau de l'implantation des années fastes qu'a
connues le parti.
Et de se réconforter: "On
n'est pas loin du but". Car d'après lui, les
résultats réalisés aux dernières élections
législatives montrent que, malgré un faible taux
d'élus, leurs scores laissent entrevoir un
renouveau prometteur.
"Ce qui, à l'évidence, nous
incite à redoubler d'efforts pour que la
sympathie retrouvée du PGP auprèsdes Gabonais se
traduise par une adhésion massive de nos
compatriotes à nos idéaux et, par ricochet, par
le choix des populations de nos candidats aux
prochaines joutes électorales"; a-t-il
exhorté.
Me Séraphin Ndaot Rembogo,
parlant de sa famille politique, l'opposition, a
fait constater que "nous avons assisté à une
érosion continue de ce camp dont on a du mal à
cerner aujourd'hui les contours et les Gabonais
éprouvent autant de mal à se retrouver":
C'est pourquoi, en son temps,
devait-il rappeler, fidèle à sa volonté
croissante de voir se rassembler toutes les
forces du changement véritable, le PGP a exprimé
le souhait, au lendemain de son 3e
congrès ordinaire, de voir de nouvelles
initiatives déboucher sur une plate-forme de
l'opposition à même de constituer une
alternative véritable à la majorité qui
gouverne.
Assuré que "l'actuelle
représentation émiettée des partis de
l'opposition siégeant à I'Assemblée nationale ne
peut, en aucune manière, avoir une influence sur
les décisions qui sortiront de cet hémicycle
quasi monocolore".
Le PGP, à en croire le
président de l'une des tendances, reste
convaincu que seule une action unitaire de
l'opposition véritable pourra accueillir la
majorité des suffrages du peuple gabonais. Il
s'est dit prêt à travailler à cette dynamique
unitaire. En conclusion,il a invité les siens à
demeurer mobilisés et à redoubler d'ardeur, afin
que leur parti retrouve ses marques et que,
malgré les embûches "nous ne nous laissions
pas distraire, mais que nous allions toujours de
l'avant, jusqu'à la victoire des forces du
changement, synonyme d'un autre destin pour
l'ensemble des Gabonais"
Signalons que les
représentants locaux du PSD (Parti social
démocrate), du CDJ (Congrès pour la démocratie
et la justice) et du RRI (Rassemblement des
républicains indépendants), ont apporté leur
soutien non seulement au PGP mais aussi au maire
Séraphin Ndaot Rembogo qui s'est engagé en
faveur du développement de la ville. A leurs
yeux, aucun maire à Port-Gentil n'a posé autant
d'actes en si peu de temps.
"Je siège au conseil
municipal depuis vingt ans et je puis vous dire
que l'actuel édile de a ville abat un travail de
titan jamais réalisé par, ses devanciers"; a
soutenu par exemple Jean Philippe
Douckagha du Rassemblement des républicains
indépendants, en donnant la promesse
infaillible de son soutien.
Comme pour joindre futile à
(agréable, les progressistes et leurs convives
ont partagé un vin d'honneur au milieu des sons
musicaux traditionnels et modernes.