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Le quotidien l'Union du 13 Mars 2007

 

VIE DES PARTIS /17E ANNIVERSAIRE DU PGP

Le parti en pleine renaissance

C'est le constat qui ressort de l'état des lieux établi par le président national du Parti gabonais du progrès, Séraphin Ndaot Rembogo au cours de son allocution de circonstance.

Le Parti gabonais du progrès (PGP), créé le 10mars 1990, a soufflé ses 17 bougies samedi dernier. A cet effet, les militants regroupés autour du président de l'une des tendances de cette formation politique de l'opposition, Séraphin Ndaot Rembogo, du président du conseil national, Robert Christian Moungoungou, et du bureau provincial, Paul Moukétou, ont initié plusieurs manifestations. En plus du culte d'action de grâce célébré en matinée à l'église Saint Louis, les progressistes ont pris part, dans l'après-midi, à la maison des ôtes de marque, à une conférence-débat sur "le rôle du militant et son implication dans la vie du parti".

Dominique Bambala, élu local et Fidéle Afanou Edembé, directeur de cabinet de l'édile de Port-Gentil, ont animé cette séquence à forte dose pédagogique qui aura permis aux militants de s'approprier, dans les détails, certains concepts dans leur acceptation la plus large tels "le parti", "le militant" en plus de leurs responsabilités au sein de la structure, etc., qu'ils maîtriseraient peu ou prou. Mais le principal temps fort de ce rendez-vous est le "discours d'envergure nationale" prononcé par Me Séraphin Ndaot Rembogo qui a précédé leur passage.

L'occasion était trop belle, dans une sorte de bilan d'étape du bureau national issu du 3e congrès ordinaire, dressé à cette occasion. Un état des lieux qui s'imposait d'autant que l'évènement intervenait à la sortie d'une élection et au moment où notre pays s'apprête à renouveler ses conseils communaux et départementaux.

Selon l'orateur, le bureau communal, élu il y a 18 mois au cours du congrès ci-haut cité, a pris les commandes dans un contexte de tourmente qui n'a toujours as permis la sérénité qui lui ait nécessaire à la mise en oeuvre des résolutions prises au cours de ce forum. Lequel donnait mission, devait-il rappeler, à tous les militants, à quelque structure u'ils appartiennent et où qu~ils se trouvent, de travailler à la restructuration et à la redynamisation d'un parti en "net recul depuis plusieurs années".

Cela s'est traduit, a-t-il expliqué, par des défections de quelques militants, l'asthénie de plusieurs structures de base et, surtout, par une réduction, élection après=: élection, du nombre des élus, aussi bien au niveau national qu'au plan local.

Quoi qu'il en soit "à mi-chemin beaucoup a été fait"; a soutenu Me Séraphin Ndaot Rembogo, en énumérant des actes forts accomplis, malgré tout. On a ainsi appris que le bureau national dont il a la charge a mis en place un conseil national et a, dans le même temps, diligenté de nombreuses missions à travers le pays où d'anciennes structures, tombées en léthargie, ont été revigorées tandis que de nouvelles ont vu le jour.

"Toutes les provinces du Gabon ont vu ainsi renaître le PGP"; a-t-il dit ajoutant que des missions, pour lue mêmes raisons, ont été conduites à l'étranger et d'autres sont dans le viseur.

L'intervenant, de tout ce qui précède, en a déduit : "On peut raisonnablement dire qu'en l'espace de 18 mois, le parti a été remis sur pied et a enregistré de nombreuses adhésions, parmi lesquelles celles d'anciens militants d'autres partis qui ont trouvé au PGP le sens d'un réel engagement pour un changement véritable dans notre pays".

DES ACTES CONCRETS • Dans cet intervalle, le PGP, aux dires de Me Séraphin Rembogo, qui a fait de la solidarité sociale son cheval de bataille, a démontré, en tant que parti de gauche, sa détermination à contribuer à améliorer les conditions de vie des populations.

"Rarement un parti politique de l'opposition ne s'est porté au chevet des populations comme nous l'avons fait"; a-t-il lancé, ajoutant, pour y mettre un bémol, que, malgré cette reconquête du terrain tous azimuts, beaucoup reste à faire si l'on veut retrouver le niveau de l'implantation des années fastes qu'a connues le parti.

Et de se réconforter: "On n'est pas loin du but". Car d'après lui, les résultats réalisés aux dernières élections législatives montrent que, malgré un faible taux d'élus, leurs scores laissent entrevoir un renouveau prometteur.

"Ce qui, à l'évidence, nous incite à redoubler d'efforts pour que la sympathie retrouvée du PGP auprèsdes Gabonais se traduise par une adhésion massive de nos compatriotes à nos idéaux et, par ricochet, par le choix des populations de nos candidats aux prochaines joutes électorales"; a-t-il exhorté.

Me Séraphin Ndaot Rembogo, parlant de sa famille politique, l'opposition, a fait constater que "nous avons assisté à une érosion continue de ce camp dont on a du mal à cerner aujourd'hui les contours et les Gabonais éprouvent autant de mal à se retrouver":

C'est pourquoi, en son temps, devait-il rappeler, fidèle à sa volonté croissante de voir se rassembler toutes les forces du changement véritable, le PGP a exprimé le souhait, au lendemain de son 3e congrès ordinaire, de voir de nouvelles initiatives déboucher sur une plate-forme de l'opposition à même de constituer une alternative véritable à la majorité qui gouverne.

Assuré que "l'actuelle représentation émiettée des partis de l'opposition siégeant à I'Assemblée nationale ne peut, en aucune manière, avoir une influence sur les décisions qui sortiront de cet hémicycle quasi monocolore".

Le PGP, à en croire le président de l'une des tendances, reste convaincu que seule une action unitaire de l'opposition véritable pourra accueillir la majorité des suffrages du peuple gabonais. Il s'est dit prêt à travailler à cette dynamique unitaire. En conclusion,il a invité les siens à demeurer mobilisés et à redoubler d'ardeur, afin que leur parti retrouve ses marques et que, malgré les embûches "nous ne nous laissions pas distraire, mais que nous allions toujours de l'avant, jusqu'à la victoire des forces du changement, synonyme d'un autre destin pour l'ensemble des Gabonais"

Signalons que les représentants locaux du PSD (Parti social démocrate), du CDJ (Congrès pour la démocratie et la justice) et du RRI (Rassemblement des républicains indépendants), ont apporté leur soutien non seulement au PGP mais aussi au maire Séraphin Ndaot Rembogo qui s'est engagé en faveur du développement de la ville. A leurs yeux, aucun maire à Port-Gentil n'a posé autant d'actes en si peu de temps.

"Je siège au conseil municipal depuis vingt ans et je puis vous dire que l'actuel édile de a ville abat un travail de titan jamais réalisé par, ses devanciers"; a soutenu par exemple Jean Philippe Douckagha du Rassemblement des républicains indépendants, en donnant la promesse infaillible de son soutien.

Comme pour joindre futile à (agréable, les progressistes et leurs convives ont partagé un vin d'honneur au milieu des sons musicaux traditionnels et modernes.

Source : Journal L'Union Plus du 13 Mars 2007

 



   

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Pour moi quoi...Makaya
IL nous a vraiment appris des tas de choses, le mouvement des transporteurs-