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Le quotidien l'Union du 13 Mars 2007

 

TRANSPORTS URBAINS/GRÈVE DES TAXIMEN

Arrêt de travail pour les uns, hausse des tarifs pour les autres

Hier, les Librevillois, contraints à la marche, ont fait les frais de la grève des taximen. Quelques jours auparavant, les transporteurs péri-urbains avaient revu à la hausse leurs tarifs. Ce cafouillage résulte de la décision du gouvernement d'augmenter de plus de 20% le prix du carburant.

COMME ils font annoncé samedi dernier lors de leur assemblée générale, les transporteurs urbains ont débuté hier leur mouvement de grève de deux jours. Ils s'insurgent contre la décision du gouvernement d'augmenter de plus de 20% les prix du super et du gasoil. Une décision jugée "totalitaire" par ces opérateurs économiques.

Cette situation était quelque peu prévisible. Car, dès l'annonce de cette mesure, les transporteurs routiers avaient menacé de cesser leurs activités ou de revoir à la hausse les tarifs de transport actuellement en cours.

Et comme le Premier ministre jean Eyéghé Ndong a confirmé la décision, lors de la présentation de son programme de politique à Assemblée nationale vendredi dernier, les transporteurs sont passés à l'acte. Les premières victimes de cette grève sont, une fois de plus, des compatriotes qui n'ont que le taxi comme unique moyen de déplacement.

Hier, les Librevillois ont donc marché. Certains ont emprunté des automobiles de fortune, communément appelées "clandos". Mais, d'une manière générale, des attroupements étaient visibles à différentes artères de Libreville, dans l'attente d'un hypothétique taxi. Certains notamment ceux travaillant dans le secteur privé, ont préféré marcher pour ne pas être absent à leur poste.

Par contre, d'autres, particulièrement les fonctionnaires non véhiculés, ont regagné leurs domiciles après une longue attente.

La Société gabonaise de transports (Sogatra) n'étant pas capable de satisfaire la forte demande, à Rio, des élèves ont manifesté leur mécontentement pour n'avoir pas pu se rendre dans leurs lycées et collèges respectifs, faute de taxis.

Pour les leaders syndicaux, la circulation d'une minorité de taxis n'est pas une preuve de solidarité vis-à-vis de la corporation. "C'est une attitude que nous condamnons, d'autant plus que la revendication, si elleestsa6sfaite,profitera à tous les consommateurs d'hydrocarbures, y compris les entreprises comme la SEEG, la Setrag, les forestiers, etc", a déploré Jean-Robert Menié, président du Syltteg.

Mais les taximen ne sont les seuls à exprimer ce désarroi face à la décision gouvernementale. Il y a près d'une semaine, les transporteurs péri-urbains ont, en effet, revu à la hausse les tarifs de transport. C'est le cas, par exemple, de ceux qui exercent sur l'axe Libreville-Ntoum. Ils exigent au passager de payer désormais le double de ce qu'ils déboursaient jusqu'ici (500 F). Soit la somme de 1000 F. La situation qui prévaut en ce moment était d'autant plus prévisible que le gouvernement, à l'issue de la hausse des prix du carburant, n'a pris aucune disposition pour satisfaire le manque à gagner des transporteurs.

Ce qu'il faut craindre ici, c'est de voir des compatriotes abandonner le chemin de l'intérieur du pays à cause des tarifs revus à la hausse. Raymond Ndong Sima, directeur de Voyages et loisirs des tropiques (une agence de voyages qui dessert la province du Woleu-Ntem), avait déjà prévenu que cette la décision gouvernementale sera répercutée sur les tarifs de transport.

Source : Journal L'Union Plus du 13 Mars 2007

 



   

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IL nous a vraiment appris des tas de choses, le mouvement des transporteurs-