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Le quotidien l'Union du 12 Mars 2007

 

TENDANCE

Le viol : raccourci pour satisfaire sa libido ou a des fins fétichistes

Fait paradoxal que celui observé ces dernières années dans notre pays : au lieu de conquérir les femmes par les moyens appropriés, certains hommes préfèrent abuser d'elles en utilisant parfois la force. Pis encore, d'aucuns ne se privent pus d'assouvir leurs appétits sexuels en s'en prenant même aux mineures. Malgré les peines d'emprisonnement souvent infligées aux auteurs de ces actes criminels, le phénomène est plus que d'actualité.

 

 

Alain Régis Mbadoumou. Il a violé sa nièce de six ans aux Bas de Gué-Gué

 

Fredy Ibwanga, Joe Abandja Abandja et Anicet Benga Bouala, auteurs d'un viol sur une jeune femme à Ozangué

 

Le petit Jonathan, qui a violé sa propre cadette de trois ans Derrière-l'hôpital

  SALE temps pour les créatures féminines. Pourchassées par des hommes lascifs, certaines d'entre elles se voient souvent contraintes d'avoir des rapports sexuels contre leur gré. Parfois sous la menaces d'une arme. En fait, il s'agit d'individus dénués de tout esprit de tendresse, d'affection et de pitié, qui se livrent souvent à des viols pourtant punis par la loi.

Malgré les peines d'emprisonnement souvent infligées aux auteurs de ces actes, nombreux sont ceux qui utilisent toujours le viol comme raccourci pour satisfaire leur libido. Là où le bât blesse, c'est que d'aucuns ne se privent plus d'agresser sexuellement même des mineurs. Toute chose qui se le problème de moralité au sein notre société. Il ne se passe plus une semaine sans que l'on enregistre un cas de viol à Libreville et dans les provinces.

Le comble est que certains de ces crimes sont parfois doublés d'inceste. C'est ainsi qu'il n'est plus rare de voir un homme entretenir des relations sexuelles avec sa propre fille. A Kinguélé, F. N., un homme d'une trentaine d'années, « sortait » avec sa propre fille Jessica, âgée de neuf ans seulement. A Agondjé, un autre homme avait transformé sa propre fille en épouse après la séparation d'avec sa mère.

Aux Belles-Peintures, E. A. Nz., un homme d'une trentaine d'années, agressait sexuellement sa fille Cynthia, âgée de neuf ans, qu'il malmenait au quotidien. Non loin de là, à Plein-ciel, plus précisément, Olivier Ibwanga, un autre homme d'une trentaine d'années n'avait pas trouvé mieux que de "renverser sur le lit" Francilia, une fille de seize ans dont il est pourtant le père nourricier.

Dans la plupart de cas, les violeurs profitent souvent de la séparation d'avec les mères de ces enfants ou de l'absence de leurs compagnes. Puisque certains pères plantent le décor, leurs fils ne se privent pas d'entrer dans la danse. Ainsi un aîné n'hésite plus à abuser sexuellement de sa propre petite sueur. La semaine dernière, Jonathan 0., un petit garçon de treize ans, a fait perdre la virginité à sa soeur cadette Keren M. M., âgée de trois ans seulement au quartier Derrière-l'hôpital. C'est en procédant à la toilette de l'enfant, que Nadège M., la mère de celle-ci s'est rendu compte que sa créature avait été victime d'une agression sexuelle.

Aux Bas de Gué-Gué, A-R M., un homme de trente-trois ans, a violé, le 27 février dernier, sa propre nièce prénommée Ashley, âgée de six ans.

Lorsque des jeunes garçons en proie à leurs instincts ne trouvent pas de quoi l'alimenter dans leur cercle familial, ils se tournent généralement vers le voisinage ou les camarades de leurs soeurs. 23 février dernier, Térence T. Z, un jeune homme de seize ans, domicilié à Nzeng-Ayong, s'est jeté sur la petite Sandy-Livia, âgée de 11 ans, qui venait rendre visite à sa cadette Mahsia.

Dans un contexte marqué par la surpopulation féminine, de tels agissements choquent autant qu'ils étonnent. Car, à Libreville, par exemple, les créatures féminines en quête de partenaires abondent.

Il suffit d'aiguiser la langue ou de se munir de queues espèces sonnantes et trébuchantes pour trouver pitance. Mais à y regarder de près, certains viols ont des motivations autres que la satisfaction de la libido. En effet, des hommes âgés, membres de certaines sociétés secrètes puiseraient de l'énergie en leurs propres créatures. D'où, évidemment, la recrudescence des cas d'incestes enregistrés dans certains milieux. A Bel-Air, un homme est allé jusqu'à engrosser sa propre cadette. Toute chose qui a choqué la conscience collective.

Si l'on peut reprocher une certaine lasciveté a une partie de la gent masculine, il n'en demeure pas moins que certaines créatures féminines sont les premières à favoriser les viols. Les tenues vestimentaires souvent arborées seraient, dit-on, les détonateurs des malheurs qui pleuvent parfois sur elles. Un autre acteur important serait l'organisation familiale. A ce qu'il semble, le fait de mélanger souvent les filles et les garçons dans une même chambre accroîtrait les risques de viol et d'inceste aux conséquences multiples.

Or, les familles démunies n'ont pas d'autres choix que celui de se loger dans des maisons au nombre de chambres très limité en raison de la cherté du loyer. Ce qui astreint de nombreux parents à mélanger les filles et les garçons dans une meure pièce. Une autre paire de manches est le voisinage entre parents et progéniture dans la même chambre. A ce niveau, le risque est souvent grand de voir les enfants devenir des voyeurs, très souvent tentés d'initier leurs propres expériences, dans cette confusion de cris et de chuchotis.

Source : Journal L'Union Plus du 12 Mars 2007

 



   

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