TENDANCE
Le viol
: raccourci pour satisfaire sa libido ou a des
fins fétichistes
Fait paradoxal que celui
observé ces dernières années dans notre pays :
au lieu de conquérir les femmes par les moyens
appropriés, certains hommes préfèrent abuser
d'elles en utilisant parfois la force. Pis
encore, d'aucuns ne se privent pus d'assouvir
leurs appétits sexuels en s'en prenant même aux
mineures. Malgré les peines d'emprisonnement
souvent infligées aux auteurs de ces actes
criminels, le phénomène est plus que
d'actualité.
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Alain Régis Mbadoumou. Il a violé sa
nièce de six ans aux Bas de Gué-Gué |
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Fredy Ibwanga, Joe Abandja
Abandja et Anicet Benga Bouala,
auteurs d'un viol sur une jeune
femme à Ozangué |
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Le petit Jonathan, qui a violé sa
propre cadette de trois ans
Derrière-l'hôpital |
SALE temps pour les
créatures féminines. Pourchassées par des hommes
lascifs, certaines d'entre elles se voient
souvent contraintes d'avoir des rapports sexuels
contre leur gré. Parfois sous la menaces d'une
arme. En fait, il s'agit d'individus dénués de
tout esprit de tendresse, d'affection et de
pitié, qui se livrent souvent à des viols
pourtant punis par la loi.
Malgré les peines
d'emprisonnement souvent infligées aux auteurs
de ces actes, nombreux sont ceux qui utilisent
toujours le viol comme raccourci pour satisfaire
leur libido. Là où le bât blesse, c'est que
d'aucuns ne se privent plus d'agresser
sexuellement même des mineurs. Toute chose qui
se le problème de moralité au sein notre
société. Il ne se passe plus une semaine sans
que l'on enregistre un cas de viol à Libreville
et dans les provinces.
Le comble est que certains de
ces crimes sont parfois doublés d'inceste. C'est
ainsi qu'il n'est plus rare de voir un homme
entretenir des relations sexuelles avec sa
propre fille. A Kinguélé, F. N., un homme d'une
trentaine d'années, « sortait » avec sa propre
fille Jessica, âgée de neuf ans seulement. A
Agondjé, un autre homme avait transformé sa
propre fille en épouse après la séparation
d'avec sa mère.
Aux Belles-Peintures, E. A.
Nz., un homme d'une trentaine d'années,
agressait sexuellement sa fille Cynthia, âgée de
neuf ans, qu'il malmenait au quotidien. Non loin
de là, à Plein-ciel, plus précisément, Olivier
Ibwanga, un autre homme d'une trentaine d'années
n'avait pas trouvé mieux que de "renverser
sur le lit" Francilia, une fille de seize
ans dont il est pourtant le père nourricier.
Dans la plupart de cas, les
violeurs profitent souvent de la séparation
d'avec les mères de ces enfants ou de l'absence
de leurs compagnes. Puisque certains pères
plantent le décor, leurs fils ne se privent pas
d'entrer dans la danse. Ainsi un aîné n'hésite
plus à abuser sexuellement de sa propre petite
sueur. La semaine dernière, Jonathan 0., un
petit garçon de treize ans, a fait perdre la
virginité à sa soeur cadette Keren M. M., âgée
de trois ans seulement au quartier
Derrière-l'hôpital. C'est en procédant à la
toilette de l'enfant, que Nadège M., la mère de
celle-ci s'est rendu compte que sa créature
avait été victime d'une agression sexuelle.
Aux Bas de Gué-Gué, A-R M.,
un homme de trente-trois ans, a violé, le 27
février dernier, sa propre nièce prénommée
Ashley, âgée de six ans.
Lorsque des jeunes garçons en
proie à leurs instincts ne trouvent pas de quoi
l'alimenter dans leur cercle familial, ils se
tournent généralement vers le voisinage ou les
camarades de leurs soeurs. 23 février dernier,
Térence T. Z, un jeune homme de seize ans,
domicilié à Nzeng-Ayong, s'est jeté sur la
petite Sandy-Livia, âgée de 11 ans, qui venait
rendre visite à sa cadette Mahsia.
Dans un contexte marqué par
la surpopulation féminine, de tels agissements
choquent autant qu'ils étonnent. Car, à
Libreville, par exemple, les créatures féminines
en quête de partenaires abondent.
Il suffit d'aiguiser la
langue ou de se munir de queues espèces
sonnantes et trébuchantes pour trouver pitance.
Mais à y regarder de près, certains viols ont
des motivations autres que la satisfaction de la
libido. En effet, des hommes âgés, membres de
certaines sociétés secrètes puiseraient de
l'énergie en leurs propres créatures. D'où,
évidemment, la recrudescence des cas
d'incestes enregistrés dans certains milieux. A
Bel-Air, un homme est allé jusqu'à engrosser sa
propre cadette. Toute chose qui a choqué la
conscience collective.
Si l'on peut reprocher une
certaine lasciveté a une partie de la gent
masculine, il n'en demeure pas moins que
certaines créatures féminines sont les premières
à favoriser les viols. Les tenues vestimentaires
souvent arborées seraient, dit-on, les
détonateurs des malheurs qui pleuvent parfois
sur elles. Un autre acteur important serait
l'organisation familiale. A ce qu'il semble, le
fait de mélanger souvent les filles et les
garçons dans une même chambre accroîtrait les
risques de viol et d'inceste aux conséquences
multiples.
Or, les familles démunies
n'ont pas d'autres choix que celui de se loger
dans des maisons au nombre de chambres très
limité en raison de la cherté du loyer. Ce qui
astreint de nombreux parents à mélanger les
filles et les garçons dans une meure pièce. Une
autre paire de manches est le voisinage entre
parents et progéniture dans la même chambre. A
ce niveau, le risque est souvent grand de voir
les enfants devenir des voyeurs, très souvent
tentés d'initier leurs propres expériences, dans
cette confusion de cris et de chuchotis.