A PROPOS DE L'AUGMENTATION DES
PRIX DU CARBURANT
Les
syndicats des transports urbains et
inter-urbains en grève dès ce lundi
Ces syndicats ont décidé, à
l'issue de leur Assemblée générale tenue samedi,
d'observer deux jours de pause à partir
d'aujourd'hui afin d'amener l'Etat à revoir sa
décision. Ils menacent également d'augmenter le
prix d u transport dès mercredi.
EN
RÉACTION à la décision prise par les autorités
du pays d'augmenter des prix du carburant, onze
syndicats du secteur des transports urbain et
inter-urbain ont tenu une imPortante assemblée
générale samedi dernier, dans l'une des salles
du complexe scolaire « Les Soeurs bleues »; sis
à l'ancienne Gare routière de Libreville.
Dirigée par trois centrales syndicales, le
Syndicat libre des transporteurs terrestres du
Gabon (SYLTTEG), le Syndicat autonome des
transporteurs urbains et inter-urbains du Gabon
(SATUIG) et le Syndicat national des
propriétaires des taxis du Gabon (SYNAPROTAG),
cette Assemblée générale avait pour but de
trouver un consensus, face à cet épineux
problème de la flambée du prix du carburant.
Lors de cette rencontre, les
syndicats ont décidé à l'unanimité d'observer,
dès ce lundi 12 mars 2007, un mouvement d'humeur
de deux jours afin d'amener le gouvernement à
revoir cette mesure avec conséquences pour
l'ensemble des automobilistes. Si rien n'est
fait durant ces deux jours d'arrêt de travail,
ces syndicats envisagent une augmentation des
prix du taxi à Libreville et à Owendo dès
mercredi prochain.
"Compte tenu de
l'entêtement du gouvernement à maintenir une
décision nocive pour notre secteur d'activité et
pour l'ensemble des consommateurs du Gabon,
maintien constaté lors de la déclaration de
politique générale du Premier ministre, chef du
gouvernement, le Sylteg, le Satuig, le Syna
protag, réunis en Assemblée générale élargie aux
syndicats amis, ont décidé unanimement
l'observation d'une pause de protestation de
48heureslundi et de l'augmentation des prix de
transport dès le mercredi 14 mars 2007." a
déclaré jean Robert Menié, président du Sylteg
et porte-parole des syndicats des transports
terrestres.
Un dossier crucial de plus
sur la table du gouvernement lorsqu'on imagine
ce que peut engendrer un arrêt de taxis dans
notre capitale où le transport urbain fait
cruellement défaut avec la "mort" progressive de
la Sogatra. Une chose est au moins certaine, un
arrêt des taxis, ne fût ce qu'un seul Jour à
Libreville et à Owendo va entraîner un manque à
gagner à l'économie nationale ainsi qu'à nos
administrations publiques et privées.