DISCOURS DE POLITIQUE GÉNÉRALE
DU PREMIER MINISTRE
Le
Premier ministre propose une nouvelle approche
budgétaire
Le chef du gouvernement a
affiche la volonté de son équipe a changer de
méthode pour améliorer le quotidien des
Gabonais, par la mise en place des budgets
programmes. Pour ce faire, il a plaidé en faveur
d'une plus grande collaboration entre les
pouvoirs, estimant qu'il ne saurait y avoir de
combat malsain, en dépit du principe de la
séparation des pouvoirs, pour la satisfaction
des nombreuses et pressantes attentes des
populations. .
LE
Premier ministre Jean Eyéghé Ndong a proposé;
hier vendredi 9 mars 2007, devant les députés,
une nouvelle approche budgétaire destinée à
concrétiser les Actes pour le Gabon qui se
traduira par des budgets programmes accordant
des priorités à des secteurs générateurs
d'emplois et de richesses dans le pays.
C'est
une nouvelle impulsion que le gouvernement
entend donner à la gestion des finances
publiques du pays, même si, en soi, elle n'est
pas inédite puisqu'elle a souvent été souhaitée,
sinon énoncée par le Premier ministre en
personne, comme pratique de gestion. Ce qui lui
donne toute son importance dans ce contexte
économique et financier difficile. Elle conduira
à de nouveaux arbitrages lors de l'élaboration
du budget d'investissement de manière à rompre
avec la pratique du saupoudrage des utilisée
avec des fortunes diverses. Il s'agit pour le
chef du gouvernement de substituer la classique
logique de moyens qui a, jusque-là, prévalu, à
une logique de résultats, prenant en compte les
objectifs à atteindre.
Le Premier ministre et son
équipe s'engagent donc, à oeuvrer plus que lors
de sa première année de ministère, a concrétiser
le programme sur la base duquel le président
Omar Bongo Ondimba a été élu, notamment, en
mettant plus d'accent sur la route,
l'agriculture, l'habitat, etc. Lesquels secteurs
constituent, en sus de la santé, l'éducation qui
sont des préoccupations majeures des
populations. Et qui, après avoir obtenu un
engagement financier conséquent, devraient
conduire, à soutenir davantage et assurer une
distribution des richesses qui se traduira plus
que par le passé, par le financement du social,
de la santé, de l'éducation,de la formation
professionnelle, etc. .
RESPONSABILITE• Dans le
contexte économique et financier difficile que
traverse le pays, au regardes faibles
indicateurs économiques, le fardeau de la dette
qui englobe une grande part des ressources
budgétaires, la montée de la précarité et des
inégalités, d'une part, et l'insuffisance des
actes posés, malgré les fonds alloués à
plusieurs secteurs, d'autre part, cette nouvelle
orientation donnée à la politique budgétaire du
gouvernement devrait naturellement donner une
nouvelle lisibilité aux budgets de l'Etat, de
même, assurer une meilleure efficacité de la
dépense budgétaire. Notamment à travers es
investissements plus contrôlés, rentables et
bénéfiques visant à répondre aux nombreuses et
pressantes préoccupations des populations.
Reste que si cette approche
novatrice peut déboucher sur des résultats
probants au plan des investissements à travers
une meilleure programmation, sa réussite dépend
tout autant du soutien et d'un sens profond et
partagé des responsabilités de l'ensemble des
pouvoirs publics.
C'est dans cette optique que
le Premier ministre, Jean Eyéghé Ndong, a
souhaité, au préalable, une collaboration plus
étroite entre le gouvernement et le Parlement,
associés par la Constitution, dans l'élaboration
des lois. En effet, en dépit du principe de
séparation des pouvoirs, cette collaboration
plus étroite entre ces deux pouvoirs que le chef
du gouvernement appelle de tous ses voeux
s'explique, notamment, par le souci affirmé de
son équipe de mettre en oeuvre le projet les
Actes pour le Gabon. Un objectif majeur assigné
à l'équipe gouvernementale formée au lendemain
des législatives 2006 remportées par le Parti
démocratique gabonais, qui exige pour être
atteint, que tous agissent ensemble pour le bien
des populations. II faut , dans la logique qui
sous-tend l'important discours de politique
générale du Premier ministre Jean Eyéghé Ndong,
reconnaître le fait que le Parlement, qui compte
en son sein diverses sensibilités politiques, et
le gouvernement jouent des rôles importants dans
la vie de la nation. Ce qui justifie pleinement
qu'ils entretiennent cette étroite
collaboration, sans laquelle l'Exécutif dans son
ensemble ne saurait poursuivre sa politique
économique et sociale destinée à assurer le
mieux-être des Gabonais.
LOGIQUE D'ACTIONS. L'Etat
étant un, Eyéghé Ndong estime donc qu'il ne
saurait « y avoir de place pour un combat entre
les pouvoirs qui ont été distribués ».Cela, pour
dire que face à l'ampleur des préoccupations des
Gabo nais, tous les pouvoirs publics
devraient se résoudre davantage à la résolution
de celles6ci. Ils doivent, pour ce faire, rompre
avec certains comportements et autres pratiques
malsaines et déviantes faits de coups bas,
chausse-trappes, détournements, etc, qui nuisent
au développement du pays et à l'action des
gouvernants contraints de se détourner des
objectifs prioritaires pour se focaliser sur des
questions autres que les préoccupations majeures
du peuple. Lequel n'attend pas d'eux, des
campagnes permanentes sourdes ou souterraines de
tentatives de déstabilisation, de diabolisation
de tel responsable politique, ou des mises en
scène destinées à créer des conflits entre
acteurs politiques. Mais qu'ils prennent a
bras-le-corps leurs attentes, inquiétudes et
problèmes. C'est pourquoi le Premier ministre
les a tous invités à plus de responsabilité en
s'inscrivant dans une logique d'actions. Qui
doit les amener, au final, à satisfaire les
besoins en infrastructures (voies de
communication, équipements collectifs), à
trouver des réponses aux difficultés récurrentes
d'accès aux soins de santé, à l'éducation, à
l'emploi et à un logement décent et apporter des
solutions aux problèmes de l'agriculture, de
l'élevage, de la pêche, etc.