Pour moi quoi...
LA lutte contre l'insécurité
est un combat de tous les jours, servi par des
moyens appropriés. Il ne suffit donc pas de
lancer sur le terrain à grand son de trompe, de
nouveaux éléments pour notre police, ni
constater une petite accalmie sur le front pour
croire (ou faire croire) que c'est gagné, quoi.
Pourquoi est-ce que je parle
comme ça, mes chers frères Makaya perplexes ? Eh
bien, parce que je réalise que toutes les
conditions ne sont pas réunies pour que les
flics boutent hors de Libreville-les-agressions
tous les malfaiteurs qui y terrorisent de
paisibles citoyens.
Selon le neveu du cousin
germain de la grand-soeur de la tante de ma
bonamie, c'est-à-dire mon propre "mougoye"; la
police de proximité instaurée parles nouvelles
autorités du ministère des affaires internes
manque encore d'équipements pour bien faire sa
mission.
En dehors de véhicules qu'on
rencontre dans les rues de la capitale, les
flics n'auraient ni armes, ni matraques, ni
imperméables pour intervenir dans des situations
difficiles.
Pis encore, le carburant leur
manquerait parfois. Ce qui, selon mon "mougoye";
expliquerait l'absence d'agents dans certains
carrefours stratégiques de la ville.
Quand nous avons appris cela,
mes amis de la réunion des parents d'élèves du
PK8 et moi avons laissé tomber nos motorola de
moussoungou. « Tchouôâô !Ils n'ont pas fini de
nous tromper », que nous nous sommes écriés !
Comment peut-on lésiner sur les moyens vis-à-vis
d'une unité chargée d'une si délicate mission
comme la sécurisation de la ville ?
Je pose cette question parce
que les mauvaises langues avaient fait état du
déblocage de quelque trois milliards de dolès
pour équiper la police. Où est passé tout ce "miang"
?
On va encore me dire que ce
sont les quelques véhicules flambant neufs et
les rares petites cabanes d'abris là qui ont
avalé ce pactole ?En tout cas, moi Makaya,
j'attends des explications à ce sujet. On ne
peut pas continuer à badiner avec les problèmes
qui concernent la vie de citoyens,
quoi...
... Makaya