CONFLIT SOCIAL/ LE MINISTRE DU
TRAVAIL RENCONTRE LE SYNAT
Aplanir
les divergences pour avancer ensemble
C'était l'objet de la
rencontre de mercredi dernier entre Christiane
Bitou at et les membres du Syndicat national des
agents de l'administration du Travail (Synat).
LE
ciel s'éclaircit du côté du ministère du Travail
et de l'Emploi, avec la rencontre de mercredi
dernier entre Christiane Bitougat et le Syndicat
national des agents de l'administration du
travail (Synat). La démarche de Mamas Mavoungou,
le président dudit syndicat, s'explique par des
avancées significatives, tout au moins, sur deux
des trois points d'achoppement qui ont
empoisonné la collaboration entre le ministère
et le syndicat.
Il s'agissait notamment, de
la prestation de serment des inspecteurs et
contrôleurs de travail, de la carte
professionnelle et l'épineux problème des
arrêtés et textes réglementaires, toujours en
négociation avec le ministère des Finances.
Après avoir fait siennes les revendications du
syndicat, la ministre du Travail attendait cette
fois que le syndicat fasse, lui aussi, la
démonstration de sa volonté à avancer ensemble.
Avec, certainement, l'usure du mouvement, les
syndicalistes n'avaient plus d'autre alternative
que de s'asseoir autour d'une table avec leur
tutelle, et ainsi évoquer, les différents points
de désaccord.
Rappelons qu'en une année,
Christiane Bitougat, s'est battue pour rendre au
ministère du Travail ses lettres de noblesse
avec, pêle-mêle: la reprise des prestations de
serment, alors que les dernières dataient de
1999, l'établissement des procédures
d'attribution de la carte professionnelle et,
enfin, le problème des arrêtés et textes
réglementaires, même si, du côté du ministère
des Finances, les choses semblent stagner.
Conscient de ce que beaucoup
a été fait, le président du Synat a invité son
patron à tourner la page et à manifester sa
volonté d'avancer ensemble, par un dialogue
franc et constructif. "Le linge sale se lave
en famille et je comprends le bien-fondé de
votre démarche", a répondu la ministre aux
membres du Synat.
Aussi, sans être opposée au
mouvement de grève lancé par les agents du
travail, la ministre a fait part de son
étonnement, face au manque de dialogue entre le
Synat et la tutelle. Une attitude qui a
entretenu des malentendus. Ceci, en dépit de la
bonne volonté affichée par la ministre du
travail, à vouloir travailler avec le syndicat.
Cependant, alors que les
grévistes envahissaient les médias, pour
dénoncer, non seulement les points de désaccord,
mais aussi, les méthodes opérationnelles de la
tutelle, au ministère du Travail, les choses
avançaient tant bien que mal, afin de trouver
une solution aux préoccupations du Synat.
Les résultats sont connus de
tous: la prestation de serment de 110 agents sur
un total de 113. Il ne reste donc plus que les
trois inspecteurs de la province du Haut-Ogooué.
Et à ce propos, des assurances ont été données
par la ministre pour l'organisation, sans
délais, de la cérémonie de leur prestation de
serment.
Conciliante et ouverte au
dialogue, la ministre du Travail s'est posée en
rassembleuse, déclarant aux uns et aux autres sa
ferme volonté de travailler en toute
transparence, la main dans la main, avec toutes
les intelligences du ministère du travail.
A propos des critiques
formulées par le président du Synat sur les
fonds générés par les activités du ministère, là
aussi, Christiane Bitougat a été un peu plus
clair: "c'est bien vous, Mamas Mavoungou, qui
m'avez appris les stratégies pour sortir
l'argent de la casse et je n'ai jamais touché
à cet argent".
Avec cette déclaration,
Christiane Bitougat a voulu éclairer la lanterne
des uns et des autres sur ce dossier, qui a
failli entamer gravement, la crédibilité du
ministère.