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Le quotidien l'Union du 09 Mars 2007

 

HYDROCARBURES / AUGMENTATION DU PRIX DE CARBURANT A LA POMPE

Gouvernement et opérateurs à la recherche de solutions viables

Hier, le directeur général de la Caisse de stabilisation et de péréquation, Mathias Otounga Ossibadjouo, s'est entretenu avec les responsables de l'Amicale des transporteurs d'hydrocarbures pour évaluer les conséquences de la décision d'augmenter le prix de carburant afin de proposer des solutions qui arrangeraient les deux parties.

LA décision d'augmenter les prix du super et du gasoil continue de susciter des commentaires, à défaut du courroux, sur l'ensemble du pays. Alors que les transporteurs des personnes évoquent la possibilité d'augmenter les tarifs de transport, les transporteurs d'hydrocarbures menacent de mettre la clé sous le paillasson.

Tenant compte des lourdes conséquences des deux menaces, le gouvernement, par le biais de la Caisse de stabilisation et de péréquation, a convoqué, hier, les transporteurs 'hydrocarbures (uniquement) pour recevoir à chaud leur sentiment à la suite de la hausse du prix de carburant.

Cette table-ronde a permis aux deux parties d'évaluer réellement le niveau des problèmes posés par la mesure gouvernementale. Mieux, c'était l'occasion, pour les transporteurs, de proposer des solutions qui permettraient d'amoindrir leurs charges.

Des solutions qui, du reste, permettraient d'éviter la persective de ne ravitailler que les localités possédant un réseau routier bitumé. «Le gouvernement a besoin de vous pour alimenter l'intérieur du pays, notamment. Ensemble, nous devons éviter les ruptures d'approvisionnement vers l'hinterland, notamment», a, d'entrée, déclaré le directeur général de la Caistab, Mathias Otounga Ossibadjouo.

Il faut rappeler que le souci majeur du gouvernement est de mettre fin à la subvention du carburant. La situation des finances publiques est l'un des motifs qui favorisent cette démarche, laquelle doit permettre à l'Etat de faire des économies pour réinvestir dans d'autres secteurs.

Quoi qu'on en dise, cette démarche mérite d'être encouragée, tant par les populations gabonaises que par les transporteurs d'hydrocarbures. La préoccupation de ces derniers résulte du fait que cette augmentation constitue une charge supplémentaire, dans la mesure où le gasoil, par exemple, représente entre 25 et 30% des charges pour certains.

«Il est clair, à ce rythme-là, que certains transporteurs d'hydrocarbure se retrouveront avec des charges supplémentaires mensuelles allant de 3 à 5 millions de francs», s'est inquiété Alain-Claude Kouakoua, président de l'Amicale des transporteurs d'hydrocarbures.

Le responsable des transporteurs d'hydrocarbures s'étonne aussi de l'augmentation de la taxe sur la valeur ajouté (TVA) et du prélèvement d'une taxe sur le «stock de sécurité de carburant», alors que celui-ci n'existe guère.

Notons qu'au sortir de la réunion à la Caistab, Alain-Claude Kouakoua s'est réjoui de la proposition du directeur général de cette structure de créer une commission paritaire qui examinera la mesure gouvernementale. Il faudra à cette commission proposer des solutions qui arrangeraient, non seulement le gouvernement et les transporteurs, mais aussi l'ensemble des usagers de la route et autres opérateurs économiques consommateurs de carburant (forestiers, SEEG, etc). Car, si la mesure est maintenue, c'est l'ensemble des opérateurs du secteur des transport terrestre qui reverra à la hausse leurs tarifs. Nous y reviendrons.

Source : Journal L'Union Plus du 09 Mars 2007

 



   

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