FIN DE LA 1 ÈRE SESSION
ORDINAIRE DU CONSEIL ÉCONOMIQUE ET SOCIAL
Le CES
exprime sa préoccupation face à l'augmentation
du prix du carburant
Se réjouissant néanmoins des
mesures sociales initiées spontanément en faveur
des populations, cette Institution entend, se
saisir sous peu de cette question. But: obtenir
de plus amples éclaircissements du gouvernement.
EN
présence du chef du gouvernement, Jean Eyéghé
Ndong et de son vice-Premier ministre en charge
des Relations avec le Parlement et les
Institutions constitutionnelles, Emmanuel Ondo
Methogo, des ministres, des ambassadeurs
accrédités dans notre pays, des représentants
des Organismes internationaux et régionaux, et
des partenaires au développement, les travaux de
la première session ordinaire du Conseil
économique et social se sont achevés hier à la
cité de la Démocratie, après deux semaines
d'intenses et fructueux débats sur les sujets
abordés.
Antoine de Padoue Mboumbou
Miyakou s'est réjoui de la présence du Premier
ministre. Dénotant ainsi de tout « l'intérêt
que le gouvernement accorde de plus en plus aux
activités du Conseil économique et social dont
j'ai la charge ».
Cette session ordinaire qui
s'achève, en attendant la deuxième de l'année
2007 prévue conformément à la Constitution pour
se tenir le 1er mardi de septembre, aura
cependant été riche en enseignements,
l'Assemblée du Conseil, tout au long des
travaux, avant procédé à une série d'auditions.
Signalons que la communication faite en amont
par Christian Dors, secrétaire général du
Conseil économique et social de France, invité
par le président Mboumbou Miyakou et le Bureau
du Conseil, pour venir exposer sur « les
missions, le rôle et le fonctionnement du CES
français » - un modèle sur lequel notre CES
s'inspire -, a eu un mérite, celui d'avoir
édifié plus d'un Conseiller de la République.
Econome de mots, l'Assemblée du Conseil aura
retenu que le Conseil économique et social de
France, créée en 1929, est la troisième
assemblée constitutionnelle française qui joue
pleinement son rôle de conseiller des pouvoirs
publics français dans les domaines économiques
et sociaux. Et qu'en conséquence, il est « le
lieu privilégié du dialogue entre les
différentes catégories socioprofessionnelles ».
Hier, dans son discours de
clôture, le président Antoine de Padoue Mboumbou
Miyakou a exprimé la préoccupation de son
Institution face à l'augmentation du prix du
carburant à la pompe, notamment le super vendu
désormais à 595 Frs et le gasoil qui passe de
370 à 475 frs.
Car pour son Institution, si
cette mesure qualifiée d'impopulaire par les
différents consommateurs peut certes se
justifier sur le plan économique, il n'en
demeure pas R moins que celle-ci, du fait de 'y
son application rapide et inattendue dans les
faits, porte aussi en elle des germes de
contestation.
CANEVÂS ET AUDITIONS •
Aussi en sa qualité de médiateur incontournable
entre le gouvernement et la société civile, le
CES s'est-il proposé de se saisir assez
rapidement de cette question aux « conséquences
néfastes sur le pouvoir d'achat des populations
gabonaises » et parvenir, par-dessus tout, aux
éclaircissements du gouvernement qui, le
lendemain même de cette augmentation, a annoncé
une série de mesures sociales en faveur des
populations.
Toute réaction que le
président Mboumbou Miyakou a salué, non sans
reconnaître dit y a dans cette façon de aire du
gouvernement, un souci réel et permanent de
positiver (sa) politique sociale. Pour lui, si
elles sont appliquées, les mesures énoncées, il
y a quelques jours, par le ministre ~'Etat aux
Finances, Paul Toungui, constitueront
indiscutablement un apaisement social
inestimable.
Durant les quinze Jours des
travaux, le Conseil économique et social a
auditionné plusieurs personnalités dans la salle
Mengane de la cité de la Démocratie. Sur des
sujets aussi divers que variés.
D'abord Thierry Ngomo, membre
du Comité national des négociations sur les
Accords de partenariat économique ACP/U E.
Ensuite le ministre Emile
Doumba et le vice-Premier ministre Georgette
Koko. Leurs deux départements ministériels:
Environnement; et Économie forestière ...étant
liés au thème principal de cette session
ordinaire et qui portait sur : «secteurs
forêt, pêche et aquaculture, aires protégées et
environnement ».Des domaines jugés tous
porteurs par (Assemblée du Conseil, car
générateurs de richesses et pourvoyeurs
d'emplois nouveaux avec un accroissement des
revenus des ménages et des entreprises.
La forêt gabonaise doit donc
faire (objet d'une valorisation qui tienne
compte des contraintes imposées parle marché
international et des préoccupations nationales
en matière d'aménagement du territoire. C'est le
dénominateur commun relevé dans les deux exposés
de ces membres du gouvernement Eyeghé Ndong II.
SEEG ET INDICATIONS.
Revenant sur la problématique liée aux
délestages quasi permanents de la Société
d'énergie et d'eau du Gabon (Seeg) qui causent
davantage de torts, le Conseil économique et
social souhaite que soit respecté l'engagement
ferme pris par son président directeur général,
François Ombanda, au cours de son audition
devant les Conseillers de la République, le 4
mars dernier, afin de corriger assez rapidement
cette situation déplorable, dommageable et
gênante.
Des lauriers ont du reste été
tressés aux différents conseillers économiques
et sociaux. Antoine de Padoue Mboumbou Miyakou
s'est félicité du sérieux et de la qualité des
débats dont les uns et les autres ont fait
montre. « Je puis me rassurer que vous avez su,
comme par le passé, impulser une dynamique
réelle à notre Institution, démontrant à
suffisance le degré d'intérêt et de maturité que
chacun d'entre vous forte aux sujets qui ont été
traités ».
Gageons que le gouvernement
de la République trouvera dans les conclusions
rendues hier des travaux du CES, une masse
d'indications aussi importantes qu'utiles pour
l'orientation de ses choix futurs.