DÉCLARATION DE POLITIQUE
GÉNÉRALE DU PREMIER MINISTRE AUJOURD'HUI
Jean
Eyéghé Ndong face aux attentes des Gabonais
Le chef du gouvernement va
dévoiler les grands axes de son action à
l'Assemblée nationale. D'aucuns s'attendent à ce
que celle-ci prenne en compte les préoccupations
des populations. Notamment des couches les plus
faibles. Ce critère devrait inspirer les députés
au moment de se prononcer sur la suite à donner
à son intervention.
LA
Constitution exige que le Premier ministre chef
du gouvernement présente devant l'Assemblée
nationale, dans un délai de 45 jours au plus
tard après sa nomination, son programme de
politique générale. Lequel donne lieu à un
débat, suivi d'un vote de confiance. Le vote est
acquis à la majorité absolue des députés. C'est
donc pour souscrire à cette exigence que Jean
Eyéghé Ndong, qui' avait été nommé le 24 janvier
dernier se rendra, dans l'après-midi, au palais
Léon Mba, siège de la première Chambre du
Parlement.
Face à l'honorable Guy Nzouba
Ndama, le président de ladite institution, et
ses collègues, le locataire de l'immeuble du
2-Déceriibre dévoilera les grands axes de
l'action de son gouvernement. Celle-ci devra
refléter les grandes lignes du programme pour
lequel le chef de l'Etat, Omar Bongo Ondimba, a
été réélu en novembre 2005 «Mon Projet, des
Actes pour le Gabon». Document également
utilisé par les candidats des partis de la
majorité en général, notamment ceux du Parti
démocratique gabonais (PDG), lors des dernières
élections législatives de décembre 2006. Scrutin
à l'issue duquel, ils ont eu une large majorité
à l'Assemblée nationale.
La sortie du Premier ministre
aujourd'hui, intervient un an seulement après
celle, de la même nature, du 06 mars 2006. A
l'époque, Jean Eyéghé Ndong n'avait que quelques
deux mois à la tête du gouvernement. C'est donc
dire que le contexte de cet après-midi est
différent. D'abord parce que le chef du
gouvernement a déjà 1 an d'expérience. Puis,
parce que entre-temps, la configuration de
l'Assemblée nationale a changé, avec le
renforcement en quantité et en qualité de la
présence de l'opposition.
Dans tous les cas, à quelques
différences près, on imagine que la déclaration
du chef du gouvernement aujourd'hui ressemblera
fortement à celle du 06 mars 2006. On se
souviendra que Jean Eyéghé Ndong avait fait un
constat sans complaisance de la situation de
notre pays. Il avait reconnu en son temps que
«malgré les résultats appréciables et les
acquis indéniables que le Gabon a réalisés au
cours des dernières décennies, le vécu des
Gabonais est devenu de plus en plus
terne».
RECTIFICATIONS. Et parmi
les pesanteurs, le Premier ministre avait entre
autres cité le chômage, la pauvreté,
l'insécurité, le laxisme et la corruption dans
le service public. Revenant sur le projet de
société du résident de la République, l'ôte des
députés avait souligné que celui-ci s'articule
autour de cinq grands axes : la promotion d'une
croissance forte, soutenue; durable, et
génératrice d'emplois ; la lutte contre la
pauvreté et une plus grande justice sociale par
des actions dans les domaines de l'éducation, la
formation, la culture, la santé et l'habitat; la
promotion de la femme et la protection de la
veuve et de l'orphelin ; la prise en compte des
préoccupations des jeunes, notamment le chômage;
et la garantie de la paix.
On rappellera que d'une
manière générale, Jean Eyéghé Ndong avait
orienté son action vers plusieurs domaines dont
les plus importants étaient la santé,
l'éducation, la lutte contre le chômage, la
route et les Infrastructures la gestion de
l'environnement, la protection de la veuve et de
l'orphelin, la promotion de la culture
gabonaise, les sports et les loisirs, la
consolidation de la politique sociale,
l'agriculture et la sécurité alimentaire, la
communication, le redressement des finances
publiques, le remboursement de la dette, la
diversification de l'économie, etc. Tout comme
il avait pris personnellement l'engagement de
tout mettre en oeuvre pour combattre la
corruption et la gabegie.
Un an après, on peut
constater en toute objectivité que beaucoup a
été fait dans le cadre du social, même si
beaucoup reste à faire. On peut également
constater que la rigueur n'est pas encore au
rendez-vous dans certaines administrations quant
à la gestion des fonds publics.
D'aucuns espèrent
qu'aujourd'hui le Premier ministre a eu le temps
de faire le point des actions entreprises. II a
sans doute procédé a des rectifications. Il
revient aux députés d'apprécier, au-delà des
appartenances politiques des uns et des autres,
si oui ou non, le nouveau programme de politique
générale de M. Jean Eyeghé Ndong prend en compte
les préoccupations de leurs mandants. Afin
d'accorder ou non leur confiance à son
gouvernement.