Pour moi quoi...
IL y a des situations que
franchement moi, Makaya, je ne m'explique pas,
quoi. Pour ne pas tourner en rond, je vais tout
de suite vous raconter ce qui s'est passé dans
cette société chargée de commercialiser
notre bois-là. Pas plus tard que vendredi
dernier, l'Onéro qui coque là-bas a décidé
d'autorité de faire changer les serrures des
bureaux de deux cadres (en bois dur, siouplait
!) qu'il ne porterait pas dans son coeur.
En tendant bien l'oreille, le
neveu de .. c'est-à-dire mon propre "mougoye";
qui m'a rapporté l'histoire, a capté les
griefs qu'on leur fait. Au premier, pourtant
ressortissant du village d'Onéro, on soupçonne
une intelligence (qu'il reste à prouver) avec un
ennemi qui serait tapi dans un canard de la
place. Au second, on reproche son appartenance à
un parti d'opposition. De véritables aberrations
dans notre pays où notre chef à tous, qui est
au-dessus des partis, reçoit à la télé le patron
des maillots rouges. Au vu et au su de tout le
monde. Pour discuter.
Comment cet Onéro-là peut-il
avoir perdu son self-control et
faire casser les portes, au point qu'aujourd'hui
les pôvres cadres (désormais en bois de chauffe)
ne savent plus à quel saint se vouer ?
Avant-hier encore, il fallait les voir errer
dans les couloirs, comme de parfaits inconnus.
L'onéro a peut-être des
raisons pour montrer qu'il se chauffe, non de l'abanga
ni de l'okoumé, mais d'un bois très dur. Mais la
question est celle-ci : est-ce de cette manière
qu'il fallait procéder, le contact permanent des
forestiers rend-il à ce point broussard ? C''est
dommage qu'Onéro n'ait pas eu le courage de
recevoir les deux cadres pour leur demander des
explications, si tant est qu'appartenir à un
parti différent soit une faute
professionnelle.
Moi, Makaya, je suis déçu de
ce comportement venant d'un ancien gérant
de notre "miang" national et d'un ancien
ministre. On dit souvent qu'en vieillissant, le
vin devient meilleur. Mais avec de tels
comportements, on ne peut pas en dire autant de
certains hommes, quoi ...
... Makaya