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Le quotidien l'Union du 08 Mars 2007

 

FAIT DIVERS

Avortement fatal au cabinet médical les Dorcas

La victime, Mariette Ouine, une jeune fille tchadienne de 18 ans y a succombé à la suite d'une hémorragie consécutive à la déchirure du col de l'utérus.

MARIETTE Ouine, une adolescente de nationalité tchadienne, âgée de 18 ans et élève dans un établissement secondaire où elle préparait son Brevet d'études du premier cycle (BEPC), vient de trouver la mort dans le cabinet médical les Dorcas, situé derrière le magasin Ckdo du carrefour IAI, où elle s'était rendue pour une interruption volontaire de grossesse (IVG) de 4 mois et demi.

Les faits, tels qu'ils nous ont été rapportés par les agents de ce cabinet médical et par le compagnon de la jeune fille indiquent que la jeune Mariette Ouine et son copain, Mamoudou Sall, un Sénégalais de 23 ans, se sont présentés au surveillant général du cabinet médical les Dorcas, vendredi 2 mars dernier à 9 h pour procéder à l'avortement d'un foetus de 4 mois et demi, que la jeune fille ne voulait pas garder, à cause de l'examen du BEPC qu'elle devrait passer en fin d'année.

Selon les mêmes sources, après plusieurs tentatives de dissuasion de sa compagne pour qu'elle ne commette pas ce délit, Mamoudou Sall, sous la pression de sa dulcinée a fini par céder en donnant de l'argent à cette dernière aux fins d'avortement.

Une fois au cabinet médical, le surveillant général dans le respect des orientations de sa hiérarchie, fait appel à un gynécologue, Michel un technicien de santé de nationalité congolaise, âgé de 36 ans et exerçant dans un autre cabinet médical, basé au PK 5.

Sitôt arrivé, le technicien congolais établit un protocole d'intervention qu'il soumet à l'infirmière de service, Philomène Avome. Et ce, après qu'il se soit accordé avec son client qui, au lieu des 150 mille francs demandé par Michel Koulémikissa, le gynécologue, doit verser la somme de 110 mille francs en sa possession.

Aussitôt dit, aussitôt fait. Après avoir administré à la jeune fille un sérum de glucosé associé à du Spasfon et de Synthonondans une perfusion durant la matinée du vendredi 2 décembre 2007, l'attente, en vue de l'expulsion du foetus, puis du placenta, va durer jusqu'à 4 h du matin de samedi.

Ensuite, la jeune fille est gardée en observation dans ce cabinet médical, pour avoir perdu beaucoup de sang, suite â une hémorragie, consécutive à la déchirure du col de l'utérus. Et c'est là où l'infortunée a trouvé la mort je samedi 3 mars 2007 à 16 h.

Informés de la situation, les parents ont porté plainte à la fois contre le cabinet médical et l'auteur de la grossesse, Mamoudou Sall.

Signalons qu'après vérification de la brigade de recherches, il s'avère que ce cabinet médical dont 90% des employés sont des ressortissants congolais, est la propriété d'un certain Philibert Yangambi Bonyololo, lui aussi congolais naturalisé gabonais, un assistant médical. Alors que selon des informations en notre possession, ne sont autorisés à ouvrir des cabinets médicaux que des médecins.

Toute chose qui confirme l'amalgame dans lequel non seulement exercent ces praticiens, mais aussi celui qui règne dans notre administration où n'importe quelle signature peut s'acheter.

Interpellés puis placés en garde a vue à la Direction générale des recherches camp Roux, le propriétaire de ce cabinet et ses employés seront prochainement présentés devant le parquet pour répondre de leurs actes.

Source : Journal L'Union Plus du 08 Mars 2007

 



   

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