FAIT DIVERS
Avortement fatal au cabinet médical les Dorcas
La victime, Mariette
Ouine, une jeune fille tchadienne de 18 ans y a
succombé à la suite d'une hémorragie consécutive
à la déchirure du col de l'utérus.
MARIETTE
Ouine, une adolescente de nationalité
tchadienne, âgée de 18 ans et élève dans un
établissement secondaire où elle préparait son
Brevet d'études du premier cycle (BEPC), vient
de trouver la mort dans le cabinet médical les
Dorcas, situé derrière le magasin Ckdo du
carrefour IAI, où elle s'était rendue pour une
interruption volontaire de grossesse (IVG) de 4
mois et demi.
Les faits, tels qu'ils nous
ont été rapportés par les agents de ce cabinet
médical et par le compagnon de la jeune fille
indiquent que la jeune Mariette Ouine et son
copain, Mamoudou Sall, un Sénégalais de 23 ans,
se sont présentés au surveillant général du
cabinet médical les Dorcas, vendredi 2 mars
dernier à 9 h pour procéder à l'avortement d'un
foetus de 4 mois et demi, que la jeune fille ne
voulait pas garder, à cause de l'examen du BEPC
qu'elle devrait passer en fin d'année.
Selon les mêmes sources,
après plusieurs tentatives de dissuasion de sa
compagne pour qu'elle ne commette pas ce délit,
Mamoudou Sall, sous la pression de sa dulcinée a
fini par céder en donnant de l'argent à cette
dernière aux fins d'avortement.
Une fois au cabinet médical,
le surveillant général dans le respect des
orientations de sa hiérarchie, fait appel à un
gynécologue, Michel un technicien de santé de
nationalité congolaise, âgé de 36 ans et
exerçant dans un autre cabinet médical, basé au
PK 5.
Sitôt arrivé, le technicien
congolais établit un protocole d'intervention
qu'il soumet à l'infirmière de service,
Philomène Avome. Et ce, après qu'il se soit
accordé avec son client qui, au lieu des 150
mille francs demandé par Michel Koulémikissa, le
gynécologue, doit verser la somme de 110 mille
francs en sa possession.
Aussitôt dit, aussitôt fait.
Après avoir administré à la jeune fille un sérum
de glucosé associé à du Spasfon et de
Synthonondans une perfusion durant la matinée du
vendredi 2 décembre 2007, l'attente, en vue de
l'expulsion du foetus, puis du placenta, va
durer jusqu'à 4 h du matin de samedi.
Ensuite, la jeune fille est
gardée en observation dans ce cabinet médical,
pour avoir perdu beaucoup de sang, suite â une
hémorragie, consécutive à la déchirure du col de
l'utérus. Et c'est là où l'infortunée a trouvé
la mort je samedi 3 mars 2007 à 16 h.
Informés de la situation, les
parents ont porté plainte à la fois contre le
cabinet médical et l'auteur de la grossesse,
Mamoudou Sall.
Signalons qu'après
vérification de la brigade de recherches, il
s'avère que ce cabinet médical dont 90% des
employés sont des ressortissants congolais, est
la propriété d'un certain Philibert Yangambi
Bonyololo, lui aussi congolais naturalisé
gabonais, un assistant médical. Alors que selon
des informations en notre possession, ne sont
autorisés à ouvrir des cabinets médicaux que des
médecins.
Toute chose qui confirme
l'amalgame dans lequel non seulement exercent
ces praticiens, mais aussi celui qui règne dans
notre administration où n'importe quelle
signature peut s'acheter.
Interpellés puis placés en
garde a vue à la Direction générale des
recherches camp Roux, le propriétaire de ce
cabinet et ses employés seront prochainement
présentés devant le parquet pour répondre de
leurs actes.