GABON / BAILLEURS DE FONDS
Quatre
projets-clés en quête de financement,
La construction du nouvel
aéroport de Libreville, le port en eaux
profondes de Mayumba, le programme routier et
celui de l'habitat social sont au menu d'une
table ronde initiée par le chef de l'Etat et qui
réunit depuis hier (du 6 au 7 mars) les
administrations concernées et les bailleurs de
fonds arabo-islamiques.
LE
ministre d'État de l'économie, des finances, du
budget et de la privatisation, Paul Toungui a
officiellement ouvert hier matin à l'hôtel
intercontinental, la table ronde sectorielle des
bailleurs de fonds des pays arabo-islamiques sur
les infrastructures du Gabon. Cette rencontre
initiée par le Chef de l'État réunit plusieurs
membres du gouvernement, des représentants des
bailleurs de fonds internationaux et des
administrations concernées.
Cette importante réunion a
pour objet d'élaborer des stratégies de
financements concernant quatre projets-clés liés
au développement du pays. II s'agit de la
construction du nouvel aéroport de Libreville,
du port en eaux profondes de Mayumba, du
programme routier et celui de l'habitat social.
Les travaux qui se
dérouleront sur 2 jours (du 6 et 7 mars) vont
s'articuler autour dé la présentation de ces 4
projets par les responsables des départements
ministériels concernés. Les ministres Ngari
(travaux publics), Maganga Moussavou (transPort)
et Adiahénot (habitat) devront ainsi convaincre
les principaux bailleurs de fonds que sont la
Banque islamique de développement (BID), le
Fonds saoudien de développement (FSD), l'Export
DeveIoppement Bank of Iran, la Badea ou encore
le Crédit suisse, sur la nécessité de soutenir
financièrement ces projets.
« La mise en œuvre de ce
vaste programme nécessite des financements
importants, d'où l'intérêt pour le Gabon de
faire appel à tous ses partenaires au
développement et plus particulièrement aux
bailleurs de fonds des pays arabo-islamiques
dont les conditions de financement seraient
compatibles avec notre politique
d'endettement » a indiqué Paul Toungui.
22 PROJETS. Les
programmes d'investissement précités qui portent
sur d'importants montants seront examinés lors
de cette table ronde de façon à identifier en
leur sein, les projets prioritaires. Lesquels
devraient, avant tout, répondre aux critères
requis par les marchés financiers.
Depuis l'adhésion du Gabon à
la Banque islamique de développement en 1981, 22
projets ont été financés par cette institution
(USTM, réhabilitation des aéroports provinciaux,
construction et équipements des centres de santé
ruraux...) pour un montant avoisinant les 339
millions de $ (environ 180 milliards de fcfa).
« L'action de la BID au Gabon
s'inscrit dans notre Vision 2020 prévoit
d'apporter une contribution significative à
l'amélioration des conditions de vie des
populations des pays membres, par la mise en
oeuvre de programmes de développement
conséquents notamment dans les domaines de la
lutte contre la pauvreté et des investissements
liés à l'éducation, à la santé et à
l'accès à l'eau » a mentionné le
vice-président de la BID, Amadou Cissé Aboubacar.
Depuis près de cinq ans,
comme l'a rappelé M. Toungui, le Gabon s'est
résolument engagé sur la voie des réformes
économiques. Après la signature d'un programme
stand-by clos par un satisfecit général du Fonds
monétaire internationales (FMI),. le Gabon
négocie actuellement un programme triennal avec
l'institution onusienne.
« L'objectif majeur de ce
programme est de dynamiser l'économie gabonaise
en développent les infrastructures afin de
soutenir la diversification de sa base
productive, socle d'une croissance durable et
concourant à la réduction de la pauvreté » a
précisé Paul Toungui.