Pour moi quoi…
C'EST vraiment la formule
qui convient le mieux à la situation, quoi:
"réduire l'impact social" de la hausse des prix
du super et d u gazole. C'est donc cela, ai-je
lu hier dans mon Premier grand quotidien, que
vise l'important train de mesures décidé par le
"gouvrement" et annoncé par Popol de la Sébé.
Moi, Makaya, je veux bien en accepter l'augure.
En attendant l'impact de
l'augmentation des prix des carburants, on
n'a pas tardé à le ressentir: Dans les
stations-service, il y a même de petits zélés
qui ont pris les devants. Alors que la mesure
devait entrer en vigueur samedi anglais,
certains avaient commencé à l'appliquer
dès la veille au soir! A la station de
l'université, le neveu du cousin de l'oncle de
ma "bonamie"; c'est-à-dire mon propre "mougoye",
a ainsi eu une prise de tête avec le pompiste.
Quant aux transports en
commun (taxis et "clandos"), ils ont répercuté,
pour ainsi dire sur les chapeaux de roue, la
hausse sur leur parcours. Lundi; mon autre "mougoye"
n'a pas rallié les feux tricolore de Nzeng Ayong
pour le même montant que d'ordinaire. "Ils ont
augmenté le prix du super, eh bien, moi,
j'augmente les trajets"; que le clando lui a
répondu.
Et ce n'est peut-être pas
fini. La dernière fois, on a réussi à étouffer
dans l'oeuf le projet de certains transporteurs
d'augmenter leurs tarifs. A ce moment là, la
hausse des prix des carburants n'était que... de
5% (dans notre Gabon d'abord-là, on n'augmente
jamais le prix de quelque chose de 0,5%). Or là,
elle de 25%. 30% en l'espace d'un an ! Qu'on
parle de simple réajustement ou d'application du
mécanisme d'indexation gelé un temps, ça
pourrait ne pas changer grand-chose à l'affaire.
On aura bien du mal à retenir la main de ces
mêmes transporteurs que des idées de hausse
commencent sérieusement à démanger.
Et je ne parle pas de tous
ceux qui vont être tentés de s'engouffrer dans
les pipelines... euh... la brèche ainsi créée.
Que leur activité soit consommatrice de
carburants ou pas. Dans notre beau pays là, les
réactions en chaîne, on connaît. Ça risque
d'être sa fête, au (petit) consommateur, quoi.
Pôvre de lui !
... Makaya