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Le quotidien l'Union du 07 Mars 2007

 

LES ZONES HUMIDES, UNE CHANCE POUR LE GABON

Par Faustin ONDAMBA OMBANDA (*)

Au calendrier des événements planétaires sur l'environnement, la journée du 2 février a célébré les zones humides sous la bannière de la Convention de Ramsar, du nom de la petite localité iranienne où est né ce traité aujourd'hui vieux de 36 ans.

Au total, ce sont 154 Etats à travers la planète qui ont sacrifié à ce rituel. La mission de la Convention de Ramsar définie par les parties contractantes est « la conservation et l'utilisation rationnelle des zones humides par des actions locales, régionales et nationales et par la coopération internationale, en tant que contribution à la réalisation du développement durable dans le monde entier ». Par son âge, la convention de Ramsar sur les zones humides peut être considérée comme la « fille aînée > des accords multilatéraux sur l'environnement ayant pour champ d'application la préservation de la biodiversité. Pourtant, il n'est pas certain que le commun des mortels, pour ne pas se limiter aux seuls Gabonais, perçoive les enjeux environnementaux, sociaux et économiques liées à la présence de ces milieux humides.

Tout d'abord, on entend par zones humides des milieux naturels qui se caractérisent par la présence d'eau permanente ou temporaire, saumâtre ou salée, en surface ou en profondeur. En outre, les zones humides sont importantes et parfois vitales pour la santé, le bien-être et la sécurité des populations qui vivent dans leurs limites où à proximité.

Notre pays qui bénéficie d'une abondante pluviométrie et d'un réseau hydrographique dense est tout naturellement partie contractante à la Convention de Ramsar sur les zones humides, qu'il a ratifiée en 1987.

Depuis son adhésion, la mise en oeuvre par le Gabon de ce traité se fait par petits pas, c'est-le moins que l'on puisse dire. Certes, au terme d'un long processus, notre pays vient d'inscrire les sites de Pongara, Akanda et Monts Birougou sur le Registre de Ramsar, en plus de Sette Cama, Wonga-Wongué et Petit Loango qui y figuraient déjà. Beaucoup reste cependant à faire, pour donner une lisibilité aux objectifs visés par la convention, à l'échelle d'un pays comme le nôtre, où la ressource en eau est abondante et la biodiversité d'une richesse remarquable.

Le thème de cette année «les zones humides et la pêche » est accompagné d'un slogan qui sonne à la fois comme un espoir et un avertissement : « du poison pour demain ». Espoir de lendemains meilleurs avec un secteur de la pêche nourricier et pourvoyeur de revenus, inscrit dans la durabilité; avertissement contre une utilisation peu rationnelle de nos ressources qui pourraient hypothéquer les conditions de vie des générations futures.

La surexploitation des fonds marins, les agressions de toutes sortes contre l'environnement, la perte de la biodiversité des zones humides nous conduisent inexorablement vers la rareté, sinon la destruction totale de la ressource et de son milieu.

En revanche, si les zones humides qui servent de support aux activités les plus diverses, dont la pêche, sont placées au coeur des stratégies de développement, la réduction de la pauvreté et la préservation d'un environnement sain gagneront.

Là est tout I enjeu de la politique prônée par les plus hautes autorités du pays, au premier rang desquelles, Son excellence El Hadj Omar BONGO ONDIMBA, Président de la République, Chef de l'Etat, qui a fait de la lutte contre la pauvreté, le principal chantier de son septennat.

Cette bataille pour la promotion et la préservation de nos zones humides, nous ne la gagnerons pas seuls. Plus que jamais, nous avons besoin dé l'appui de l'ensemble de la Communauté Internationale, plus singulièrement de nos partenaires dans le domaine de l'Environnement".

(*)Directeur de l'Environnement et de la Nature.

Source : Journal L'Union Plus du 07 Mars 2007

 



   

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Pour moi quoi…Makaya
C'EST vraiment la formule qui convient le mieux à la situation, quoi: "réduire