FAIT DIVERS
Deux
faux officiers de police démasqués
Ce sont les dégâts matériels
et autres violences physiques sur de paisibles
citoyens qui ont permis de les confondre. Ils
ont été présentés au parquet, puis écroués.
C'EST
au bar « Maison Blanche » de Mouila qu'ils ont
vraiment donne la mesure de leur hargne de faux
policiers, "en mission dans la ville".
Agressant les clients et le barman qui s'en
sortira avec un doit tuméfié par une blessure,
mobilier, notamment les tables et chaises
ont été aussi saccagés.
Les jeunes Wilfried Nzigou
alias "Bijou" (18 ans) et Antoine Gnambasokouet
alias "Basta" (25 ans), tous deux Gabonais
habitant au PK 3, sur la route de Mimongo, se
sont dernièrement rendus cou ables de plusieurs
délits qui es ont conduits devant le procureur
de la République usurpation de titre d'officier
de police judiciaire, brutalité, violences et
coups et blessures volontaires sur de paisibles
citoyens dont le seul tort a été de les croiser
sur leur chemin.
En fait de "chemin", les
victimes se désaltéraient tranquillement ce
soir-là du samedi 24 février dernier au bar dit
"Maison Blanche", quand arrivèrent Wilfried
Nzigou alias "Bijou" et Antoine Gnambasokouet
alias "Basta", se présentant comme des officiers
de la Police judiciaire en mission.
Puisque faisant preuve d'une
certaine maîtrise du langage militaire, les
choses auraient pu aller sans graves problèmes
si nos "policiers" ne s'étaient pas illustrés
par un comportement un peu trop incommodant aux
yeux des uns et des autres, A preuve, ils vont
s'en prendre à un groupe de jeunes attablés à un
coin, leur demandant de laisser pour eux la
ravissante fille qu'ils avaient en leur
compagnie. Devant le refus de ces derniers de se
plier à cette requête, perçue comme une
provocation, "Bijou" (18 ans) et "Rasta" n'iront
pas par le dos de la cuillère pour que leur
exigence soit satisfaite "nous sommes de la
Pj, nous ne sommes s là pour nous amuser. Si
vous continuez, on gaspille ; ont-ils
menacé.
A ce ton menaçant, les
seudo-pandores vont joindre l'action, physique.
La bagarre d'une violence inouïe éclate entre
les deux groupes.
Dans le bistrot, c'est la
confusion, et surtout la débandade générale. La
tentative de conciliation du gérant du bar,
Hercule Ngouba Mouaka n'y fait rien. D'ailleurs,
Hercule qui va s'en tirer avec une blessure au
doigt va assister à la destruction de ses
emballages, notamment dés bouteilles qui vont
voler en éclats. Profitant de cette situation
confuse, certains clients vont s'éclipser sans
avoir réglé leurs notes.
Sûrs de leur fait et décidés
à en découdre avec tout le monde afin que le
doute sur leur appartenance policière doit
dissipé, Wilfried Nzigou et Antoine
Gnambasokouet vont se ruer sur le bar voisin qui
va subir le même sort destruction des tables et
chaises: "vous allez réparer ou acheter
d'autres tables", outils déclaré au
malheureux propriétaire des lieux. Avant e
prendre la poudre d'escampette, à l'arrivée des
agents de la police locale, les vrais ceux-là.
C'est informés de ce qui se
passait, qu'ils se sont transportés sur les
lieux pour constater les dégâts d'une véritable
folie meurtrière. Mais les fins limiers du
capitaine Nkoma, qui ont ouvert une enquête, ne
vont pas tarder à cueillir les deux délinquants.
Le premier à l'être fut Wilfried Nzigou alias
"Bijou" que la police trouva dormant a poings
fermés dans son domicile du PK 3. Antoine
Gnambasokouet alias "Rasta" le sera par la
suite.
Les deux délinquants ont été
dernièrement présentés au procureur de la
République, avant d'être écroués à la Maison
d'arrêt de Mouila.