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Le quotidien l'Union du 05 Mars 2007

 

AUGMENTATION DU PRIX DU CARBURANT

Jean-Robert Menié demande au gouvernement l'annulation pure et simple de la mesure

Le président du Syndicat libre des transporteurs terrestres du Gabon (Syltteg) dénonce les incohérences qui caractérisent cette décision. Faute d'une reconsidération de la mesure, le Syltteg promet, dans les tout prochains jours, d'engager "une réaction cinglante et proportionnée, aux conséquences incalculables".

RÉAGISSANT immédiatement à la décision de la direction générale des Caisses de stabilisation et de Péréquation, d'augmenter le prix a la pompe du super et du gasoil, le président du Syltteg, Jean-Robert Menie, a donné un point de presse à son domicile de Promogabon. L'homme dit réagir sur la forme et sur le fond.

Sur la forme, le président du Syndicat libre des transporteurs terrestres du Gabon dénonce une décision unilatérale et cavalière, qui ne tient pas compte de l'avis des syndicats et de l'ensemble des usagers.

Sur le fond, la suppression du mécanisme d'indexation, suite à la hausse permanente du prix du baril, sous prétexte que le fonds de stabilisation mis en place à cet effet, coûtait trop cher à l'Etat (soit 102 milliards de FCFA) ne saurait se justifier dès lors que la même hausse des prix du carburant a généré une plus value pétrolière bien au-delà des sommes consenties par l'Etat en vue de stabiliser les prix. "De ce fait, l'assainissement des finances publiques évoqué, dit M. Menié, aurait pu commencer à s'appliquer par une gestion rationnelle de la plus value pétrolière".

"Par ailleurs, ajoute-t-il, l'absence de motifs justifiés de cette énième augmentation fait penser qu'elle aurait pu être évitée quand ont sait que le Premier ministre, chef du gouvernement avait écarté toute augmentation du prix du carburant, au cours d'une rencontre avec les syndicats

Aussi, Jean Robert Menié qui n'écarte aucune action, dans les jours à venir, par exemple, l'augmentation du prix du taxi et des produits de première nécessité, "invite le gouvernement à l'annula6on pure et simple de cette décision qualifiée par le président du Syltteg d"'impopulaire et totalement injustifiée".

Conscient de ce que le chef de l'Etat a placé son mandat sous le signe des "Actes pour le Gabon", Jean-Robert Menié s'étonne de l'opportunité d'une telle décision, contraire à la volonté du président de la République, Omar Bongo Ondimba.

Du délestage, avec des coupures intempestives de la SEEG, à l'augmentation du prix du carburant, la situation devient intenable. "Et si le gouvernement ne revient pas sur sa décision, nous risquerons d'assister à une situation aux conséquences incalculables. Il faut donc agir vite et maintenant", conseille-t-il aux décideurs.

Ainsi, pour une cause républicaine, le syndicat en appelle à l'ensemble des partenaires sociaux, ONG, transporteurs, commerçants et tous les ménages à une assemblée générale, le samedi prochain. "Même si le gouvernement justifie sa décision par l'assainissement des finances publiques, personne ne saurait comprendre une augmentation de 25%, alors que la plus-value pétrolière a engendré plusieurs milliards de francs conclut-il.

Source : Journal L'Union Plus du 05 Mars 2007

 



   

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