AUGMENTATION DU PRIX DU
CARBURANT
Jean-Robert Menié demande au gouvernement
l'annulation pure et simple de la mesure
Le président du Syndicat libre
des transporteurs terrestres du Gabon (Syltteg)
dénonce les incohérences qui caractérisent cette
décision. Faute d'une reconsidération de la
mesure, le Syltteg promet, dans les tout
prochains jours, d'engager "une réaction
cinglante et proportionnée, aux conséquences
incalculables".
RÉAGISSANT
immédiatement à la décision de la direction
générale des Caisses de stabilisation et de
Péréquation, d'augmenter le prix a la pompe du
super et du gasoil, le président du Syltteg,
Jean-Robert Menie, a donné un point de presse à
son domicile de Promogabon. L'homme dit réagir
sur la forme et sur le fond.
Sur la forme, le président du
Syndicat libre des transporteurs terrestres du
Gabon dénonce une décision unilatérale et
cavalière, qui ne tient pas compte de l'avis des
syndicats et de l'ensemble des usagers.
Sur le fond, la suppression
du mécanisme d'indexation, suite à la hausse
permanente du prix du baril, sous prétexte que
le fonds de stabilisation mis en place à cet
effet, coûtait trop cher à l'Etat (soit 102
milliards de FCFA) ne saurait se justifier dès
lors que la même hausse des prix du carburant a
généré une plus value pétrolière bien au-delà
des sommes consenties par l'Etat en vue de
stabiliser les prix. "De ce fait,
l'assainissement des finances publiques évoqué,
dit M. Menié, aurait pu commencer à
s'appliquer par une gestion rationnelle de la
plus value pétrolière".
"Par ailleurs,
ajoute-t-il, l'absence de motifs justifiés de
cette énième augmentation fait penser qu'elle
aurait pu être évitée quand ont sait que le
Premier ministre, chef du gouvernement avait
écarté toute augmentation du prix du carburant,
au cours d'une rencontre avec les syndicats
Aussi, Jean Robert Menié qui
n'écarte aucune action, dans les jours à venir,
par exemple, l'augmentation du prix du taxi et
des produits de première nécessité, "invite
le gouvernement à l'annula6on pure et
simple de cette décision qualifiée par le
président du Syltteg d"'impopulaire et
totalement injustifiée".
Conscient de ce que le chef
de l'Etat a placé son mandat sous le signe des
"Actes pour le Gabon", Jean-Robert Menié
s'étonne de l'opportunité d'une telle décision,
contraire à la volonté du président de la
République, Omar Bongo Ondimba.
Du délestage, avec des
coupures intempestives de la SEEG, à
l'augmentation du prix du carburant, la
situation devient intenable. "Et si le
gouvernement ne revient pas sur sa décision,
nous risquerons d'assister à une situation aux
conséquences incalculables. Il faut donc agir
vite et maintenant", conseille-t-il aux
décideurs.
Ainsi, pour une cause
républicaine, le syndicat en appelle à
l'ensemble des partenaires sociaux, ONG,
transporteurs, commerçants et tous les ménages à
une assemblée générale, le samedi prochain.
"Même si le gouvernement justifie sa décision
par l'assainissement des finances publiques,
personne ne saurait comprendre une augmentation
de 25%, alors que la plus-value pétrolière a
engendré plusieurs milliards de francs
conclut-il.