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Le quotidien l'Union du 03 et 04 Mars 2007

 

ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR / UOB

L'acte provocateur du Pr Mba Owono

Le doyen de la Faculté de Droit et Sciences économiques (FDSE) a récemment été sorti de la salle de classe par un groupe d'étudiants, alors qu'il dispensait ses enseignements.

VOILA l'acte qui vient confirmer l'assertion selon laquelle ce sont les étudiants qui sont les maîtres incontestés à l'Université Omar Bongo (UOB) : l'expulsion, par un groupe d'apprenants dont le chef de file serait le porte-parole de la vie étudiante, du Professeur, Charles Mba Owono, doyen de la Faculté de droit et sciences économiques (FDSE). Et de quelle manière ! Il a été pris par le collet, avant de s'entendre dire : "Sortez, vous n'avez rien à faire ici". Pas sur le ton de la plaisanterie, mais sur celui de la menace. Cela malgré la présence de la Gendarmerie nationale requise pour assurer la sécurité sur Ie campus.

On peut se demander, a cet instant, quelle tarentule a bien pu piquer cet enseignant pour pouvoir dispenser son cours, alors que les étudiants avaient décidé - en dépit de la volonté des enseignants de sauver une année qui leur échappait- de bouder les "amphis" et autres salles de classes, conditionnant la reprise par la résolution de tous les problèmes posés far eux : réhabilitation des étudiants exclus, réouverture du resto-U, amélioration des conditions de vie en cité universitaire et tutti quanti.

En ne respectant pas le diktat des étudiants, le Pr Charles Mba Owono a fait dans la provocation. C'est le cas de le dire. En effet, si l'on met la raison de côté, il est évident que le crime commis par le doyen de la FDSE est d'avoir voulu dispenser son enseignement dans un univers qui n'est plus le sien, mais où ce sont les étudiants qui dictent leur loi.

De sources bien informées, un autre groupe d'étudiants - ils étaient deux, l'un en droit et l'autre en lettres -, serait allé voir les Prs Pierre Nzinzi-i-Maliali, vice-recteur chargé de la recherche et de la pédagogie et Joseph Tonda, doyen de la Faculté des lettres et sciences humaines (FLSH) afin qu'ils servent de messagers. Les deux administratifs étaient chargés, par les étudiants, de dire au recteur, Fidèle-Pierre Nzé-Nguéma, de leur donner de l'argent, lequel servirait à corrompre la presse et à lever la grève. "C'est toujours ainsi qu'on a fonctionné dans cette université", ont-ils affirmé. Étonnés par une telle affirmation, les autorités rectorales opposent une fin de non-recevoir. Ce qui va exacerber la colère des étudiants qui ont promis de durcir la grève.

Au regard de ce qui précède, les parents ont parfaitement raison. Et pour cause. Il faut tonner contre le professionnalisme des enseignants et leur sens du devoir, symbolisés par la décision de mettre un terme à la suspension automatique des enseignements observée à la suite de l'agression contre Médard Obiang Ebanéga et contre l'application de la réglementation qui régit le monde universitaire. Il n'y a pas lieu de se demander "Comment avoir du respect pour la noble mission de l'enseignement quand les figures du père et de la mère cessent d'être sacrées aux yeux de ces enfants que sont les étudiants ?". Parce que ce qui se esse actuellement à VU ~B tombe sous le sens.

Seulement, dominée "moralement" et "intellectuellement" par un groupe d'étudiants, l'institution comme l'est le corps de garde dans nos villages - peut-elle encore être ce sanctuaire millénaire du savoir et des savoirs, le lieu traditionnel de la production et de la transmission des connaissances ? La réponse pourrait être donnée par tous ceux qui sont du bord des étudiants.

Source : Journal L'Union Plus du 03 et 04 Mars 2007

 



   

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ON dirait un défi. Pas plus tard qu'avant-hier, je disais ne pas être sûr que le