GENDARMERIE NATIONALE /
LOGEMENT
Les
gendarmes retraités doivent libérer les
logements de l'État
C'est la réponse du général
Honoré Oléry au Collectif des officiers et
sous-officiers retraités qui dénonçait
dernièrement un certain nombre de manquements
venant du commandement en chef de la Gendarmerie
nationale.
"Les
militaires retraités de la Gendarmerie nationale
doivent libérer les logements de l'État. Ceci
pour nous permettre de reloger le personnel en
activité. Il n'est pas question de se soustraire
à cette règle par des arguments spécieux. Le
refus de Libérer le logement de service expose
le militaire retraité à des responsabilités
civiles". C'est la quintessence du
communiqué publié samedi 24 février dernier par
le général Honoré Oléry, le commandant en chef
de la Gendarmerie nationale.
Ce, pour réagir par rapport
aux récriminations du Collectif des officiers et
sous-officiers retraités, une entité dirigée par
Léon Emane Nzé, qui avait tenu une réunion en
milieu de semaine dernière.
Le commandement en chef qui
est ainsi monté au créneau pour battre en brèche
les arguments énoncés par les gendarmes
retraités, a rappelé que tout en tenant compte
des difficultés que rencontrent les gendarmes à
trouver le lieu de repli pour la retraite,
raison pour laquelle il tolère des délais
raisonnables, la priorité reste aux agents en
fonction. De plus, beaucoup parmi les plaignants
sont en cessation de fonction depuis deux ou
trois ans mais continuent à occuper les
logements. Ce qui les met d'emblée en situation
irrégulière.
Le seuil du tolérable a donc
été largement franchi pour le commandement en
chef qui, avant son ultime communiqué de la fin
de la semaine écoulée, avait fixé au 28 février
la date butoir pour la libération des
habitations par les retraités. Estimant qu'il
leur a déjà accordé suffisamment de délai pour
quitter les camps et qu'il n'est plus enclin à
accorder une rallonge, au motif de la situation
qu'un départ à la période actuelle perturberait
leurs progénitures, scolarisées. Une excuse
parfaite mais non avenue, parce que déjà avancée
les années antérieures par les mêmes personnes,
selon le général Honoré Olery.
Lequel dit également, comme
c'est le cas chaque année, avoir déjà convoqué
les gendarmes retraités pour la régularisation
de leur situation administrative, notamment les
dossiers de pensions, les billets de mise en
route ou encore la visite médicale de
libération. "Chaque année, une note de service
indique le caractère obligatoire pour chaque
militaire de la Gendarmerie nationale admis à la
retraite à se présenter devant le médecin
militaire à Gros Bouquet. La visite médicale de
libération est obligatoire. Les gendarmes y sont
invités individuellement suivant les dates de
congé libérable. En ce qui concerne le transport
sur leurs lieux de repli, chaque retraité doit
se présenter à la direction générale des
services techniques qui se charge de mettre en
route l'intéressé et sa famille, " a rétorqué le
commandant en chef, en réponse aux accusations
formulées par le collectif des officiers et
sous-officiers retraités qui déclarait se
heurter à une "absence de bonne gouvernance" de
la part de la hiérarchie dans les démarches
entreprises pour préparer le départ des uns et
des autres.
Il a enfin déclaré qu'en
moyenne, ce sont 150 gendarmes qui sont chaque
année admis à faire valoir leurs droits à la
retraite. "Les arguments avancés par les
plaignants ne tiennent pas. Vous savez, il y a
des personnes qui ont peur d'affronter la vie
civile parce qu'elles n'ont pas su préparer leur
retraite. Notre patience a atteint ses limites.
Nous ne pouvons pas continuer à laisser des
agents retraités de la gendarmerie nationale
occuper nos logements au détriment de ceux en
activité qui y ont également droit.