Pour moi quoi...
0U on en a trop dit et fait,
ou on n'en a pas dit ou fait assez. Dans tous
les cas, il faut désormais aller jusqu'au bout.
Comme moi, vous avez lu hier dans mon Premier
grand quotidien, mes chers frères Makaya
horrifiés, que cet "askident" qui, peu avant
Noël, avait coûté la vie à deux frères, quelque
part dans les lagunes de Ndougou, n'en était pas
un en réalité. Il s'agissait plutôt d'un crime
prémédité, programmé et commandité, quoi.
A partir de là, comme je le
dis, il ne faut pas s'arrêter à... l'arrestation
des auteurs présumés ou à celle de leurs
complices supposés. Il faut remonter jusqu'au
commanditaire, le démasquer donc et le traduire,
lui et tous les autres, devant les tribunaux !
Parce que ça ne peut pas continuer indéfiniment,
ces pratiques qui consistent à ôter la vie à de
pôvres bougres qui n'ont rien fait, à en
prélever parfois des "pièces détachées"; juste
pour assouvir ses rêves de fortune, de puissance
et de grandeur!
La banalisation (on s'émeut
un moment, puis on passe à autre chose) qui
entoure ces horreurs doit cesser. Tout comme la
loi du silence qui a toujours prévalu à ce
niveau. Surtout qu'il y a un mois à peine, pour
la première fois dans notre Gabon d'abord-là,
des gens ont dénoncé en public ces barbaries
d'un autre âge. Pour moi, cette journée
historique (n'ayons pas peur des mots) ne doit
pas rester sans suite.
Donc, j'insiste là-dessus, la
justice doit parler. Haut et fort. On a avec
cette triste affaire de Gamba l'occasion
d'organiser un procès exemplaire, avec à la clé
des condamnations tout aussi exemplaires.
D'ailleurs, c'est un vrai test pour nos
autorités et nous-mêmes : on ne peut à longueur
de journée proclamer la fin de l'impunité et
laisser les auteurs et, surtout, les
commanditaires de tels assassinats jouir
tranquillement de leur liberté.
Le temps est venu de leur
faire passer l'envie de continuer à jouer aux
bourreaux, quoi.
... Makaya