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Le quotidien l'Union du 1er Mars 2007

 

PORT-GENTIL / AINSI VA LA CITÉ

Quatre prétendants, un élu pour la Saint Valentin

C'EST devenu une tradition et cela est entré dans nos moeurs depuis bien de lustres: le 14 février, jour de la Saint-Valentin, les amoureux célèbrent leur idylle et nombreux sont ceux qui s'activent pour se montrer à leur avantage le moment venu, pour avoir les faveurs de l'être aimé. On se fait appeler Valentin ou Valentine, c'est selon! Personne ou presque - jeunes ou adultes - ne souhaite demeurer à la lisière comme pour maquer le coup... On a vu de vieux coupes, être dans l'air du temps, administrant la preuve de leur attachement un peu plus qu'avant, même sur des bancs publics, comme ceux installés au parc municipal jusqu'aux heures assez avancées de la nuit. Mais le fait marquant qui a retenu notre attention, c'est la prétendue ruse de Cynthia, environ 21 ans, élève dans un lycée de la place. A la veille de la fête, elle prend un rendez-vous avec quatre "Valentin". Histoire de renflouer ses poches pour de probables cadeaux qu'on s'offre pour la circonstance. Le lieu retenu comme point de départ est un des salons de coiffure du quatrième arrondissement. Le premier appelle sur son portable, réponse de la fille

"Je suis encore au salon". Les autres font la même chose et obtiennent la même réponse avec des indications précises du lieu. Mais Cynthia sera surprise de voir tous les quatre prétendants débarquer à tour de rôle. Chacun dans sa conduite intérieure garée devant le salon en question. Les vitres teintées ne contribuent pas à distinguer le visage du conducteur. Parmi les quatre, personne ne veut prendre le courage de sortir de sa 'caisse". Cela finit par attirer la curiosité de quelques curieux. Les minutes s'égrènent et l'impatience commence a gagner un à un. Le premier venu finit par perdre patience, il est 22 heures puis s'en va. Les trois autres tentent de faire le pied de grue. Mais pas pour longtemps! A minuit, deux des trois battent en retraite en levant le camp : Cynthia se fait toujours désirer. Au nombre des prétendants, un jusqu'auboutiste, fort réfractaire, insiste, confiant d'être le "Valentin" de la soirée. Un quart d'heure plus tard, Cynthia sort du salon, avec un port de tête à faire pâlir d'envie. Elle se montre désirable au possible et ravissante à souhait. Celui qui est demeuré sur lace se précipite à lui ouvrir la portière pour l'embarquer illico Presto, avant qu'un autre "loup3 ne vienne bouleverser le programme. Les impatients avaient assurément d'autres chats à fouetter ailleurs. Ou ce n'était Que des hommes mariés pressés pare temps qui ont pris l'option de rebrousser chemin pour ne pas réveiller des soupçons chez leurs maîtresses de maison respectives. La patience a beau être amère, mais son fruit est parfois doux.

Le client : roi ou valet

LES cliniques privées, ces services hospitaliers n'inspirent plus confiance aux malades. Autrefois, ces structures de santé publique avaient la réputation d'être les meilleures dans la qualité des services : accueil, consultations et soins. Ce qui a fait que les populations se soient détournées de nos centres de santé publics où il manque perpétuellement de médicaments. Ces dernières années, l'on observe que les cliniques seraient plus intéressées à leur rentabilité qu'aux patients qui viendraient chercher un soulagement à leur mal. La preuve, les médecins orientent les malades vers ces services. Jacob, un jeune cadre, ne savait plus à quel médecin se vouer. Sa fille d'un an est atteinte d'une forte fièvre en milieu de semaine pendant que sa femme était au travail. Il a pris l'initiative de la conduire dans une clinique de la place, où elle est suivie régulièrement. Quelle n'a pas été sa surprise ! Le pédiatre étant absent, les aides-soignantes s'aviseront à l'en informer, après y avoir passé plus de quatre heures d'attente, le nourrisson en proie à une température élevée, entre ses mains, sous une chaleur de plomb. Le médecin débarque à 17 heures, quelques gestes de toucher suffisent pour prescrire une ordonnance sur presque deux pages. Or, l'enfant était sous l'effet de la poussée dentaire. Là, le client a cessé d'être roi, peut-être, dans l'entre-temps, il est devenu valet. Comment le dire autrement ?

Honteux et confus !

LES parents de Leatitia, 16 ans en apparence, mais dont le père lui en donne 11, sont rentrés à la maison décontenancés à (écoute des propos de leur fille qui s'est énamourée et que plus rien ne semble pouvoir changer d'avis. Léatitia traverse un jardin des roses, car elle aime follement un garçon un peu plus âgé qu'elle, Jordan de son prénom, âgé de 18 ans. Elle fait des fugues les mercredis et les week-ends pour être au chaud dans les bras de son amour. Le père de la fille qui avait trop supporté cette situation décide de saisir es forces de (ordre pour mettre un terme à ses amourettes. Les parents du garçon sont convoqués au poste de police accompagne de leur fils, pour détournement de mineur. "Ma fille a 11 ans et fait fi de mes ordres à cause de ce garçon qui trouble ses nuits, voire ses études. Depuis deux mois, elle soit la nuit pour le retrouver. je voudrais qu'il soit enfermé conformément à la loi et me verser une somme d'un million de FCFA"; tonne le père de Laetitia. Contre toute attente, la réaction de sa fille ne se fait pas attendre: "Paya, je n'ai plus 11 ans ! J'aime Jordan. Si tu le fais enfermer, moi aussi, tu m'enfermes. Il ne m'a pas violée et ne m'a pas détournée non plus. Je vais chez lui de ma propre volonté. Il me renvoie quelque fois la nuit mais souvent, je refuse de dormir à la maison."Tout le monde est surpris par cette réaction de Laétitia. L'enquêteur qui s'apprêtait à rédiger son procès-verbal se trouve coincé et jette un regard foudroyant sur la petite Laétitia qui défend bec et ongles son petit ami. Le père, la mère et les grandes soeurs venus pour écouter le témoignage sont partagés entre colère et déception. L'agent décide de s'entretenir en aparté avec Laétitia, loin de tous les regards, l'amoureuse ne l'entend pas de cette oreille. "Bon! Puis qu 'elle aime Jordan à en mourir, que devons-nous faire ? Enfermer les deux pour cet amour immodéré ?'; s'interroge l'agent interloqué. Une question sans réponse. Les parents des deux amoureux quittent le poste de police confus. Amour quand tu nous tiens !

Source : Journal L'Union Plus du 1er Mars 2007

 



   

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Pour moi quoi...Makaya
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