PORT-GENTIL / AINSI VA LA CITÉ
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Quatre prétendants, un
élu pour la Saint Valentin
C'EST devenu une tradition et
cela est entré dans nos moeurs depuis bien de
lustres: le 14 février, jour de la
Saint-Valentin, les amoureux célèbrent leur
idylle et nombreux sont ceux qui s'activent pour
se montrer à leur avantage le moment venu, pour
avoir les faveurs de l'être aimé. On se fait
appeler Valentin ou Valentine, c'est selon!
Personne ou presque - jeunes ou adultes - ne
souhaite demeurer à la lisière comme pour maquer
le coup... On a vu de vieux coupes, être dans
l'air du temps, administrant la preuve de leur
attachement un peu plus qu'avant, même sur des
bancs publics, comme ceux installés au parc
municipal jusqu'aux heures assez avancées de la
nuit. Mais le fait marquant qui a retenu notre
attention, c'est la prétendue ruse de Cynthia,
environ 21 ans, élève dans un lycée de la place.
A la veille de la fête, elle prend un
rendez-vous avec quatre "Valentin". Histoire de
renflouer ses poches pour de probables cadeaux
qu'on s'offre pour la circonstance. Le lieu
retenu comme point de départ est un des salons
de coiffure du quatrième arrondissement. Le
premier appelle sur son portable, réponse de la
fille
"Je suis encore au salon".
Les autres font la même chose et obtiennent la
même réponse avec des indications précises du
lieu. Mais Cynthia sera surprise de voir tous
les quatre prétendants débarquer à tour de rôle.
Chacun dans sa conduite intérieure garée devant
le salon en question. Les vitres teintées ne
contribuent pas à distinguer le visage du
conducteur. Parmi les quatre, personne ne veut
prendre le courage de sortir de sa 'caisse".
Cela finit par attirer la curiosité de quelques
curieux. Les minutes s'égrènent et l'impatience
commence a gagner un à un. Le premier venu finit
par perdre patience, il est 22 heures puis s'en
va. Les trois autres tentent de faire le pied de
grue. Mais pas pour longtemps! A minuit, deux
des trois battent en retraite en levant le camp
: Cynthia se fait toujours désirer. Au nombre
des prétendants, un jusqu'auboutiste, fort
réfractaire, insiste, confiant d'être le
"Valentin" de la soirée. Un quart d'heure plus
tard, Cynthia sort du salon, avec un port de
tête à faire pâlir d'envie. Elle se montre
désirable au possible et ravissante à souhait.
Celui qui est demeuré sur lace se précipite à
lui ouvrir la portière pour l'embarquer illico
Presto, avant qu'un autre "loup3 ne vienne
bouleverser le programme. Les impatients avaient
assurément d'autres chats à fouetter ailleurs.
Ou ce n'était Que des hommes mariés pressés pare
temps qui ont pris l'option de rebrousser chemin
pour ne pas réveiller des soupçons chez leurs
maîtresses de maison respectives. La patience a
beau être amère, mais son fruit est parfois
doux.
• Le
client : roi
ou valet
LES cliniques privées, ces
services hospitaliers n'inspirent plus confiance
aux malades. Autrefois, ces structures de santé
publique avaient la réputation d'être les
meilleures dans la qualité des services :
accueil, consultations et soins. Ce qui a fait
que les populations se soient détournées de nos
centres de santé publics où il manque
perpétuellement de médicaments. Ces dernières
années, l'on observe que les cliniques seraient
plus intéressées à leur rentabilité qu'aux
patients qui viendraient chercher un soulagement
à leur mal. La preuve, les médecins orientent
les malades vers ces services. Jacob, un jeune
cadre, ne savait plus à quel médecin se vouer.
Sa fille d'un an est atteinte d'une forte fièvre
en milieu de semaine pendant que sa femme était
au travail. Il a pris l'initiative de la
conduire dans une clinique de la place, où elle
est suivie régulièrement. Quelle n'a pas été sa
surprise ! Le pédiatre étant absent, les
aides-soignantes s'aviseront à l'en informer,
après y avoir passé plus de quatre heures
d'attente, le nourrisson en proie à une
température élevée, entre ses mains, sous une
chaleur de plomb. Le médecin débarque à 17
heures, quelques gestes de toucher suffisent
pour prescrire une ordonnance sur presque deux
pages. Or, l'enfant était sous l'effet de la
poussée dentaire. Là, le client a cessé d'être
roi, peut-être, dans l'entre-temps, il est
devenu valet. Comment le dire autrement ?
•
Honteux et confus !
LES parents de Leatitia, 16
ans en apparence, mais dont le père lui en donne
11, sont rentrés à la maison décontenancés à
(écoute des propos de leur fille qui s'est
énamourée et que plus rien ne semble pouvoir
changer d'avis. Léatitia traverse un jardin des
roses, car elle aime follement un garçon un peu
plus âgé qu'elle, Jordan de son prénom, âgé de
18 ans. Elle fait des fugues les mercredis et
les week-ends pour être au chaud dans les bras
de son amour. Le père de la fille qui avait trop
supporté cette situation décide de saisir es
forces de (ordre pour mettre un terme à ses
amourettes. Les parents du garçon sont convoqués
au poste de police accompagne de leur fils, pour
détournement de mineur. "Ma fille a 11 ans et
fait fi de mes ordres à cause de ce garçon qui
trouble ses nuits, voire ses études. Depuis deux
mois, elle soit la nuit pour le retrouver. je
voudrais qu'il soit enfermé conformément à la
loi et me verser une somme d'un million de
FCFA"; tonne le père de Laetitia. Contre
toute attente, la réaction de sa fille ne se
fait pas attendre: "Paya, je n'ai plus 11 ans
! J'aime Jordan. Si tu le fais enfermer, moi
aussi, tu m'enfermes. Il ne m'a pas violée et ne
m'a pas détournée non plus. Je vais chez lui de
ma propre volonté. Il me renvoie quelque fois la
nuit mais souvent, je refuse de dormir à la
maison."Tout le monde est surpris par
cette réaction de Laétitia. L'enquêteur qui
s'apprêtait à rédiger son procès-verbal se
trouve coincé et jette un regard foudroyant sur
la petite Laétitia qui défend bec et ongles son
petit ami. Le père, la mère et les grandes
soeurs venus pour écouter le témoignage sont
partagés entre colère et déception. L'agent
décide de s'entretenir en aparté avec Laétitia,
loin de tous les regards, l'amoureuse ne
l'entend pas de cette oreille. "Bon! Puis qu
'elle aime Jordan à en mourir, que
devons-nous faire ? Enfermer les deux pour cet
amour immodéré ?'; s'interroge l'agent
interloqué. Une question sans réponse. Les
parents des deux amoureux quittent le poste de
police confus. Amour quand tu nous tiens
!