ENSEIGNEMENT TECHNIQUE ET
PROFESSIONNEL/ EXAMENS ET CONCOURS
Enseignants et membres des jurys mis en garde !
Le ministre d'Etat en charge
de la Formation professionnelle et
l'Enseignement technique vient de rattacher à
son cabinet, une direction des examens et
concours entièrement réorganisée.
L'ATTRIBUT
"d'homme politique peu ouvert" lui irait
peut-être, si son engagement en faveur de la
compétition en milieux éducatif et professionnel
surprenait l'opinion. Outré par une très forte
propension d'une catégorie des compatriotes à
cultiver de favoritisme et la passivité lors des
examens et concours, le Pr Pierre-André Kombila
tente de prémunir son département, contre ce
cancer.
A son initiative, la
direction des examens et concours techniques et
professionnels (DECTP) désormais dirigée par
l'inspecteur pédagogique Pierre Boussougou,
vient d'être réorganisée et ses missions
clairement redéfinies.
Elle comprend dorénavant
quatre services en charge respectivement des
examens et concours de l'enseignement technique
et professionnel du tertiaire, des examens et
concours de l'enseignement technique et
professionnel de l'industriel, des examens et
concours de la' formation professionnelle et de
méthode et programme.
Outre ses traditionnels
droits d'organisation des examens et concours en
collaboration avec les partenaires
socio-économiques et les organismes sous
tutelle, mais aussi de préparer les documents
relatifs à la délivrance des diplômes et autres
titres de qualification, la DECTP reçoit du
ministre d'Etat, trois autres missions claires.
Elle doit initier les éventuels projets
d'arrêtés et préparer les actes concernant
l'organisation des examens et concours. Elle
doit aussi collecter les éléments en vue de la
validation des acquis professionnels. Et pour
coller à l'usage généralisé des nouvelles
technologies de l'information et de la
communication en éducation (NTICE), cette
direction a reçu la consigne ferme d'élaborer et
de tenir à jour, ses fichiers informatiques.
Le circuit des examens et
concours reste inchangé mais les visas des
services des examens et concours, de la
direction de l'enseignement technique et
professionnel, de l'inspection générale de la
pédagogie et du Secrétariat général du ministère
deviennent obligatoires.
FOSSOYEURS DE L'EDUCATION
• Lors d'une tournée nationale de visite des
établissements sous tutelle, la dénonciation de
la corruption et des passe-droits avait occupé
l'essentiel des débats entre le Pr Pierre-André
Kombila, les enseignants, les chefs
d'établissements et les parents d'élèves. Le
ministre d'Etat en charge de la formation
professionnelle et de l'enseignement technique
avait promis une croisade contre ceux qu'il
qualifie de "fossoyeurs de l'éducation". La
décision de réorganiser cette direction rejoint
cet engagement et pour éviter d'être contourné,
le Pr Pierre-André Kombila a placé les examens
et concours sous la supervision de son cabinet,
avec la collaboration de la direction de
l'enseignement technique et professionnel, de la
direction générale de la formation
professionnelle et de la direction générale de
la planification des investissements et des
équipements.
Face aux éventuels cas
d'entêtement, des propositions de sanctions ont
été soumises à l'appréciation du ministre d'Etat
par certains conseillers techniques. Chargé des
questions littéraires, l'inspecteur pédagogique
d'espagnol Marthe Fausther suggère par exemple
la radiation définitive des jurys et commissions
de sélection et d'élaboration des sujets pour
les professeurs indélicats, leur mise à l'écart
des classes d'examens pendant deux ans ou encore
la non perception de leurs primes de vacation.
La transmission des auditions
des candidats pris en flagrant délit de fraude
et des preuves matérielles à l'Inspection
générale de la pédagogie en vue d'un rapport à
insérer au dossier d'inspection des enseignants
incriminés, pourrait être d'une grande
dissuasion.