ACTUALITES

 

Le quotidien l'Union du 29 Janvier 2007

 

AGRICULTURE

Les ménages face au bas niveau nutritionnel

Pour environ 95 % des ménages, la nourriture reste la première préoccupation. Ainsi, le pain, le riz et la viande surgelée seraient-ils les aliments les plus consommés.

UNE étude a révélé que les possibilités financières du Gabon lui permettent de disposer en permanence des quantités suffisantes de nourriture sur les marchés.

Pour 2001, le niveau de disponibilités alimentaires était estimé à 2 602 Kcal (dont 60% provenaient des importations) par personne et par jour.

Cependant, comme dans la plupart des pays sous-développés, la pression familiale, les prix élevés des denrées et la grande proportion de bas revenus constituent dans notre pays des facteurs qui réduisent l'accès des consommateurs à la nourriture.

Ce, d'autant plus que, pour environ 95 % des ménages, la nourriture reste leur première préoccupation. Ainsi, le pain, le riz et la viande surgelée seraient-ils les aliments les plus consommés.

La même étude affirme qu'en 1994, à Libreville, ces produits étaient consommés quotidiennement par 93 % des ménages pour le pain, 57% pour Ie riz et 51 % pour la viande bovine.

Les apports caloriques de la ration de base étant fournis à raison de 55 par les céréales, 28 % par les tuber cules et féculents, 16 % par les produits animaux et 1 % par les légumes et feuilles.

Les spécialistes de la nutrition affirment que, globalement, les quantités alimentaires quotidiennes consommées par personne au sein des ménages sont faibles tant en milieu urbain qu'en zone rurale. Le revenu élevé par tête d'habitant (l'on parle de plus de 3160$ par an) ne se traduit pas par une réduction significative de la pauvreté et des inégalités.

Le paradoxe est plus frappant, puisque ce niveau de revenu ne s'accompagne pas d'une ration alimentaire suffisante pour la majorité des ménages gabonais.

La cause de l'insécurité alimentaire

L'ESSOR du secteur agricole a été entravé par de nombreux facteurs structurels: exode rural, vieillissement de la population rurale, mauvais état des routes, faible capacité des exploitations agricoles, choix stratégiques privilégiant la création des complexes agro-industriels organisés par filières (hévéa, huile de palme, cacao, café, viande bovine, poulet de chair), etc.

Cela n'est ignoré de personne, les agro-industries se sont révélées difficilement rentables et leur part dans le PIB est tombée de 2,2 % en 1994 à 1,4% en 1997. Dans le même temps, le taux de croissance de la production alimentaire par habitant est tombée à un taux en dessous du seuil normal annuel (-4,4 %).

La croissance démographique s'étant élevée à 2,5 % pendant la même période, il en a découlé un déséquilibre entre la croissance de la production agricole et la croissance démographique qui s'est traduite par une aggravation de l'insécurité alimentaire et par une augmentation des importations.

Source : Journal L'Union Plus du 29 Janvier 2007

 



   

FORMATION DU NOUVEAU GOUVERNEMENT
Le président Bongo Ondimba affiche sa volonté

AGRICULTURE
Quand le niveau de production et des disponibilités alimentaires inquiète

AGRICULTURE
Les ménages face au bas niveau nutritionnel

INVESTISSEMENTS / RAPPORT RISQUE-PAYS 2007 (COFACE)
Gabon: situation stable et avis de beau temps

FAIT DIVERS
Psychose au Collège Théodore Kwaou de Mandji

CLÔTURE DU 5E SALON DU LIVRE LIBREVILLE
Une exaltation du plaisir de lire

PORT-GENTIL/FAIT DIVERS
Maxwell Owusu le médecin marron dans la nasse

Pour moi quoi...Makaya
LA politique, c'est vraiment un monde mystérieux, un jeu compliqué, quoi.