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Le quotidien l'Union du 29 Janvier 2007

 

FORMATION DU NOUVEAU GOUVERNEMENT

Le président Bongo Ondimba affiche sa volonté

En renouvelant sa confiance au Premier ministre Eyéghé Ndong et quasiment à la même équipe que dans le précédent gouvernement, en dehors de l'entrée de cinq nouveaux ministres, le chef de l'Etat ne veut pas freiner l'élan amorcé l'année dernière.

LE président Omar Bongo Ondimba a affiché sa volonté de hâter les Actes en renouvelant sa confiance à la quasi-totalité des membres du gouvernement constitué au lendemain de son élection pour un nouveau mandat à la tête du pays.

En commençant par le Premier ministre, Jean Eyéghé Ndong, reconduit le 24 Janvier dernier au 2-Décembre, cette confiance accordée par le président de la République à tous les nouveaux ministres, a été traduite par le maintien des chefs des principaux départements ministériels et par le jeu de chaises musicales enregistré dans d'autres ministères.

Cette confiance marque sa ferme détermination de voir la nouvelle équipe ministérielle mettre en oeuvre son projet de société et répondre aux attentes urgentes et légitimes des populations. Elle vise le maintien de l'élan amorcé depuis l'année dernière dans la gestion de ces différents départements ministériels, voire dossiers, à fort impact social par les titulaires des fauteuils des Affaires sociales, de la Santé publique, l'Economie et les Finances, l'Habitat et Logement, les Travaux publics, la Sécurité, etc. Et ceux constituant les nouveaux pôles économiques, pour ne citer que les ministères des Mines et du Pétrole, de l' Économie forestière, celui du Tourisme, dont l'action peut permettre de résorber queue peu le chômage qui frappe davantage les jeunes.

Effectivement, après le lancement de l'important chantier social de l'assurance maladie, avec la mise en place récente du cadre juridique et la désignation des responsables de l'entité étatique chargée de sa gestion, la nécessité de maintenir le cap et de garantir la couverture médicale de l'ensemble des composantes sociales économiquement faibles, en assurant une gestion efficiente, semble avoir milité pour le maintien de Me Louis-Gaston Mayila, en qualité de ministre d'Etat, ministre des Affaires sociales. Lequel ministère contribue à l'amélioration des conditions de vie des indigents. Cela, à travers le paiement régulier des pensions et autres allocations familiales ayant connu une hausse notoire ces derniers temps.

COUVERTURE. Dans cet ordre d'idées, celui de la Santé publique qui enregistre, lui aussi, le maintien à son poste de la ministre d'Etat Paulette Missambo, exigeait, tout autant, un renforcement du travail déjà entamé. D'autant qu'en sus des réalisations déjà apportées en vue de doter l'ensemble des capitales provinciales du pays de structures sanitaires dotées de plateaux techniques de qualité et performants, la grande bataille de ce septennat était de favoriser un meilleur accès des populations aux soins. A la suite du constat pour le moins déplorable du coût élevé des soins et du difficile accès à la santé dans notre pays, ce qui se traduit chaque fois pares plaintes récurrentes des patients des zones rurales et urbaines, dénonçant les ordonnances kilométriques; s'insurgeant contre l'imbroglio médical au Centre hospitalier de Libreville (CHL), la grande réflexion initiée pour parvenir à la gratuité des prestations et des soins de santé dans les formations sanitaires publiques a débouché sur élaboration d'un projet de décret définissant et arrêtant les modalités d'accessibilité des agents publics civils et militaires et leurs ayants droit, des retraités et leurs ayants droit, des élèves et étudiants, les autres personnes et assujettis aux prestations sociales. Mme Paulette Missambo semble donc avoir bénéficié de la confiance du chef de l'État pour la mise en oeuvre de la nouvelle politique de couverture sanitaire à la mesure des moyens et du souhait des populations.

Cette logique de continuité a aussi présidé à la confirmation du premier responsable du département en charge du Logement et de I'Habitat. En effet, dans le 'Ha cadre de la politique du logement qui enregistre un sérieux déficit, en dépit de toutes les actions, démarches prospectives de partenaires bilatéraux privés et de la création récente d'une Banque de l'habitat, la priorité accordée par le président gabonais à accès au logement dans le pays a été confirmée. Le ministre d'Etat Jacques Adiahénot qui, pour la première fois, compte a ses côtés, un ministre délégué, Gisèle Eyang Ntoutoume, devra aller, on l'espère, au bout du combat mené pour réduire l'important déficit qui ne cesse de se creuser dans un secteur.

En passe d'être, aujourd'hui, parmi les plus préoccupants pour les populations qui aperçoivent difficilement le bout du tunnel, le secteur de la route devrait avec le ministre d'État, Idriss Ngari à la tête du département, donner une autre image conforme aux efforts déployés ces derniers mois dans certaines zones qui ont soulevé de vives critiques suite à la dégradation avancée de la Nationale 1. Il s'agit, à tout le moins, d'une marque de confiance qui devrait se traduire par des changements dans la gestion de ce dossier de manière a ce que le réseau routier soit praticable en bien des endroits.

SIGNES. Depuis que notre pays a renoué avec la communauté financière internationale, les efforts louables accomplis par le Gabon en vue de restaurer sa crédibilité financière semblent conforter les responsables ministériels en charge de ce dossier. En maintenant sa confiance au ministre d'Etat Paul Toungui au ministère de l'Economie et des Finances, le président Omar Bongo Ondimba, porte une attention toute particulière aux négociations avec le Fonds monétaire international, conforte M. Toungui dans la politique drastique d'assainissement des finances publiques et de relance de l'économie queues met en oeuvre depuis quelques années en vue d'un accord triennal. Celle-ci a donné, jusque-là, en dépit de quelques dérapages et du, mesure financiers connotation sociale, des résultats qui permettent d'entre voir des perspectives prometteuses pour le pays. D'ailleurs, la dernière visite à Libreville du Directeur général du FMI, Rodrigo de Rato, laquelle a été précédée par la mission d'évaluation de cette institution de Bretton Woods, a donné des signes encourageants pour notre pays résolument engagé sur la voie de la bonne gouvernance financière.

Au demeurant, si ces différentes confirmations de titulaires des ministères s'inscrivent dans la droite ligne de la volonté présidentielle de répondre aux préoccupations majeures des Gabonais, d'autres secteurs aussi importants dans l'action de création des richesses permettant, à terme, une redistribution des richesses ainsi qu'en réduction des inégalités et une justice sociale garante de la cohésion nationale, ont été bien affirmées. Cela, avec les nominations des ministres Richard Auguste Onouviet (Mines, Pétrole), Emile Doumba (Economie forestières, Pêche), à la tête de départements économiques affirmant la nouvelle orientation de notre pays dans le combat contre la pauvreté et le développement. Leurs présences respectives prouvent, aussi bien, l'importance du travail réalisé et la nécessité de redoubler d'effort. Car, il n'est un secret pour personne, certes avec l'engagement personnel du président Bongo Ondimba, que la signature du gigantesque projet de Bélinga ouvrira, assurément, à partir de cette année un vaste chantier dont l'incidence économique et sociale est évidente, notamment en terme d'emploi, l'un des problèmes majeurs de la jeunesse gabonaise. L'intense activité enregistrée dans les secteurs du bois, de la pêche pourvoyeurs d'emplois pour les nationaux, découle également de cette volonté présidentielle mise en oeuvre sur le terrain par le patron de ce département ministériel.

VOLONTE• Il reste que la continuité semble avoir présidé aux maintiens de la plupart des ministres à leurs postes. Au ministère de l'Intérieur où l'on a enregistré avec le ministre d'Etat André Mba Obame, des efforts notables dans le cadre de la sécurité des biens et des personnes, avec l'instauration d'une police de proximité, avant l'affirmation de la fiabilité de la liste électorale à la suite de la prochaine révision. A l'Enseignement supérieur aux mains du Pr Albert Ondo Ossa, ou encore, à la Formation professionnelle, portefeuille détenu par le Pr Pierre-André Kombila, qui oeuvrent tous à la concrétisation des Actes par des mesures et actions multiformes visant le renforcement du système d'enseignement dans notre pays. Les nouvelles attributions du ministre d'Etat, Pierre-Claver Maganga Moussavou (Transports et Tourisme), du ministre Denise Mekam'ne (Sida), répondent sans nul doute à la volonté présidentielle de donner une nouvelle impulsion à ces deux secteurs. Ce qui n'est guère négligeable d'autant que ceux-ci ont, respectivement, un impact sur la vie des Gabonais. En sus de l'engagement inlassable et déterminé de Mme Edith Lucie Bongo Ondimba, dans la lutte contre le VIH-Sida, dans notre pays, le Gabon devrait, à la suite, de la conférence mondiale qu'il abritera voir son action de lutte s'intensifier.

Source : Journal L'Union Plus du 29 Janvier 2007

 



   

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