FORMATION DU NOUVEAU
GOUVERNEMENT
Le
président Bongo Ondimba affiche sa volonté
En renouvelant sa confiance au
Premier ministre Eyéghé Ndong et quasiment à la
même équipe que dans le précédent gouvernement,
en dehors de l'entrée de cinq nouveaux
ministres, le chef de l'Etat ne veut pas freiner
l'élan amorcé l'année dernière.
LE
président Omar Bongo Ondimba a affiché sa
volonté de hâter les Actes en renouvelant sa
confiance à la quasi-totalité des membres du
gouvernement constitué au lendemain de son
élection pour un nouveau mandat à la tête du
pays.
En commençant par le Premier
ministre, Jean Eyéghé Ndong, reconduit le 24
Janvier dernier au 2-Décembre, cette confiance
accordée par le président de la République à
tous les nouveaux ministres, a été traduite par
le maintien des chefs des principaux
départements ministériels et par le jeu de
chaises musicales enregistré dans d'autres
ministères.
Cette confiance marque sa
ferme détermination de voir la nouvelle équipe
ministérielle mettre en oeuvre son projet de
société et répondre aux attentes urgentes et
légitimes des populations. Elle vise le maintien
de l'élan amorcé depuis l'année dernière dans la
gestion de ces différents départements
ministériels, voire dossiers, à fort impact
social par les titulaires des fauteuils des
Affaires sociales, de la Santé publique, l'Economie
et les Finances, l'Habitat et Logement, les
Travaux publics, la Sécurité, etc. Et ceux
constituant les nouveaux pôles économiques, pour
ne citer que les ministères des Mines et du
Pétrole, de l' Économie forestière, celui du
Tourisme, dont l'action peut permettre de
résorber queue peu le chômage qui frappe
davantage les jeunes.
Effectivement, après le
lancement de l'important chantier social de
l'assurance maladie, avec la mise en place
récente du cadre juridique et la désignation des
responsables de l'entité étatique chargée de sa
gestion, la nécessité de maintenir le cap et de
garantir la couverture médicale de l'ensemble
des composantes sociales économiquement faibles,
en assurant une gestion efficiente, semble avoir
milité pour le maintien de Me Louis-Gaston
Mayila, en qualité de ministre d'Etat, ministre
des Affaires sociales. Lequel ministère
contribue à l'amélioration des conditions de vie
des indigents. Cela, à travers le paiement
régulier des pensions et autres allocations
familiales ayant connu une hausse notoire ces
derniers temps.
COUVERTURE. Dans cet
ordre d'idées, celui de la Santé publique qui
enregistre, lui aussi, le maintien à son poste
de la ministre d'Etat Paulette Missambo,
exigeait, tout autant, un renforcement du
travail déjà entamé. D'autant qu'en sus des
réalisations déjà apportées en vue de doter
l'ensemble des capitales provinciales du pays de
structures sanitaires dotées de plateaux
techniques de qualité et performants, la grande
bataille de ce septennat était de favoriser un
meilleur accès des populations aux soins. A la
suite du constat pour le moins déplorable du
coût élevé des soins et du difficile accès à la
santé dans notre pays, ce qui se traduit chaque
fois pares plaintes récurrentes des patients des
zones rurales et urbaines, dénonçant les
ordonnances kilométriques; s'insurgeant
contre l'imbroglio médical au Centre hospitalier
de Libreville (CHL), la grande réflexion initiée
pour parvenir à la gratuité des prestations et
des soins de santé dans les formations
sanitaires publiques a débouché sur
élaboration d'un projet de décret définissant et
arrêtant les modalités d'accessibilité des
agents publics civils et militaires et leurs
ayants droit, des retraités et leurs ayants
droit, des élèves et étudiants, les autres
personnes et assujettis aux prestations
sociales. Mme Paulette Missambo semble donc
avoir bénéficié de la confiance du chef de
l'État pour la mise en oeuvre de la nouvelle
politique de couverture sanitaire à la mesure
des moyens et du souhait des populations.
Cette logique de continuité a
aussi présidé à la confirmation du premier
responsable du département en charge du Logement
et de I'Habitat. En effet, dans le 'Ha cadre de
la politique du logement qui enregistre un
sérieux déficit, en dépit de toutes les actions,
démarches prospectives de partenaires bilatéraux
privés et de la création récente d'une Banque de
l'habitat, la priorité accordée par le président
gabonais à accès au logement dans le pays a été
confirmée. Le ministre d'Etat Jacques Adiahénot
qui, pour la première fois, compte a ses côtés,
un ministre délégué, Gisèle Eyang Ntoutoume,
devra aller, on l'espère, au bout du combat mené
pour réduire l'important déficit qui ne cesse de
se creuser dans un secteur.
En passe d'être, aujourd'hui,
parmi les plus préoccupants pour les populations
qui aperçoivent difficilement le bout du tunnel,
le secteur de la route devrait avec le ministre
d'État, Idriss Ngari à la tête du département,
donner une autre image conforme aux efforts
déployés ces derniers mois dans certaines zones
qui ont soulevé de vives critiques suite à la
dégradation avancée de la Nationale 1. Il
s'agit, à tout le moins, d'une marque de
confiance qui devrait se traduire par des
changements dans la gestion de ce dossier de
manière a ce que le réseau routier soit
praticable en bien des endroits.
SIGNES. Depuis que notre
pays a renoué avec la communauté financière
internationale, les efforts louables accomplis
par le Gabon en vue de restaurer sa crédibilité
financière semblent conforter les responsables
ministériels en charge de ce dossier. En
maintenant sa confiance au ministre d'Etat Paul
Toungui au ministère de l'Economie et des
Finances, le président Omar Bongo Ondimba, porte
une attention toute particulière aux
négociations avec le Fonds monétaire
international, conforte M. Toungui dans la
politique drastique d'assainissement des
finances publiques et de relance de l'économie
queues met en oeuvre depuis quelques années en
vue d'un accord triennal. Celle-ci a donné,
jusque-là, en dépit de quelques dérapages et du,
mesure financiers connotation sociale, des
résultats qui permettent d'entre voir des
perspectives prometteuses pour le pays.
D'ailleurs, la dernière visite à Libreville du
Directeur général du FMI, Rodrigo de Rato,
laquelle a été précédée par la mission
d'évaluation de cette institution de Bretton
Woods, a donné des signes encourageants pour
notre pays résolument engagé sur la voie de la
bonne gouvernance financière.
Au demeurant, si ces
différentes confirmations de titulaires des
ministères s'inscrivent dans la droite ligne de
la volonté présidentielle de répondre aux
préoccupations majeures des Gabonais, d'autres
secteurs aussi importants dans l'action de
création des richesses permettant, à terme, une
redistribution des richesses ainsi qu'en
réduction des inégalités et une justice sociale
garante de la cohésion nationale, ont été bien
affirmées. Cela, avec les nominations des
ministres Richard Auguste Onouviet (Mines,
Pétrole), Emile Doumba (Economie forestières,
Pêche), à la tête de départements économiques
affirmant la nouvelle orientation de notre pays
dans le combat contre la pauvreté et le
développement. Leurs présences respectives
prouvent, aussi bien, l'importance du travail
réalisé et la nécessité de redoubler d'effort.
Car, il n'est un secret pour personne, certes
avec l'engagement personnel du président Bongo
Ondimba, que la signature du gigantesque projet
de Bélinga ouvrira, assurément, à partir de
cette année un vaste chantier dont l'incidence
économique et sociale est évidente, notamment en
terme d'emploi, l'un des problèmes majeurs de la
jeunesse gabonaise. L'intense activité
enregistrée dans les secteurs du bois, de la
pêche pourvoyeurs d'emplois pour les nationaux,
découle également de cette volonté
présidentielle mise en oeuvre sur le terrain par
le patron de ce département ministériel.
VOLONTE• Il reste que la
continuité semble avoir présidé aux maintiens de
la plupart des ministres à leurs postes. Au
ministère de l'Intérieur où l'on a enregistré
avec le ministre d'Etat André Mba Obame, des
efforts notables dans le cadre de la sécurité
des biens et des personnes, avec l'instauration
d'une police de proximité, avant l'affirmation
de la fiabilité de la liste électorale à la
suite de la prochaine révision. A l'Enseignement
supérieur aux mains du Pr Albert Ondo Ossa, ou
encore, à la Formation professionnelle,
portefeuille détenu par le Pr Pierre-André
Kombila, qui oeuvrent tous à la concrétisation
des Actes par des mesures et actions multiformes
visant le renforcement du système d'enseignement
dans notre pays. Les nouvelles attributions du
ministre d'Etat, Pierre-Claver Maganga Moussavou
(Transports et Tourisme), du ministre Denise
Mekam'ne (Sida), répondent sans nul doute à la
volonté présidentielle de donner une nouvelle
impulsion à ces deux secteurs. Ce qui n'est
guère négligeable d'autant que ceux-ci ont,
respectivement, un impact sur la vie des
Gabonais. En sus de l'engagement inlassable et
déterminé de Mme Edith Lucie Bongo Ondimba, dans
la lutte contre le VIH-Sida, dans notre pays, le
Gabon devrait, à la suite, de la conférence
mondiale qu'il abritera voir son action de lutte
s'intensifier.