Pour moi quoi...
IL a sacrément raison, cet
écrivassier de mon Premier grand quotidien
lorsqu'il dit que l'équipe de "'Nza Fe" annoncée
avant-hier nuit-là ne connaîtra pas d'état de
grâce. Pour beaucoup au quartier, c'est en effet
un coup pour rien : le "gouvernement", toujours
aussi pléthorique, reste inchangé, enfin
quasiment, et les postes clés demeurent entre
les mains des mêmes ministres.
A partir de là, il ne faudra
même pas nous dire dans 100 jours que cet
orchestre philharmonique a besoin de temps,
qu'il est encore en train de chercher la bonne
partition. La musique est écrite depuis kala,
connue théoriquement par tous. Il s'agit de la
jouer aussi sec. Et juste !
Vous parlez d'un pari, mes
chers frères Makaya sans illusions ! Parce qu'en
supposant que le chef d'orchestre tienne
fermement la baguette, comment éviter les
fausses notes de la part d'exécutants qui, des
années durant, ont peiné à convaincre un public
pourtant pas si exigeant que ça ?
Moi, Makaya, j'ai été sidéré
par la teneur des messages de "bonané" adressés
par certains ministres. Ils disaient - souhaiter
que soient corrigées les insuffisances, pour ne
pas dire plus, dans des secteurs plus importants
les uns que les autres. D'abord, est-ce que ce
n'est pas un réquisitoire contre eux-mêmes, ça ?
Un aveu d'échec ? Ensuite, en laissant les mêmes
responsables à la tête de tous ces secteurs,
est-ce que les choses vont changer ?
Eh bien, on demande à voir.
Il paraît que les hommes sont toujours capables
de changement Nza Fe lui-même va être très
attendu sur ce terrain-là. Il y a un an sa
déclaration de politique générale avait vraiment
été... générale. La prochaine, vers la mi mars,
doit nous plonger dans le concret, avec des avec
des chiffres et un calendrier; On fait ça, voilà
combien ça coûte et les délais dans lesquels ça
va être exécuté.
Au fond, ce qu'on attend
désormais, c'est qu'on prenne des engagements
précis et qu'on les tienne. Pas qu'on se laisse
vivre, quoi ...
... Makaya