AU LENDEMAIN DE LA FORMATION
DU GOUVERNEMENT/ MICRO TROTTOIR
« La
balle est dans le camp du nouveau gouvernement
pour poser les actes»
Les compatriotes interrogés
hier attendent beaucoup de l'équipe Eyéghé Ndong
II.
Maturin Meyong, technicien en
bâtiment: «Nous pensions que L'équipe
allait être réduite pour s'attaquer de front aux
problèmes auxquels nous sommes confrontés. Mais
qu'à cela ne tienne, la balle est dans le camp
du gouvernement qui doit apporter des
changements sur tous les plans. Car les
gens sont mal logés, manquent de soins médicaux,
etc.»
Marlène Boussamba, secrétaire
de direction: « Je m'attendais à plus de
sang neuf dans cette équipe mal,heureusement ce
n'est pas le cas. J'espère que le
changement voulu par les Gabonais se
concrétisera dans l'action, notamment au niveau
de la construction de nos routes».
Ismaël Obiang Nzé,
Rédacteur en chef adjoint à Tv plus:
« Je pense que c'est le changement dans la
continuité. Le chef de l'Etat a voulu faire
confiance à une équipe pour poursuivre et
appliquer le projet de société sur la
base duquel il a été élu en 2005. Notre
souhait le plus absolu est que ce nouveau
gouvernement applique à la lettre le programme
de développement équilibré du pays entamé par le
Chef de l'Etat en 2002 en réinitiants les fêtes
tournantes. Que celles-ci servent véritablement
à la construction des infrastructures routières,
hospitalières, etc... Qu'il y ait des réformes
au niveau de l'éducation et que la restauration
de l'autorité de l'Etat qui passe avant tout par
la lutte contre l'insécurité soient également
effectifs avant le terme de ce septennat».
Pierre Pangou, inspecteur de
Poste: « Je ne m'attendais pas à grand
chose»
Paul, élève-administrateur
civil: «La Refondation de l'Etat
et la mise sur pied d'un véritable
programme des actes passent avant tout
par les hommes. Or, avec ce nouveau
gouvernement qui est en fait l'ancien, on
nous refuse le droit de penser, de rêver
à un avenir meilleur qu'aujourd'hui».
Kombila, maîtrise en
philosophie: «Je ne suis pas étonné car,
je pense que nous assistons toujours à
l'immobilisme. On attendait un gouvernement
social, c'est-à-dire, qui pense d'abord aux
autres en réduisant lenombre de ses membres au
moins jusqu à 30 ministres. Et on devait aussi
tenir comte de l'avis de la société civile et
des besoins du peuple».
Artur Louma, agent à l'OPRAG:
«Je ne vois pas ce qui a changé. Mais comme on a
dit que c'est le gouvernement des Actes, on
verra ce qu'ils vont poser comme actes pour
cadrer avec la réalité, notamment dans les
domaines du logement, de la route, de
l'éducation, de la santé, etc.. C'est le
minimum que leur demande le peuple ».
Félicien Mougoubi, agent
SEEG. «Le gouvernement est trop
pléthorique et c'est toujours la même chose. Sil
voulait cadrer avec la volonté sociale qu'il
affiche, son nombre devrait être réduit au moins
à 30 ministres. Malgré cela, les membres de
cette équipe doivent prendre en compte les
préoccupations des populations».