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Le quotidien l'Union du 27 et 28 Janvier 2007

 

NOUVEAU GOUVERNEMENT / L'OPPOSITION RÉAGIT

L'opposition s'attendait à mieux

Les leaders des partis de ce regroupement politique, qui souhaitaient voir un gouvernement resserré, compact en vue de répondre au mieux aux préoccupations des Gabonais, n'ont pas caché leur déception.

Jules-Aristide Bourdès Ogoulinguendé (CDJ) : «LA formation du gouvernement est un acte prévue par la Constitution, il est normal qu'après avoir largement remporté les élections lors des dernières législatives que la majorité, sous la férule du PDG, forme le gouvernement de la manière qu'elle l'entend. Nous attendons, pour notre part, de voir les actes que ce gouvernement va poser afin de le juger sur pièce.»

Pierre Mamboundou (UPG) : « D'abord il faut savoir que le gouvernement est l'émanation de la majorité à l'Assemblée nationale. Et celui qui vient d'être rendu public respecte ce principe, ou du moins cette pratique. Cependant, le constat que nous faisons est que ce gouvernement ressemble fortement à celui que jean Eyéghé Ndong a dirigé un an durant. Et quand on regarde les résultats obtenus par cette équipe après que le Premier ministre a ouvertement pourfendu, dans le cadre de son discours de politique générale, tous les maux dont souffre le pays, on a peine à croire que cette même équipe puisse avoir des résultats probants. A partir de ce constat, la formation de ce gouvernement constitue, pour nous, un épiphénomène, pour ne pas dire un non événement. Dans tous les cas, ce gouvernement est un ectoplasme et nous a n'attendons rien de celui-ci. D'autant plus qu'il a une dimension qui va augmenter son immobilisme. Manifestement, la publication de cette équipe gouvernementale montre bien qu'on fait du surplace. Mais attention, qui n'avance pas recule. Et quand on observe le nombre de conflits sociaux, de problèmes économiques, nos difficultés d'être éligibles dans les organisations financières internationales, personne n'a besoin d'être devin pour prédire qu'il ne se passera rien. vous comprenez aisément pourquoi pour ne pas faire de la figuration, l'ensemble des partis de l'opposition a décliné l'offre du président de la République qui nous demandait d'entrer au gouvernement. La situation économique et sociale est telle qu'il faut un électrochoc. Et à mon avis, celui-ci n'est possible que s'il y a un gouvernement resserré, compact, profondément renouvelé et ayant un objectif assigné et un chronogramme de réalisations avec un objectif de résultats.»

Nicaise Sickout Iguendja (PGP) : « Normalement, la voix autorisée pour vous donner le point de vue du PGP est celle de son président Me Séraphin Ndaot Rembogo. Il n'empêche qu'en tant qu'acteur politique je dise que la composition du gouvernement se résume par la formule selon laquelle "on prend les mêmes et on recommence". C'est du bis repetita, pour être plus clair. Aujourd'hui, tout le monde s'accorde à dire que pour transformer notre pays et rompre avec nos vieilles habitudes, le Gabon a besoin d'hommes et de femmes ayant l'amour du pays, et capables de forger de nouveaux mythes fondateurs de notre Etat Des hommes et des femmes conscients de ce qu'il y a urgence que le pays se relève au plan économique et social des hommes et des femmes qui entendent la souffrance du peuple, mais aussi qui soient capables d'imaginer des solutions aux problèmes auxquels celui-ci est confronté. Les Gabonais n'ont pas subi d'électrochoc après la composition du gouvernement dont la mission est d'appliquer, on l'espère, le programme dit des "Actes pour le Gabon". Pour ma part, j'aurais souhaité qu'on innove un peu. En faisant en sorte que le nombre de ministres cadre avec notre démographie. Ce qui implique à l'évidence que celui ci devait être changé au moins aux deux tiers en plus de renouveler ses membres. Et ce n'est pas demain qu'il faut s'attendre à l'émergence d'une nouvelle classe politique.»

Zacharie Myboto (UGDD) : « De notre point de vue, la situation particulièrement grave que vit notre pays commandait en toute logique la mise en place d'une équipe gouvernemental resserrée et dynamique, à l'instar des cabinets formes au lendemain de la Conférence nationale en 1990 et des Accords de Paris en 1994. L'opinion nationale et internationale aurait vu en cela, un signal fort de la volonté du pouvoir d'amorcer un véritable changement, et de s'attaquer résolument aux problèmes du Gabon et des Gabonais. Or, la nouvelle équipe gouvernementale se caractérise principalement par sa démesure: 50 ministres contre 49 dans le précédent cabinet: Il bat ainsi le record de la pléthore ministérielle depuis 1990. Derrière cet "Acte pour le Gabon"; on s'aperçoit plutôt la volonté réaffirmée du pouvoir de distribuer à titre de "récompenses", sur fond d'une géopolitique surannée et au détriment du plus grand nombre de Gabonais.»

Source : Journal L'Union Plus du 27 et 28 Janvier 2007

 



   

CONSEIL DES MINISTRES HIER
Un gouvernement "Uni, solidaire et déterminé

NOUVEAU GOUVERNEMENT / L'OPPOSITION RÉAGIT
L'opposition s'attendait à mieux

AU LENDEMAIN DE LA FORMATION DU GOUVERNEMENT/ MICRO TROTTOIR
« La balle est dans le camp du nouveau gouvernement pour poser les actes»

FAIT DIVERS
Deux braqueurs de militaires français aux arrêts

Pour moi quoi...Makaya
IL a sacrément raison, cet écrivassier de mon Premier grand quotidien