OMNISPORTS / COMITÉ OLYMPIQUE
GABONAIS/ REBONDISSEMENT
Solidarité olympique suspend à titre
conservatoire son aide au Gabon
Mais il n'a jamais été
question pour cette structure d'invalider
l'élection du bureau présidé par Léon-Louis
Folquet.
ALORS qu'au niveau national
la crise larvée qui secouait le mouvement
olympique gabonais avait déjà trouvé un
dénouement heureux avec l'élection (elle avait
eu l'onction du CIO) d'un nouveau bureau du
Comité olympique gabonais (COG) présidé par
Léon-louis Folquet, le 7 octobre 2006. Et dont
la légitimité et la légalité furent confirmées à
la majorité absolue (13 voix contre une) le 11
janvier dernier à l'issue d'une assemblée
générale extraordinaire souveraine tenue au
Re-Ndama, voilà que le CIO vient remettre le feu
à la "maison" COG.
En effet, dans une
correspondance datée du 23 février dernier, Pere
Miro (directeur du département des relations
avec les CNO) écrit notamment à Léon-Louis
Folquet "qu'au vu de la situation au sein du
Comité olympique gabonais et en accord avec
l'Association des comités olympiques d'Afrique (ACNOA),
nous souhaitons vous informer qu'une mission
exploratoire au nom du CIO et de l'ACNOA sera
organisée très prochainement auprès du Comité
Olympique gabonais. Cette mission aura comme
objectif principal d'évaluer la situation sur
place et d'écouter l'ensemble des parties
concernées avant d'établir un rapport qui sera
présenté aux commissions exécutives de l'ACNOA
et du CIO. Les dates précises vous seront
communiquées ultérieurement...".
Pere Miro qui semble oublier
la souveraineté d'une assemblée générale et
celle d'un pays, poursuit son argumentaire : "
(,..) Au vu de la situation actuelle, et par
mesure de précaution, nous vous informons
également que nous avons recommandé à la
Solidarité olympique de suspendre
immédiatement et à titre conservatoire
l'ensemble des activités et le versement des
fonds de la Solidarité olympique envers le
comité olympique gabonais ".
Même si le peuple gabonais,
avec à sa tête ses plus hauts dirigeants,
s'étonne du rebondissement d'un dossier qui
avait déjà livré son épilogue de manière
démocratique, la décision du CIO peut être
louable et salutaire. Parce qu'elle va permettre
au mouvement sportif gabonais, tout en évitant
les interprétations fallacieuses, de trouver une
solution définitive.
Cependant, au regard de la
tournure des évènements déjà préméditée
publiquement par certains membres du bureau
sortant dans un passé récent, il y a lieu de
s'interroger sur les mobiles qui sous-tendent ce
nouveau feuilleton. On peu se demander pourquoi
le départ de l'équipe sortante, humiliée lors de
l'élection du 7 octobre 2006, cause autant de
vagues ?
Non pas au plan local, mais
surtout au sein du Comité international
olympique qui semble imposer son diktat à un
Etat souverain qui s'évertue à financer la
pratique du sport des jeunes Gabonais en plus de
leur préparation et fleur participation à toutes
les compétitions internationales. Notamment les
Jeux africains et les Jeux olympiques. Le CIO,
en voulant à tout prix maintenir des dirigeants
dépassés, d'un autre temps et longtemps
désavoués par leurs partenaires au nom de la
longévité de ses derniers dans le mouvement
sportif mondial, a-t-il peur du syndrome de
Salt-Lake City ?