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Le quotidien l'Union du 27 Février 2007

 

OMNISPORTS / COMITÉ OLYMPIQUE GABONAIS/ REBONDISSEMENT

Solidarité olympique suspend à titre conservatoire son aide au Gabon

Mais il n'a jamais été question pour cette structure d'invalider l'élection du bureau présidé par Léon-Louis Folquet.

ALORS qu'au niveau national la crise larvée qui secouait le mouvement olympique gabonais avait déjà trouvé un dénouement heureux avec l'élection (elle avait eu l'onction du CIO) d'un nouveau bureau du Comité olympique gabonais (COG) présidé par Léon-louis Folquet, le 7 octobre 2006. Et dont la légitimité et la légalité furent confirmées à la majorité absolue (13 voix contre une) le 11 janvier dernier à l'issue d'une assemblée générale extraordinaire souveraine tenue au Re-Ndama, voilà que le CIO vient remettre le feu à la "maison" COG.

En effet, dans une correspondance datée du 23 février dernier, Pere Miro (directeur du département des relations avec les CNO) écrit notamment à Léon-Louis Folquet "qu'au vu de la situation au sein du Comité olympique gabonais et en accord avec l'Association des comités olympiques d'Afrique (ACNOA), nous souhaitons vous informer qu'une mission exploratoire au nom du CIO et de l'ACNOA sera organisée très prochainement auprès du Comité Olympique gabonais. Cette mission aura comme objectif principal d'évaluer la situation sur place et d'écouter l'ensemble des parties concernées avant d'établir un rapport qui sera présenté aux commissions exécutives de l'ACNOA et du CIO. Les dates précises vous seront communiquées ultérieurement...".

Pere Miro qui semble oublier la souveraineté d'une assemblée générale et celle d'un pays, poursuit son argumentaire : " (,..) Au vu de la situation actuelle, et par mesure de précaution, nous vous informons également que nous avons recommandé à la Solidarité olympique de suspendre immédiatement et à titre conservatoire l'ensemble des activités et le versement des fonds de la Solidarité olympique envers le comité olympique gabonais ".

Même si le peuple gabonais, avec à sa tête ses plus hauts dirigeants, s'étonne du rebondissement d'un dossier qui avait déjà livré son épilogue de manière démocratique, la décision du CIO peut être louable et salutaire. Parce qu'elle va permettre au mouvement sportif gabonais, tout en évitant les interprétations fallacieuses, de trouver une solution définitive.

Cependant, au regard de la tournure des évènements déjà préméditée publiquement par certains membres du bureau sortant dans un passé récent, il y a lieu de s'interroger sur les mobiles qui sous-tendent ce nouveau feuilleton. On peu se demander pourquoi le départ de l'équipe sortante, humiliée lors de l'élection du 7 octobre 2006, cause autant de vagues ?

Non pas au plan local, mais surtout au sein du Comité international olympique qui semble imposer son diktat à un Etat souverain qui s'évertue à financer la pratique du sport des jeunes Gabonais en plus de leur préparation et fleur participation à toutes les compétitions internationales. Notamment les Jeux africains et les Jeux olympiques. Le CIO, en voulant à tout prix maintenir des dirigeants dépassés, d'un autre temps et longtemps désavoués par leurs partenaires au nom de la longévité de ses derniers dans le mouvement sportif mondial, a-t-il peur du syndrome de Salt-Lake City ?

Source : Journal L'Union Plus du 27 Février 2007

 



   

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