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Le quotidien l'Union du 26 Février 2007

 

ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR / UNIVERSITÉ OMAR BONGO

Les parents des étudiants exclus sollicitent l'arbitrage du chef de l'État

Tout en remettant en cause la manière dont se sont déroulés les Conseils de discipline à l'UOB , les parents menacent d'intenter une action en justice contre l'enseignant "supposé agressé" et les autres, pour faux témoignages.

APRÈS l'interpellation, dans la nuit de mercredi à jeudi dernier, des treize étudiants exclus de l'Université Omar Bongo par la gendarmerie nationale, au moment où ceux-ci entamaient leur quatrième jour de grève de la faim à côté du portail principal de cette institution, les parents de dés étudiants ont tenu jeudi après-midi, un point de presse dans l'un des locaux' du centre préscolaire des "'Soeurs bleues", sis à l'ancienne Gare routière.

Dans leur déclaration, ils ont dénoncé le mauvais déroulement des Conseils de discipline depuis le mois de mai 2006 et dont le dernier a conduit à l'exclusion de leurs enfants' au début du mois en cours. Pour eux, les étudiants exclus sont tout simplement victimes d'une injustice, d'une machination et d'un règlement de coin tes de la part des responsables et de certains enseignants de l'UOB, vis-à-vis de leurs enfants.

Les parents se demandent pourquoi l'enseignant, sachant l'entrée principale de l'UOB bloquée, s'est-il rendu là-bas, alors que tout le monde passait librement par la bibliothèque universitaire. Pour les orateurs, il s'agit "d'une provocation préméditée et avérée', qui mérite d'être sanctionnée par les autorités de la République, et partant celles du rectorat. "Cela nous conduit à nous interroger sur les intentions réelles de cet enseignant, alors qu'on sait qu'il ne revient pas aux enseignants de régler les problèmes posés par les étudiants à l'administration universitaire", a déclaré Marcellin Allogo Edou, porte-parole des parents des exclus.

Ainsi réfutent-ils en bloc la version donnée par l'enseignant auprès de ses supérieurs hiérarchiques et collègues. Laquelle fait allusion à un secours qu'il aurait porté à ses collègues. De ce fait, ces propos jugés déplacés par le collectif des parents, ont "induit en erreur" les syndicats Snec et Frapes-UOB, qui l'ont soutenu sans aucune réserve.

Et de constater qu'après cette supposée agression, aucune déclaration devant les médias n'a été faite par l'intéressé, aucune enquête menée, aucun certificat médical présenté, encore moins de témoin fiable interrogé pour confirmer la thèse d'une agression avérée. Pis, "le présumé agressé lors des Conseils de discipline n'a pas reconnu les étudiants traduits en Conseil comme l'ayant roué de coups. Il ressort également de son compte rendu qu'aucun lien n'a été établi entre les étudiants aujourd'hui exclus et leur participation à ce mouvement et hypothétique agression"; a poursuivi le porte-parole.

Par conséquent, estimant que leurs enfants ne doivent pas faire l'objet "d'une vengeance en vue délaver un honneur'', que " les décisions prises font l'objet de plusieurs irrégularités" et que "les membres des syndicats SNEC et FRAPES, étaient juges et parties", les parents ont interpellé le chef de l'Etat et son Premier ministre, afin qu'une solution durable soit trouvée à ce problème d'exclusion.

Par ailleurs, ils ont manifesté leur inquiétude quant à l'état de santé des enfants qui avaient déjà fait trois jours et demi de grève de la faim. De ce fait, ils se réservent le droit, dans le cas où leur appel ne serait pas entendu, "d'engager des poursuites judiciaires contre les enseignants, afin que la lumière soit faite". En attendant, ils ont invité les familles des étudiants des universités et grandes écoles du pays, à se mobiliser avec eux, afin de mener ensemble le combat pour la justice, l'équité, l'égalité et demander la relaxe des détenus.

Source : Journal L'Union Plus du 26 Février 2007

 



   

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