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Le quotidien l'Union du 26 Février 2007

 

SANTÉ/GRATUITÉ DES SOINS AU SEIN DES FORMATIONS SANITAIRES PUBLIQUES

Le centre hospitalier de Libreville donne le ton

La plus grande structure sanitaire du pays applique depuis le 12 février courant, cette mesure gouvernementale décidée parle chef de l'Etat, Omar Bongo Ondimba. Trois services: les urgences (oxyologie), les consultations externes et les maternités pratiquent déjà la gratuite.

CE qui s'apparentait à une chimère est désormais une réalité au Centre hospitalier de Libreville (CHL), la doyenne et la plus importante des formations sanitaires du Gabon. L'on peut d'ores et déjà se soigner gratuitement au CHL, cette mesure gouvernementale, décidée par le président de la République, Omar Bongo Ondimba, est effective au sein de cette structure sanitaire depuis le lundi 12 février courant, en application du décret n° 000104/PR/MSP du 15 janvier 2007, fixant les modalités de prise en charge des patients dans les formations sanitaires publiques.

Trois services, sur les trente-trois que compte le CHL, ont été retenus pour le lancement de cette gratuité des soins qui devra par la suite s'étendre sur l'ensemble des services médico-techniques et des autres formations sanitaires publiques de notre pays. Pour plus 'informations sur les modalités ainsi que les contours de cette mesure particulièrement salutaire pour les plus démunis de la population, gabonaise, la direction du OEIL a organisé un petit déjeuner de presse vendredi dernier. Les docteurs Crépin Atendé et Max Limoukou, respectivement, président du Conseil d'administration (PCA) et directeur général du CHL ainsi que les principaux responsables des services concernés par ce lancement des soins gratuits, Dr Okouni (Consultations externes), Dr Mayi (Maternité-gynécologie), Dr Essola (Oxiologie) ont édifié les journalistes sur le déroulement des opérations depuis le 12 février dernier.

Quels sont donc les usagers intéressés par cette gratuité ? Selon le directeur général du CHL, elle s'applique à tous les agents publics, civils et militaires, lés retraités de l'Etat, aux élèves et étudiants, aux personnes économiquement faibles, aux indigents, aux ministres des cultes et assimilés, aux membres des institutions constitutionnelles et leurs ayants droit ainsi qu'aux usagers assurés sociaux, notamment ceux assujettis à la Caisse nationale de garantie sociale (CNGS) à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS).

Selon la catégorie à laquelle appartient le patient, la prise en charge se fait totalement ou partiellement, a précisé le Dr Limoukou. Sont concernés par la prise en charge gratuite, les personnes économiquement faibles, les élèves, les étudiants, les ministres de culte ainsi que l'ensemble usagers assujettis à la CNGS. Les autres devront s'acquitter d'un ticket modérateur calculé à partir du bulletin de salaire. Si le patient qui gagne moins de 100 000 F bénéficie de la gratuité des soins, celui qui touche de 100 à 200 000 F devra quant à lui, payer 10%0 de la facture. Ce montant est de 15%pour celui qui est payé entre 200 et 300 OOOF. Et tous ceux qui ont un salaire mensuel en dessus de 300 000 F devront payer 20% du montant de la facture.

Douze jours après et en' dehors de toute campagne de médiatisation, le succès de la mesure est sans précédent: la fréquentation de ces différents services a ostensiblement augmenté. Elle a doublé au niveau de la maternité où les responsables notent une réelle "désertion des autres maternités périphériques" au profit de celles du CHL. Elle a presque triplé au niveau des consultations externes qui englobent, les consultations, les examens de laboratoire, les examens radiologiques, les soins dentaires, les soins infirmiers et ceux de la petite chirurgie.

Cette phase expérimentale ne se fait pas sans quelques difficultés fiées au surplus du travail, à la capacité d'accueil, à la pression de la demande, aux ressources humaines insuffisantes, etc.

Au CHL des mesures plus ou moins originales sont en train d'être prises par les responsables pour pallier un tant soit peu ces difficultés de parcours. Ces responsables souhaitent voir la réouverture urgente des structures sanitaires de la CNSS pour une meilleure redistribution des patients. Un souhait a également été émis pour que soit revus à la hausse les 600 millions annuellement alloués par l'Etat au CHL pour que ces prises en charge gratuites puissent se faire normalement au sein de cet hôpital de 3ème niveau mais qui, par la force des choses, est contraint d'assumer le rôle des structures sanitaires de 1er et de 2e niveaux censés accueillir le patient en amont.

Source : Journal L'Union Plus du 26 Février 2007

 



   

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