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Le quotidien l'Union du 24 et 25 Février 2007

 

ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR/ UOB

Réunion entre les autorités rectorales et les enseignants

Enfin la sécurité sur le campus !

Les autorités rectorales et l'ensemble des enseignants ont salué le respect par le gouvernement d'un des préalables à la reprise des cours : le déploiement à l'Université Omar Bongo des éléments de la Gendarmerie nationale en vue de sécuriser l'Institution.

ON ne peut pas encore parler de normalisation à l'Université Omar Bongo (UOB). C'est en tout cas, ce qu'on a retenu de la rencontre entre les autorités rectorales et les enseignants, mercredi à l'amphithéâtre "Tremblay" de l'École normale supérieure (ENS) de Libreville.

Au cours de cet échange, le Pr Fidèle-Pierre Nzé-Nguéma a fait connaître aux enseignants les derniers développements de la crise dans la plus ancienne des Universités gabonaises, la réponse pédagogique faite par les autorités rectorales en vue de la résorption de ladite crise et la posture adoptée par elles suite à l'interpellation fondée des enseignants, à cause de ce que l'année leur échappait et que l'avenir dans cette institution s'écrit en pointillé.

Au cours de cet échange, le Pr Fidèle-Pierre Nzé-Nguéma a fait connaître aux enseignants les derniers développements de la crise dans la plus ancienne des Universités gabonaises, la réponse pédagogique faite par les autorités rectorales en vue de la résorption de ladite crise et la posture adoptée par elles suite à l'interpellation fondée des enseignants, à cause de ce que l'année leur échappait et que l'avenir dans cette institution s'écrit en pointillé.

Claire comme l'eau de roche, le recteur a dit qu'il aurait aimé être optimiste et moins sombre, mais les événements que vit l'Institution qu'il administre, ces temps derniers, et les épisodes de ces derniers jours, sont tristes.

Et malgré le déploiement des forces de sécurité - lesquelles resteront à l'UOB jusqu'à ce que les enseignants reprennent le contrôle de l'institution -, la page n'est pas encore tournée. Pour la simple raison, selon lui, que le comportement, l'escalade irrésolue et désespérée de la poignée d'étudiants n'est que la face visible d'enjeux qui sont loin de se limiter aux problèmes récurrents du monde universitaire reconnus par l'opinion nationale, Et que les événements, dans leur déroulement et dans l'obstination destructrice qui les porte, sont de nature à laisser des traces et, à en rajouter sur les meurtrissures d'un corps professoral que l'on tendrait à sacrifier sur l'autel de querelles de clans et de luttes d'influences. Toutes choses éloignées de la raison scientifique.

DESHONNEUR• Le recteur a dit sa gratitude aux enseignants-chercheurs pour la hauteur avec laquelle ils ont su stoïquement accepter d'emprunter, contraints et forcés par les étudiants, les pistes et les voies détournées, pour gagner leur lieu de travail. Cela vaut d'être dit, quand au nom de desseins inavoués, on tente de limiter l'humiliation et le déshonneur infligés aux enseignants au seul incident du 1er février dont la principale victime a été Médard Obiang Ebanéga. Même après un tel forfait qui ne souffre d'aucun doute, alors que les semaines précédentes, des enseignants ont été vidés des sales de cours sans aucun scrupule, on feint de croire que rien ne s'est passé. Il se trouve des enseignants pour se répandre en un doute loin de l'esprit de méthode digne du corps professoral. Et de confondre les enseignants dans la provocation des étudiants au seul motif d'exercer un droit de base et fondamental : la liberté d'aller et venir.

Sa gratitude est également allée à tous ceux du monde universitaire qui se sont joint aux enseignants-chercheurs de l'UOB dans une interpellation digne et sans débordement, légale et responsable, de la société. Il a salué le professionnalisme de ses collègues et leur sens du devoir, symbolisés par la décision de mettre un terme à la suspension automatique des enseignements observée à la suite de l'agression de l'enseignant sus-cité. La volonté de reprendre les cours le 19 février a été balayée par la rancoeur rampante de ceux qui arment des mains innocentes, jusqu'à les contraindre à l'acte suicidaire de la grève de la faim.

ECARTS DE LANGAGE. S'agissant de la réponse pédagogique des autorités rectorales a cette escalade, le Pr Fidèle-Pierre Nzé-Nguéma a affirmé qu'il a agi sur un registre allant du refus de revivre le souvenir du recteur Ona Ondo à la conciliation, en passant par la stricte et banale application de la réglementation qui régit le monde universitaire. Il a rappelé la scène de parents présentant des excuses aux enseignants pour faire oublier les écarts de langage, la morve et l'inconscience de leurs propres enfants, sans égard même pour la présence parentale. "Comment avoir du respect pour la noble mission de l'enseignement quand les figures du père et de la mère cessent d'être sacrées aux yeux de ces enfants que sont les étudiants ?", s'est-il demandé, avant de revenir sur l'ensemble des initiatives des autorités rectorales dans l'intervalle. Ayant pris l'engagement devant les enseignants, au lendemain de leur marche, de donner suite au communiqué du Conseil des ministres de début février, le Premier ministre a ordonné au recteur de requérir la force publique, au terme d'ultimes instructions, le chef du gouvernement a clairement demandé de reprendre le contrôle de la situation et de rétablir l'ordre sur le campus. Pour mettre un terme à la surenchère qui semblait chaque jour ne plus avoir de limite et pour que force reste à la loi. Ce qui n'a pas empêché une nouvelle épreuve, avant-hier, à l'UOB qui a vécu une tentative d'incendie criminelle de certains bâtiments.

Avec l'entrée en vigueur des mesures disciplinaires prises à l'encontre des étudiants incriminés et les poursuites judiciaires qu'ils encourent, avec la mise en place d'un dispositif de sécurité, dans le cadre d'une stratégie dissuasive et durable, le recteur a osé croire que les conditions d'une reprise sans délais sont réunies. Sans oublier les travaux de viabilisation visant à transformer le cadre de travail sur le campus. Signalons que les autorités rectorales ont reçu un groupe d'étudiants dit de la majorité silencieuse qui ont émis le souhait de voir les cours reprendre immédiatement.

Hier, sur le campus, les enseignements ont été dispensés. Sous l'oeil vigilant de a maréchaussée.

Source : Journal L'Union Plus du 24 & 25 Février 2007

 



   

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