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Le quotidien l'Union du 24 et 25 Février 2007

 

SUITE AUX PERTURBATIONS DANS LA FOURNITURE DE L'ÉLECTRITÉ Â LIBREVILLE

La SEEG multiplie les actions... mais aussi I'arnaque

Tout en faisant venir des machines par avion-cargo, la SEEG n'hésite pas à arnaquer les abonnés Edan en leur imposant des taxes créées de toutes pièces et donc illégales.

AU lendemain de l'ultimatum de dix jours lancé à la Société d'énergie et d'eau du Gabon (SEEG) par le Conseil des ministres en sa séance du jeudi 22 février dernier, l'engageant à ramener la situation à la normale, faute de quoi, les accords liant l'Etat gabonais à cette entreprise seront revus en profondeur, la SEEG continue de chercher les voies pour mettre rapidement un terme à cette situation préoccupante, avec notamment des délestages de plus de 24 heures dans certaines zones de Libreville et ses environs, trouve un issue favorable dans les plus brefs délais.

C'est ainsi qu'elle a fait venir, hier encore, par cargo spécial, pas moins de cinq générateurs de secours, deux réservoirs et un transformateur. C'est le cinquième vol d'Antonov transportant dans ses soutes des générateurs diesel de puissance 1250KVA de fréquence 50 HZ destinés au poste-source de la SEEG à Belle-Vue. Ils pèsent 103 tonnes chacun, sont accompagnés de deux réservoirs de 36 000 kilogrammes et de capacité de 21000 litres.

En principe, ces groupes devraient permettre, dès leur montage qui d'ailleurs tarde à s'achever, d'apporter la puissance dont la SEEG a besoin pour faire face à la situation actuelle. Ça, c'était pour la campagne de publicité que l'entreprise mene actuellement.

Pour la réalité sur le terrain, la SEEG est en train de s'installer confortablement dans le fauteuil de la meilleure entreprise d'exploitation des clients. Depuis quelques jours en effet, les abonnés de cette entreprise, qui, comme d'habitude, se rendent à l'un des points de vente d'unités doivent désormais répondre à cette uestion : "Où achetez-vous 'habitude vos unités ?" Si le client commet l'erreur de citer un point de vente différent, l'agent SEEG majore la facture de taxes nouvelles. Conséquence : l'abonné paie lus pour moins d'unités. A exemple de ce client qui, avec 10 000 francs, n'a pu avoir que 69 unités, alors que le même montant lui donne droit, depuis toujours et quel que soit le lieu, à 112 unités. Il y a donc une majoration de lus de 40% du tarif habituel. A un autre client qui voulait acheter ses unités pour 2 000 francs à l'Agence centrale de la SEEG, une caissière a voulu prélever des taxes de 2 000 francs. Raison : "Cela fait longtemps que - vous avez payé vos unités ici. On vous taxe. Un point c'est tout".

MENTALITE D'ENCAISSEMENT• Cette nouvelle mentalité d'encaissement 'impose quelques questions. 1) Quelle différence y a-t-il entre un point de vente et un autre, toutes les agences appartenant à la même société ? L'argent versé dans les différentes caisses ne converge-t-il pas vers une caisse unique . 2) Pourquoi la SEEG, avec ses moyens informatiques, ne prend-elle pas le soin de dresser, elle-même, un listing ou un plan d'achat d'unités de Libreville, si tant est que les renseignements exigés sont nécessaires ? 3) Cette démarche est-elle prévue dans le contrat de concession ou dans les contrats individuels ? 4) Enfin, pourquoi entreprend-on de nouvelles opérations de perception d'argent sans au préalable prendre le soin d'avertir la clientèle par voie de presse ou par affichage danses agences ?

Et comme si tout cela ne suffisait pas, cette même entreprise s'illustre négativement sur un tout autre plan. Nul ne comprend pas que les barrages de KinguéIé et Tchimbélé restent désespérément au sec, en dépit des pluies qui, depuis quelques jours, tombent presque abondamment sur Libreville et dans le nord du pays, au point de causer des inondations dans les quartiers. Comment expliquer la présence de ces micro-climats prolongés qui épargnent curieusement les zones qui ont le plus besoin de pluie ? Pourquoi la SEEG ne veut-elle pas admettre qu'elle ne donne pas la bonne explication sur la baisse de l'énergie. Que répond-elle à cet ingénieur qui était intervenu dans nos colonnes, démontrant que la SEEG affabulait ?

Autre chose encore: si les délestages sont de plus en plus insupportables à certains endroits, ils deviennent carrément intenables dans d'autres. Aux Bas de Gué Gué, à Kalikak et plus généralement dans la zone nord de Libreville, où des familles n'ont pas reçu le plus petit soupçon d'électricité depuis mardi 20 février. Là aussi, la SEEG affirme que le transformateur alimentant ces zones a subi un incendie.. avant de se noyer. Pendant ce temps, la SEEG respecte les consignes du gouvernement qui interdit de procéder aux délestages dans les quartiers dits sensibles tels Kinguélé, Rio, PK5, etc.

Dans les quartiers pénalisés, les conséquences au plan de la conservation des aliments sont évidentes. Au plan de la sécurité aussi. Le plus gros contingent des personnes à dédommager viendra sans doute de cette zone-là.

Source : Journal L'Union Plus du 24 & 25 Février 2007

 



   

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