SIGNATURE DE L'ACCORD DE
PARTENARIAT ÉCONOMIQUE ENTRE L'AFRIQUE CENTRALE
ET L'UNION EUROPÉENNE
Où en
sont les négociations ?
Pour répondre à cette
question, Antoine Louis Ntsimi, le secrétaire
général adjoint de la Communauté économique des
Etats de l'Afrique centrale (CEEAC), chargé du
département Intégration physique, économique et
monétaire, a donné les raisons du blocage
de la 2éme phase desdites négociations ainsi que
les initiatives visant à les relancer.
LE
partenariat entre l'Union européenne et les pays
ACP (Afrique, Caraïbes et Pacifique), initié en
1963, a pris une nouvelle dimension avec la
signature de l'accord de Cotonou, le 23 juin
2000. Ainsi, cet accord ratifié par tous les
Etats ACP, prévoit ta conclusion des Accords de
partenariat économique (APE), en tenant compte
de règles de l'Organisation mondiale du Commerce
(OMC). La signature de ces accords doit avoir
lieu avant décembre 2007 et entrer en vigueur,
le ter janvier 2008.
A la suite d'une période
préparatoire, l'Afrique centra et l'Union
européenne ont signé à Bruxelles, le 16 juillet
2004 une feuille de route des négociations qui
s'articule autour des objectifs tels que: la
création progressive, conformément aux règles de
l'OMC, d'une zone de libre échange entre la
Communauté économique et monétaire de l'Afrique
centrale (Cemac), Sao Tome et Principe et
l'Union européenne; la priorité au
développement, l'approfondissement du processus
d'intégration dans la sous-région, le
renforcement des capacités et la mise à niveau
des économies des Etats.
Les négociations,
malheureusement, sont dans l'impasse depuis le
Sème trimestre de 2006, en raison du non-respect
des engagements pris par l'Union européenne dans
l'Accord de Cotonou et la Feuille de route
relative au renforcement des capacités de
production et la mise à niveau des économies des
Etats. Aussi, la reprise des négociations entre
les deux parties ne pourra-t-elle pas être
possible tant qu'une solution ne sera pas
trouvée à cette question importante.
Face à la presse tout
récemment, le secrétaire général adjoint de la
Communauté économique des Etats de l'Afrique
centrale (CEEAC), Antoine Louis Ntsimi, l'a
réaffirmé, estimant qu'il n'existe pour le
moment aucune garantie qui indique que cet
accord sera signé dans les délais. Ce qui serait
déplorable pour l'ensemble des ACP et de l'Union
européenne, a-t-il souligné. Ceci au regard des
nombreux avantages qui seront liés à cet
accord-cadre qui permettra au marché européen de
s'ouvrir. Le marché de la sous-région s'ouvrira
à son tour de manière progressive et
asymétrique, avec en toile de fond, l'exigence
de la prise en compte de l'aspect du
développement et l'accroissement e notre part de
marché.
BLOCAGES• Afin de lever
les blocages qui freinent encore l'évolution
desdites négociations, plusieurs initiatives ont
été prises, signale Antoine Louis Ntsimi.
Notamment, la tenue à Yaoundé (Cameroun), du 22
au 24 novembre 2006, d'un conseil des ministres
en charge des APE et des ministres ordonnateurs
nationaux du Fonds européens de Développement
(FED), assistés des négociateurs en chef que
sont la CEEAC, Cemac. Egalement, la réunion des
négociateurs en chef à Libreville du 8 au 12
janvier 2007 et celle des commissaires européens
chargés respectivement du commerce et du
développement, les 5 et 6 février 2007, à
Bruxelles.
A chacune de ces rencontres,
les différents partenaires se sont parlés autour
de la table. La ~partie européenne a accepte de
suivre la feuille de route, notamment par
l'identification des besoins des Etats membres
de la configuration en vue du renforcement des
capacités et la mise à niveau. Une étude sur les
coûts d'ajustement a été prévue, mais n'a pas
encore été lancée.
Il revient maintenant aux
Etats de la sous-région de mettre en place des
équipes de travail, a ra pelé Antoine Louis
Ntsimi.
Ce n'est que de cette façon
que l'Accord, qui jusqu'à l'heure actuelle ne
parait pas réalisable pourrait, peut-être, être
signé avant décembre 2007.