CHAMBRE DE COMMERCE/
INAUGURATION DU CENTRE DE RESSOURCES AGOA
Sous le
signe de l'appui aux exportateurs
Le président de la Chambre
consulaire de Libreville et les représentants du
Centre pour le commerce en Afrique de l'Ouest et
de l'ambassade des Etats-Unis ont officiellement
mis en fonction le CRA.
DEPUIS
hier, le Gabon s'est doté d'un Centre de
ressources AGOA. Il est situé à l'Hôtel
consulaire de Libreville. C'est Joachim
Boussamba-Mapaga, le président dé cette
institution qui, avec Abu Fall, le représentant
du Centre pour le commerce en Afrique de l'Ouest
et de Katherine Dhanani, représentant
l'ambassadeur des Etats-Unis, a procédé à la
mise en fonction officielle dudit centre.
Joachim Boussamba-Mapaga a
profité de cette occasion pour remercier les
imminentes personnalités de l'Etat gabonais, et
celles présentes, hier, à _ la Chamabre de
commerce, pour avoir permis la réalisation de
cette oeuvre.
Selon lui, ce Centre de
ressources "est un véritable instrument de
coopération économique entre les
Etats-Unis d'Amérique et 37 pays africains dont
le Gabon". D'après le président de la
Chambre consulaire de Libreville, il procède de
la loi américaine sur la croissance et les
possibilités économiques en Afrique, promulguée
par le président Bill Clinton et complétée par
le président Georges W. Bush.
Cet instrument, à en croire
Joachim Boussamba Ma aga, permet à des pays
d'Afrique subsaharienne d'exporter vers les
Etats-Unis d'Amérique, sans droits de douane ni
contingentement, des produits répondant aux
règles d'éligibilité et d'origine définie.
En effet, pour accéder à cet
ambitieux programme, le Gabon devait remplir
certaines conditions dont les plus importantes
sont son ouverture à l'économie de marché, le
respect des lois et du pluralisme politique, la
bonne gouvernance, le respect des droits de
l'homme et de ceux des travailleurs, l'équité de
l'appareil judiciaire, l'élimination des
arrières au commerce et à l'investissement
américain, et les efforts sur la lutte contre la
corruption.
Pour Joachim Boussamba Mapaga,
en dépit de la situation particulièrement
difficile qu'elle traverse, la Chambre de
commerce a tenu à honorer ses engagements, en
mettant à la disposition du projet un personnel
compétent et des fonds nécessaires pour
l'aménagement du site retenu et son équipement
en matériel informatique et une connexion à
Internet haut débit qui a nécessité l'expertise
des agents des sociétés Internet Gabon,
Gabon-Méca et Bureautique services.
Il a émis le souhait de voir
les utilisateurs du Centre de ressources AGOA
faire bon usage des outils sensibles qui y ont
été installés. Ce qui nécessite d'importants
moyens matériels et humains. Il a également
formulé le voeu que s'amorcent d'autres actions
entre les Etats-Unis d'Amérique et le Gabon,
engagé qu'il est dans la lutte contre la
pauvreté et dans la création des activités
génératrices de revenus durables.
Abu Fall, représentant du
Centre pour le commerce en Afrique de l'Ouest,
en parlant de cette structure a déclaré qu'elle
a pour but d'appuyer les exportateurs. Qu'elle
est un projet de développement du commerce base
à Accra (Ghana) et à Dakar (Sénégal). Si le
Centre stimule les exportations et aide les pays
et les entreprises à profiter de la loi
américaine sur la croissance et les opportunités
en Afrique (AGOA), il soutient aussi les efforts
pour rendre les systèmes commerciaux plus
efficaces. Il spécialise l'assistance technique
et la formation aux entreprises, il lie les
personnes aux sources d'information et coordonne
les projets avec les gouvernements régionaux
afin de faciliter le commerce.
Abu Fall s'est dit très
heureux d'accompagner la Chambre de commerce et
a émis le souhait de mettre tous les instruments
pour faire fructifier, à la longue, ce
partenariat naissant.
Katherine Dhanani, premier
conseiller à l'ambassade des USA a affirmé que
l'Acte sur la croissance et les opportunités en
Afrique a été conçu pour encourager le commerce
et l'investissement entre les Etats-Unis et les
pays éligibles en Afrique comme un moyen de
promouvoir la croissance économique et le
développement durable sur le continent.
Pour elle, l'AGOA reconnaît
l'importance du secteur privé africain et le
rôle qu'il pourrait jouer dans le développement
économique de la région. "La création d'un
Centre de ressources AGOA permettra de rendre
les informations actuelles sur la façon de tirer
profit de l'Acte sur la croissance et les
opportunités en Afrique de manière plus
accessibles aux exportateurs actuels et
éventuels dans la région d'Afrique de
l'Ouest". Elle a souhaité que les Etats-Unis
soient la destination pour beaucoup d'autres
produits gabonais, après le pétrole et
s'est félicité de ce que la Chambre de
commerce se soit déclaré partenaire de cette
entreprise. " Elle a la volonté et la capacité
de réussir, a-t-elle dit, avant d'encourager les
hommes d'affaires gabonais de tous les secteurs
à tirer le meilleur profit qu'offre ce Centre
pour l'essor individuel et national.
Se sont ensuivis l'échange de
protocoles entre le responsable du Centre pour
le commerce en Afrique de l'Ouest et le
président de la Chambre de commerce de
Libreville, le dévoilement de la plaque et la
session de formation.