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Le quotidien l'Union du 22 Février 2007

 

CHAMBRE DE COMMERCE/ INAUGURATION DU CENTRE DE RESSOURCES AGOA

Sous le signe de l'appui aux exportateurs

Le président de la Chambre consulaire de Libreville et les représentants du Centre pour le commerce en Afrique de l'Ouest et de l'ambassade des Etats-Unis ont officiellement mis en fonction le CRA.

DEPUIS hier, le Gabon s'est doté d'un Centre de ressources AGOA. Il est situé à l'Hôtel consulaire de Libreville. C'est Joachim Boussamba-Mapaga, le président dé cette institution qui, avec Abu Fall, le représentant du Centre pour le commerce en Afrique de l'Ouest et de Katherine Dhanani, représentant l'ambassadeur des Etats-Unis, a procédé à la mise en fonction officielle dudit centre.

Joachim Boussamba-Mapaga a profité de cette occasion pour remercier les imminentes personnalités de l'Etat gabonais, et celles présentes, hier, à _ la Chamabre de commerce, pour avoir permis la réalisation de cette oeuvre.

Selon lui, ce Centre de ressources "est un véritable instrument de coopération économique entre les Etats-Unis d'Amérique et 37 pays africains dont le Gabon". D'après le président de la Chambre consulaire de Libreville, il procède de la loi américaine sur la croissance et les possibilités économiques en Afrique, promulguée par le président Bill Clinton et complétée par le président Georges W. Bush.

Cet instrument, à en croire Joachim Boussamba Ma aga, permet à des pays d'Afrique subsaharienne d'exporter vers les Etats-Unis d'Amérique, sans droits de douane ni contingentement, des produits répondant aux règles d'éligibilité et d'origine définie.

En effet, pour accéder à cet ambitieux programme, le Gabon devait remplir certaines conditions dont les plus importantes sont son ouverture à l'économie de marché, le respect des lois et du pluralisme politique, la bonne gouvernance, le respect des droits de l'homme et de ceux des travailleurs, l'équité de l'appareil judiciaire, l'élimination des arrières au commerce et à l'investissement américain, et les efforts sur la lutte contre la corruption.

Pour Joachim Boussamba Mapaga, en dépit de la situation particulièrement difficile qu'elle traverse, la Chambre de commerce a tenu à honorer ses engagements, en mettant à la disposition du projet un personnel compétent et des fonds nécessaires pour l'aménagement du site retenu et son équipement en matériel informatique et une connexion à Internet haut débit qui a nécessité l'expertise des agents des sociétés Internet Gabon, Gabon-Méca et Bureautique services.

Il a émis le souhait de voir les utilisateurs du Centre de ressources AGOA faire bon usage des outils sensibles qui y ont été installés. Ce qui nécessite d'importants moyens matériels et humains. Il a également formulé le voeu que s'amorcent d'autres actions entre les Etats-Unis d'Amérique et le Gabon, engagé qu'il est dans la lutte contre la pauvreté et dans la création des activités génératrices de revenus durables.

Abu Fall, représentant du Centre pour le commerce en Afrique de l'Ouest, en parlant de cette structure a déclaré qu'elle a pour but d'appuyer les exportateurs. Qu'elle est un projet de développement du commerce base à Accra (Ghana) et à Dakar (Sénégal). Si le Centre stimule les exportations et aide les pays et les entreprises à profiter de la loi américaine sur la croissance et les opportunités en Afrique (AGOA), il soutient aussi les efforts pour rendre les systèmes commerciaux plus efficaces. Il spécialise l'assistance technique et la formation aux entreprises, il lie les personnes aux sources d'information et coordonne les projets avec les gouvernements régionaux afin de faciliter le commerce.

Abu Fall s'est dit très heureux d'accompagner la Chambre de commerce et a émis le souhait de mettre tous les instruments pour faire fructifier, à la longue, ce partenariat naissant.

Katherine Dhanani, premier conseiller à l'ambassade des USA a affirmé que l'Acte sur la croissance et les opportunités en Afrique a été conçu pour encourager le commerce et l'investissement entre les Etats-Unis et les pays éligibles en Afrique comme un moyen de promouvoir la croissance économique et le développement durable sur le continent.

Pour elle, l'AGOA reconnaît l'importance du secteur privé africain et le rôle qu'il pourrait jouer dans le développement économique de la région. "La création d'un Centre de ressources AGOA permettra de rendre les informations actuelles sur la façon de tirer profit de l'Acte sur la croissance et les opportunités en Afrique de manière plus accessibles aux exportateurs actuels et éventuels dans la région d'Afrique de l'Ouest". Elle a souhaité que les Etats-Unis soient la destination pour beaucoup d'autres produits gabonais, après letrole et s'est félicité de ce que la Chambre de commerce se soit déclaré partenaire de cette entreprise. " Elle a la volonté et la capacité de réussir, a-t-elle dit, avant d'encourager les hommes d'affaires gabonais de tous les secteurs à tirer le meilleur profit qu'offre ce Centre pour l'essor individuel et national.

Se sont ensuivis l'échange de protocoles entre le responsable du Centre pour le commerce en Afrique de l'Ouest et le président de la Chambre de commerce de Libreville, le dévoilement de la plaque et la session de formation.

Source : Journal L'Union Plus du 22 Février 2007

 



   

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